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LES CHASSES AUX CHIENS D'ARRET

 



 



LES CHASSES AUX CHIENS D'ARRETS
 

La bécasse

 

  • Le chasseur bécassier

Le terme de «bécassier» désigne l'homme des bois passionné exclusivement par la poursuite de l'oiseau roux. Il chasse le plus souvent seul avec son chien sans jamais se lasser de traquer le bois, pendant plusieurs heures, insensible aux griffures des ronces déchirant son pantalon, aux gaulis qui cinglent son visage lorsqu'il traverse d'épais taillis. Très physique et ardue, cette chasse demande beaucoup de constance, d'endurance et de courage pour débusquer scolopax, car les sorties à vide ne sont pas rares. La réussite dépendra surtout de l'alliance et de la complicité parfaite entre le maître et le chien. Sans chien, il serait tout à fait illusoire, à moins d'un coup de chance incroyable, de vouloir lever une bécasse. Cet oiseau, gibier mythique, sans doute un des derniers gibiers sauvages en France chassable au chien d'arrêt, suscite beaucoup de convoitises, que ce soit par passion ou par snobisme, il est recherché dès les premiers jours de novembre de façon assidue par les uns ou ponctuelle par les autres.
Certains puristes, soucieux avant tout d'éthique, ne tireront l'oiseau que si leur chien l'a parfaitement bloqué, en aucun cas s'il démarre sous leurs pieds. Certains autres, par esprit de compétition chercheront à faire un score supérieur à celui de la saison antérieure, d'autres plus par snobisme que par intérêt, s'évertueront à tuer le ou les oiseaux qui leur permettront de maintenir leur réputation bécassière afin de mieux s'afficher au niveau de leurs relations.

  • Le chien bécassier

Plusieurs saisons de chasse sont souvent nécessaires pour faire un chien bécassier, ainsi que de nombreuses mises en présence.
Un chien ne devient pas bécassier en levant seulement 5 ou 6 bécasses par an. Il faut au moins 3 ans avant d'avoir un bon sujet. Le chasseur devra créancer son auxiliaire en priorité sur la bécasse pour qu'il s'imprègne bien du sentiment de ce gibier. 2 ou 3 sorties hebdomadaires sont un minimum si l'on veut avoir un chien expérimenté apte à déjouer les ruses de la mordorée. Certains passionnés invétérés ne jurant que par la bécasse détournent volontairement leur chien de la caille ou du perdreau en l'orientant exclusivement vers la bécasse. Sans aller jusqu'à cet excès, je pense qu'on peut très bien faire démarrer son chien sur les cailles sauvages en lui apprenant à bien maîtriser son arrêt et à ne pas poursuivre le gibier, avant d'attaquer le bois en automne. La caille n'a pas son pareil pour tromper les chiens et peut se montrer tout aussi rusé que la bécasse, notamment lorsqu'elle piète et refuse de se lever, ou qu'elle retient son sentiment. Pour échapper au chien et au chasseur, la bécasse piète souvent des centaines de mètres devant eux, il faudra donc perfectionner la fermeté de l'arrêt et obtenir le coulé à l'ordre. La patience du chien contribue beaucoup à la qualité de son arrêt, et reflète la confiance qu'il peut avoir dans son maître. Le chasseur va parfois mettre beaucoup de temps à repérer son chien à l'arrêt à travers la végétation, il est donc impératif que le chien ne craque pas en bourrant le gibier, et sache attendre le chasseur.
Tout comme son maître, le «chien bécassier» devra être passionné sans jamais craindre d'affronter la pluie, le brouillard, la tempête, les sous-bois humides et les buissons épineux, qui constituent l'ambiance incontournable de cette chasse.
Il lui faudra donc beaucoup de courage pour aller explorer les ronciers, les ajoncs ou l'aubépine. Si l'on devait tracer le portrait du chien bécassier idéal, on pourrait le définir ainsi intelligent, dévoué et fidèle, passionné, doté d'un nez très fin et sensible, la quête est dense, active, méthodique et soutenue, il ne craint pas les ronces, il arrête ferme et patronne, rapporte et obéit à la perfection. Ce chien idéal existe bien sûr, surtout dans notre imagination, mais sachons tout d'abord nous contenter d'un compagnon passionné de chasse, pour le reste avec de la persévérance, du doigté dans le dressage et beaucoup d'amour, tout est perfectible. Il n'y a pas de recettes miracles, mais le bon chasseur bécassier fera certainement le bon chien bécassier. C'est en amenant régulièrement le chien au bois et en tentant de le mettre le plus souvent possible en présence de la bécasse que le chasseur va motiver son chien et tisser cette fibre bécassière commune indissociable de la réussite.
Un autre détail important concerne la robe du chien : dans le sous bois dense, un chien à la robe claire sera plus aisé à repérer qu'un chien au pelage sombre. Ces quelques précieuses secondes gagnées pour rejoindre son auxiliaire à l'arrêt, petite tâche blanche à peine entrevue à travers les buissons d'épines, vont vous permettre de mieux vous placer pour le tir, en arrivant plus vite sur l'oiseau, vous aurez peut-être la chance de le tirer avant qu'il ne s'esquive furtivement.

  • L’équipement

Le grelot

A moins de posséder un chien quêtant sous le fusil, cet accessoire est indispensable pour suivre la quête de votre compagnon hors de vue la plupart du temps dans le gaulis ou la fougère. Le tintement  de la clochette indiquera la direction prise par le chien. Si le chien trotte normalement, la cadence du tintement sera régulière, mais de long silence entrecoupés de tintements brefs alerteront le chasseur sur l’éventualité d’un arrêt. Choisissez plutôt les campanes ouvertes, répliques miniatures de celles des pendues au cou des vaches. Les grelots ronds et fermés risquent à tout moment de se boucher et de ne plus émettre aucun son car des débris végétaux s’insèrent parfois dans la fente taillée dans leur corps en laiton, en bloquant ainsi le battant. On peut entourer la clochette de ruban adhésif afin d’en adoucir le timbre.
 

Le sonnaillon électronique ou bip

Il s’agit d’un émetteur sonore et électrique pouvant produire un son particulier pendant le galop du chien (« bip – bip ») et en produire un autre différent, lorsque, lorsque le chien arrête (« biiiiiiiiiiip »). Certains modèles ne sonnent que lorsque le chien est immobile et requièrent l’utilisation de la clochette pour suivre les déplacements de ce dernier. Un bon sonnaillon électronique doit pouvoir être perçu jusqu’à une distance de 300 mètres environ, en milieu ouvert. Il doit aussi pouvoir se régler en fréquence en fonction de l’oreille de l’utilisateur. Décrié par certains qui pensent qu’il permet de tuer plus d’oiseaux, le sonnaillon électrique  a d’abord pour vocation de garder un contact permanent avec son chien et de le servir dans les meilleurs conditions. De plus cet outil peut s’avérer indispensable par ceux qui ont des pertes auditives consécutives à l’age. Certaines fédérations départementales, interdisent l’usage du bip.
 

Quelle arme choisir ?

Léger, court, les canons peu chokés, le fusil bécassier est conçu pour tirer très vite et à courte distance un oiseau à l’essor rapide parfois à peine entrevu, et qui disparaît aussitôt , happé par la végétation. Cette arme pourra aussi servir à tirer d’autres gibiers comme le lapin, le faisan ou la caille au chien d’arrêt, mais aussi le gros gibier comme le sanglier ou le chevreuil à condition que l’on ait su choisir une arme réglée pour le tir à balles. A chacun sa combinaison en ce qui concerne le choix des rétreints des chokes : lisse/demi-choke ; ¼ ; ¾ ; rayé/lisse.
Le canon rayé assure une dispersion optimale, mais le tir ne doit pas excéder 20 mètres car on risque ensuite de blesser le gibier. Parmi les fusils les plus réputés, citons : Chapuis, Vouzeland, Gaucher, Bretton ? Verney-Carron, Beretta ……
Le poids de ces fusils se situe aux alentours de 2.5 kg et excède rarement 2.8 kg.
 

Les munitions

Dans la plupart des cas, on utilisera des cartouches de calibre 12 à petits plombs. Les cartouches à bourre grasse chargées de 32gr. De plombs N° 10, 9, 8 ou 7½ conviennent parfaitement pour tirer la mordorée. Certains encartoucheurs proposent même des chargements « spécial bécasse » en 38gr. De plomb N° 9. D’autres préconisent des cartouches chargées à 36gr. De petits plombs et à bourre à jupe pour obtenir les meilleurs résultats avec les canons rayés. Pour le bécassier occasionnel qui ne peut pas investir dans un fusil spécialisé, son bon vieux calibre 12 chargé avec des cartouches dispersantes fera très bien l’affaire.
 

Les vêtements

La chasse à la bécasse est une chasse où l'on marche beaucoup, dans un environnement hostile parfois, fait de branchages entremêlés, de ronces ou de buissons épineux. Soumis à rude épreuve, les vêtements, devront être imperméables et résistants. Les vestes et les cuissards en coton huilé sont recommandés, mais favorisent la transpiration si vous marchez beaucoup. Une veste doublée en Gore tex avec une toile résistante sera plus adaptée mais plus chère.
 

Les chaussures

Si vous chassez en montagne, une bonne paire de chaussures de marche en cuir, assortie d'une paire de guêtres préservera vos chevilles dans les travers abrupts et rocailleux. Par contre, si vous opérez en terrain spongieux traversé par de multiples ruisseaux, l'incontournable paire de bottes en caoutchouc préservera vos pieds de l'humidité, optez plutôt pour des bottes à prix modéré, car même des bottes haut de gamme finiront mal la saison à force d'être lacérées par les ronces.
 

  • Où trouver la bécasse ?


Les premières bécasses migratrices nous arrivent dès le mois de novembre, leur axe migrateur est orienté nord-ouest vers le sud ouest. Elles arrivent de l'Europe du Nord au nord est vers novembre, décembre et entament leur retour en février/mars en provenance du sud-ouest. En début de saison, le chasseur astucieux veillera à orienter sa chasse sur les versants de son territoire orientés au nord-est, alors qu'en fin de saison il explorera plutôt la partie sud-ouest de ces  mêmes territoires.
Les vers de terre représentent les 3/4 du régime alimentaire de la mordorée ; les parcelles boisées humides, riches en humus, et à l'abri du vent, les bois bordant les prairies fréquentées par le bétail constitueront des remises probables pour scolopax qui ne manquera pas de se restaurer dans ces milieux riches en invertébrés.
Pendant le passage, en novembre et décembre, la recherche s'effectuera dans les milieux plus ou moins ouverts mélangeant végétation et sous végétation basse ; bouleaux, trembles, aulnes, hêtres, châtaigniers, jeunes sapins, régénération de feuillus, fougères, taillis, ronciers, buissons d'épines noires etc...
Vers la mi-décembre, la bécasse  va se cantonner et n'occupera pas les mêmes tènements : elle recherchera plutôt les grands bois, les taillis sous futaie, les grandes sapinières parsemées par endroits de petites clairières où poussent mélangés fougères et feuillus. Dans ces endroits secrets, elle trouvera le calme et la sécurité, nécessaires à sa survie.

Au cours de leur migration, les bécasses voyagent essentiellement de nuit, ces vols nocturnes peuvent parfois atteindre des centaines de kilomètres, le brouillard, la tempête, la neige, de fortes pluies peuvent alors obliger les oiseaux à se poser un peu n'importe où, c'est ainsi que certains chasseurs ont pu lever des bécasses dans des cultures, au milieu d'un pré, certaines ont même pu être observées en ville sur des pelouses ; ces comportements demeurent bien sûr exceptionnels et sont toujours le fait de conditions météorologiques extrêmes.

Les endroits peu propices : les sols encombrés de lierre rampant, de hautes herbes ou de bruyères sont à éviter car ils entravent la circulation de la bécasse qui ne s'y sent pas à l'aise.

En cas de gel : lorsqu'un gel prononcé durcit le sol, il sera bon de longer les bordures de ruisseaux où le sol sera moins gelé et où la nourriture sera plus accessible aux mordorées. Les massifs de buis, de houx, les grandes sapinières également maintiendront le sol à une température plus douce pendant la nuit sous leurs épaisses frondaisons et serviront de remises aux longs-becs.

Source : http://www.syndicatdelachasse.com
 


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