La laie Biscotte poursuit son étonnant périple jusqu’aux environs d’Aurillac. De leur côté, les cerfs Sven et Pierrounet font leur retour en Aveyron pour le brame 2026.
- Les nouvelles des animaux suivis par GPS par les chasseurs Aveyronnais réservent de belles surprises. - La laie Biscotte a quitté son territoire habituel pour rejoindre le Cantal. - Elle a parcouru plus de 30 km à vol d’oiseau en moins de trois semaines. - Chez les grands cervidés, Sven et Pierrounet sont également de retour en Aveyron. - Tous deux retrouvent leurs places de brame après avoir séjourné en Lozère.
La laie Biscotte poursuit son périple jusqu’aux environs d’Aurillac
- Mais quelle mouche a piqué Biscotte ? - Cette laie suivie par les chasseurs aveyronnais vient de réaliser un déplacement particulièrement étonnant. - Le 20 septembre, les chasseurs de Saint-Hippolyte ont chassé non loin d’elle. - Il est possible que des chiens l’aient titillée. - Toutefois, selon les piqueurs, rien ne permet de l’affirmer. - Toujours est-il que, dès le lendemain de cette battue, le 21 septembre, Biscotte a pris la direction du Cantal. - Pour le moment, les observateurs ignorent si elle est toujours accompagnée de ses marcassins. - Une chose est certaine : ils n’ont pas été tués lors de la battue du 20 septembre. - Après son départ, le collier GPS a cessé d’émettre pendant plusieurs jours. - Cette interruption explique la longue diagonale visible sur la cartographie. - Une fois dans le Cantal, Biscotte semble avoir remonté le ruisseau du Lac. - Elle est ensuite passée sous Ladinhac, avant de poursuivre son chemin jusqu’à Lafeuillade-en-Vézie. - Là, la laie a changé de vallée pour rejoindre celle du Goul, au niveau de Trémouline. - Elle y est restée quelques jours. - Puis, une nouvelle interruption du signal GPS a compliqué le suivi. - Pendant plus de cinq jours, le collier n’a plus transmis de position. - Une nouvelle ligne droite est donc apparue sur la carte. - Finalement, les observateurs ont retrouvé sa trace à Sansac-de-Marmiesse, entre Aurillac et Saint-Mamet-la-Salvetat. - Biscotte se trouve désormais au sud-ouest d’Aurillac. - Au total, elle a parcouru plus de 30 km à vol d’oiseau en moins de trois semaines. - Qui aurait imaginé retrouver cette laie aussi loin de son territoire habituel ?
Les déplacements de Biscotte dépassent les estimations
- Les données recueillies grâce aux colliers GPS permettent de mieux comprendre les habitudes des sangliers. - Les animaux équipés passent entre 50 et 60 % de leur temps au repos. - En temps normal, leurs déplacements restent plutôt limités. - En revanche, ils deviennent généralement plus mobiles pendant la période de chasse, puisqu’ils sont plus souvent en mouvement. - Dans le cas de Biscotte, le déplacement dépasse largement les estimations des observateurs. - Il est possible qu’elle ait joué de malchance après son arrivée dans le Cantal. - Si elle a rencontré plusieurs battues successives, celles-ci ont pu la pousser à fuir toujours plus loin. - Cette explication reste toutefois une hypothèse. - Plus de 30 km parcourus en moins de trois semaines : la laie réserve encore bien des surprises. - Reste désormais à savoir où elle s’arrêtera et si ses marcassins sont toujours à ses côtés. - La suite au prochain épisode !
Sven réapparaît en Aveyron après trois ans sans nouvelles
- Chez les grands cervidés, les nouvelles sont tout aussi intéressantes. - Sven, le premier cerf équipé d’un collier GPS dans le cadre de ce suivi, est de retour en Aveyron pour le brame 2026. - Depuis 2023, les observateurs n’avaient plus de nouvelles de lui. - Grâce à Sven, les chasseurs avaient pu cartographier pour la première fois les déplacements d’un cerf entre la Lozère et l’Aveyron. - Comme Pierrounet, il venait chaque année passer le brame en Aveyron. - Son comportement était particulièrement régulier. - Au tout début du brame, il quittait la Lozère pour rejoindre ses places de brame. Une fois le brame et le petit brame terminés, il repartait vers son secteur d’origine, à Saint-Germain-du-Teil, en Lozère. - Sven parcourait ainsi près de 40 km pour retrouver ses places de brame. - Bien sûr, les cerfs ne tiennent pas compte des limites administratives. - Mais son suivi a permis de mettre en évidence ces déplacements pendulaires liés à la reproduction. - Il a aussi révélé leur connaissance et leur mémoire du territoire. - Après plusieurs années sans observation, Sven réapparaît donc en Aveyron. - Et il semble toujours aussi beau ! - Lors de sa dernière observation, il portait dix cors. - Il arbore désormais douze cors irréguliers, avec une belle longueur de bois - Une nouvelle observation qui permet de retrouver la trace de ce cerf emblématique.
- L’histoire de Pierrounet connaît également un nouvel épisode ( voir son histoireà ce lien ). - Quelques semaines auparavant, le cerf avait été photographié en Lozère. - Il était passé devant un piège photo judicieusement installé par un chasseur lozérien. - Cette observation avait particulièrement réjoui les observateurs, qui n’avaient plus de nouvelles de lui depuis plusieurs mois. - En mars 2025, son collier GPS s’était détaché comme prévu. - Le dispositif avait été programmé pour se libérer après la période de suivi. - Les chasseurs avaient alors évoqué la possibilité de voir Pierrounet revenir une nouvelle fois en Aveyron. - C’est désormais chose faite. - Le cerf a quitté la Lozère pour retrouver ses terres de brame en Aveyron. - Comme Sven, il effectue une migration pendulaire entre ses secteurs de vie. - Chaque année, il parcourt près de 30 km à vol d’oiseau pour rejoindre ses places de brame. Il retourne ensuite dans son territoire d’origine, une fois le brame et le petit brame terminés. - La mobilité des cerfs mâles est bien connue. - En revanche, leur fidélité aux places de brame et à leur territoire de refait reste beaucoup moins documentée. - Ces observations apportent donc des informations précieuses sur leurs habitudes. - Elles permettent même d’imaginer une occupation du territoire suivie mois après mois, avec une précision remarquable.
Le suivi des animaux réserve encore des surprises
- La laie Biscotte, les cerfs Sven et Pierrounet, illustrent trois histoires différentes. - La première s’éloigne de son territoire habituel et poursuit sa route dans le Cantal. - Les deux cerfs, eux, retrouvent leurs secteurs de brame en Aveyron après des séjours en Lozère. - Le suivi GPS et les pièges photo permettent de mieux comprendre ces déplacements. Ils révèlent aussi des comportements parfois difficiles à anticiper. Pour Biscotte, une question demeure : jusqu’où ira-t-elle ? Pour Sven et Pierrounet, le retour en Aveyron confirme une fidélité remarquable à leurs places de brame.
Il arrive que la justice administrative donne le sentiment de parler deux langues à la fois. Le 12 octobre, la juge des référés du tribunal administratif de Grenoblesuspendait la chasse du lièvre variable, du tétras-lyre et de la perdrix bartavelle en Haute-Savoie, et quelques jours plus tard le même tribunal rejetait la demande de suspension déposée par la LPO Auvergne-Rhône-Alpes contre l’arrêté fixant les dates de chasse 2026-2027 dans la Drôme. Le tribunal est le même, les espèces sont les mêmes et le massif alpin aussi, mais les issues sont opposées, ce qui laisse les chasseurs de montagne face à une jurisprudence de plus en plus difficile à suivre.
Une victoire nette pour la fédération drômoise
- Dans la Drôme, le dossier s’est dénoué en deux temps. - Pour le tétras-lyre, l’association s’est désistée de sa demande avant que le juge ne se prononce, ce qui revient à renoncer à contester un prélèvement pourtant au cœur de la campagne militante contre la chasse des galliformes. - Pour le lièvre variable, le juge a considéré qu’aucun des arguments avancés n’était de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté préfectoral, et cette formule pèse lourd, car c’est précisément ce doute sérieux qui avait fait tomber les arrêtés haut-savoyards. - La Fédération départementale des chasseurs de la Drômey voit la confirmation d’un travail mené avec les services de l’État et ses partenaires scientifiques, fondé sur des observations de terrain, une collecte régulière de données et une évaluation suivie de l’état de conservation des espèces.
Des quotas minuscules, une gestion transparente
- L’explication tient sans doute en grande partie aux chiffres. - Pour toute la saison et pour l’ensemble du département, le prélèvement drômois est limité à deux coqs de tétras-lyre et à cinq lièvres variables, des volumes si modestes qu’il devient difficile de soutenir qu’ils menacent la conservation des populations. - En Haute-Savoie, à l’inverse, les 68 plans de chasse individuels attribués pour le tétras-lyre portaient sur 212oiseaux, et c’est surtout la procédure qui a été sanctionnée, puisque la consultation du public organisée au printemps ne mentionnait pas le lièvre variable et que l’arrêté sur la bartavelle n’avait fait l’objet d’aucune consultation. - Le même constat vaut ailleurs, car l’Aude a vu son quota de 37 perdrix grises maintenu tandis que l’Ariège, avec un plafond de 670 oiseaux jugé trop élevé au regard des comptages, a été suspendue. - Les juges n’ont donc pas condamné le principe de la chasse de ces espèces, mais la manière dont certains prélèvements ont été fixés, justifiés et soumis au public.
Une lisibilité qui se perd, sommet après sommet
- Il reste que le chasseur de montagne a de quoi être déconcerté. - En une seule semaine d’octobre, cinq ordonnances ont été rendues dans cinq départements, trois suspensions et deux rejets, auxquels s’ajoute désormais la décision drômoise, et chaque juge statue sur le dossier qui lui est soumis sans qu’une ligne générale se dégage clairement. - Ce morcellement fait peser sur les fédérations une exigence croissante, car chaque acte doit être documenté, chaque écart entre séries de comptages expliqué et chaque consultation conduite avec un soin irréprochable, faute de quoi une saison de quelques semaines peut disparaître sur une simple ordonnance de référé. - L’exemple drômois montre pourtant que cette exigence peut être satisfaite, et qu’une gestion appuyée sur la science et sur des prélèvements mesurés reste défendable devant un juge. - L’avenir de la chasse du petit gibier de montagne dépendra sans doute de la capacité des autres départements à s’inspirer de cette rigueur, mais aussi d’une clarification dont le monde cynégétique a besoin pour ne pas avoir à vérifier, avant chaque sortie, si l’arrêté de la veille est encore en vigueur.
Deux chasseurs d’une soixantaine d’années ont dû être héliportés ce mardi à Amont-et-Effreney, après un double accident survenu en pleine action de chasse. Une sortie qui a mal tourné pour deux chasseurs qui se souviendront de cette journée mouvementée.
La journée de chasse a tourné court en quelques minutes.
- Les faits se sont produits ce mardi 27 octobre, peu après midi, sur la commune d’Amont-et-Effreney, en Haute-Saône, comme le rapporte l’Est Républicain. - Un chasseur d’une soixantaine d’années s’est retrouvé sur le passage d’un sanglier qui l’a percuté violemment. - La charge du suidé n’a pas été sans conséquence car le chasseur s’est retrouvé avec une sérieuse blessure au mollet. - Au même moment, un de ses compagnons de chasse, sexagénaire lui aussi, a fait une mauvaise chute. - Incapable de se déplacer, il présentait des signes qui ont manifestement fait craindre aux secours une fracture du col du fémur.
Les secours ont sorti les grands moyens pour évacuer les deux blessés.
- Neuf sapeurs-pompiers des centres de Faucogney-et-la-Mer et de Luxeuil-les-Bains ont été dépêchés sur place pour prendre en charge les deux hommes. - Au vu de leur état et des difficultés rencontrées pour les évacuer par la route, les secours ont employé les grands moyens et l’hélicoptère de la Sécurité civile Dragon 25 a été mobilisé pour les transporter jusqu’au centre hospitalier de Vesoul, l’un après l’autre. - Chasser le grand gibier n’est jamais sans risques et encore une fois, ces incidents le démontrent. - Le principal reste que les deux chasseurs s’en sortiront et on leur souhaite un prompt et total rétablissement !