Alors que Peta veut élever un mémorial pour des animaux morts dans un incendie, l’association oublie un peu vite qu’à Mirmande, 100 brebis d’un élevage ont péri aussi dans un incendie alors qu’elles étaient regroupées pour se protéger du loup.
- C’est la dernière de Peta. Association bien connue pour ses délires extrémistes. - Elle demande au maire de Froidmont-Cohartille (Aisne) l’autorisation d’installer une plaque commémorative après l’incendie d’une exploitation agricole ayant causé la mort de plusieurs animaux. - Idem pour l’incendie de Mirmande … - Pour Mimi Bekhechi, vice-présidentede PETA pour l’Europe : « Ces êtres que l’on sait sensibles et intelligents sont morts dans la terreur, tout ça parce qu’ils sont élevés et exploités pour la consommation ». - Pour le drame de Mirmande, PETA argue que « Si tout le monde était végan, cela ne serait pas arrivé ». - Mais bien sur ... et les loups qui attaquaient le troupeau ils étaient végans eux aussi ?
- Le drame survenu à Mirmande a bouleversé le monde agricole. - Début avril une centaine de brebis meurt dans l’incendie d’un bâtiment. - Y étant regroupées face au risque loup. - Au-delà du fait divers, cette tragédie met en lumière les conséquences indirectes de la pression de la prédation sur les élevages.
Cent brebis piégées dans les flammes
- Dans le quartier des Granges, à Mirmande, un incendie s’est déclaré en pleine nuit dans un bâtiment agricole. - À l’intérieur, près de 100 brebis ont péri, asphyxiées ou brûlées malgré l’intervention rapide des secours. - Nécessitant 19 sapeurs-pompiers pour contenir le sinistre et éviter sa propagation. - Très vite, l’émotion a gagné la commune et bien au-delà. - Car ces animaux n’étaient pas là par hasard. Selon les témoignages relayés localement, le troupeau avait été regroupé dans cet espace fermé pour limiter les risques d’attaques nocturnes attribuées au loup. - En cherchant à protéger ses bêtes, l’éleveur s’est retrouvé frappé par un autre drame.
Le poids quotidien de la menace loup sur les élevage de brebis et autres animaux
- Dans de nombreuses zones rurales, les éleveurs modifient désormais leurs pratiques. - Ils rentrent les troupeaux la nuit, renforcent les clôtures, installent des parcs mobiles ou augmentent la surveillance. - Ces mesures demandent du temps, de l’argent et une présence constante. - L’affaire de Mirmande illustre brutalement cette réalité : protéger un troupeau n’efface pas tous les risques. - Enfermés dans un espace clos, les animaux peuvent paniquer lors d’un incident, se masser aux sorties ou devenir plus vulnérables en cas d’incendie. - Pour de nombreux éleveurs, la prédation ne se limite donc pas aux attaques directes : elle entraîne aussi des contraintes nouvelles, parfois lourdes de conséquences.
Une vive émotion dans le monde rural
- Après le sinistre, un élan de solidarité s’est organisé autour de l’éleveur. - Voisins, agriculteurs et habitants se sont mobilisés pour apporter soutien moral et aide matérielle. - Le choc reste immense pour la profession. - Ce drame relance surtout une question sensible : comment protéger efficacement les troupeaux sans créer d’autres dangers ? Entre défense du pastoralisme, présence du loup et sécurité des animaux, le débat reste entier. À Mirmande, il a désormais le visage d’une centaine de brebis disparues.
Par Isabelle Leca Pour lechasseurfrancais.comhttps://www.lechasseurfrancais.com/auteur/ileca
Caccia d’Oru 2026 à Corte ce weekend : le salon de la chasse corse change de dimension
Du 17 au 19 avril 2026, le salon de la chasse Caccia d’Oru s’installe pour la première fois à Corte, au cœur de la Corse. Après trois éditions réussies à L’Île-Rousse, cet événement majeur franchit un cap stratégique en se rapprochant géographiquement de l’ensemble des chasseurs insulaires. Plus accessible, plus vaste et plus ambitieux, ce rendez-vous confirme son statut d’incontournable pour tous les passionnés de chasse, de nature et de traditions. Avec près de 50 exposants attendus et plusieurs milliers de visiteurs, Caccia d’Oru s’impose désormais comme une vitrine de référence pour les acteurs du secteur en Corse, mêlant innovations, savoir-faire et convivialité.
Un salon ancré au cœur du territoire corse
- Le choix de Corte n’est pas anodin. - Située au centre de l’île, la ville permet de rassembler un public venu de toutes les microrégions. - Cette nouvelle implantation marque une volonté claire de démocratiser l’accès au salon et accompagner sa montée en puissance. - En quelques années seulement, Caccia d’Oru est devenu bien plus qu’un simple salon. - Il incarne une pratique profondément enracinée dans la culture corse, où la chasse se transmet de génération en génération. - Avec environ 18 000 chasseurs sur l’île, l’événement répond à une véritable attente locale. - Au-delà de la chasse, le salon valorise aussi un art de vivre, la connaissance du territoire, le respect de la faune et le lien social fort entre pratiquants. - Cette dimension culturelle explique en grande partie son succès croissant.
Des exposants de référence entre tradition et innovation
- L’un des points forts de cette édition 2026 réside dans la diversité de ses exposants. - Professionnels locaux, marques nationales et acteurs internationaux se côtoient pour proposer une offre complète. - Parmi les exposants confirmés ou identifiés, Rivolier, acteur majeur de la distribution d’équipements de chasse, HIKMICRO, spécialiste des solutions thermiques et optiques, Swarovski Optik, référence haut de gamme en optique de précision, l’École d’armurerie de Liège, symbole du savoir-faire européen, le Parc naturel régional de Corse, engagé sur les enjeux environnementaux, des voyagistes spécialisés comme Bianchi Safari, proposant des séjours de chasse à l’international - À leurs côtés, de nombreux exposants proposent des armes (fusils, carabines), optiques et équipements thermiques, vêtements techniques, accessoires pour chiens, véhicules tout-terrain (quads, 4×4)… - Cette diversité illustre parfaitement l’évolution du secteur, où tradition et innovation technologique cohabitent désormais pleinement.
Une expérience immersive entre démonstrations et convivialité
- Caccia d’Oru ne se limite pas à une exposition statique. - Le salon propose une véritable immersion dans l’univers de la chasse, avec au programme des démonstrations de chiens d’arrêt, des recherches de gibier blessé, des initiations au tir et ball-trap laser, du tir à l’arc et animations pour les jeunes - L’événement met également à l’honneur la gastronomie locale, avec des démonstrations culinaires et des produits du terroir, renforçant son ancrage dans la culture corse. - Un concert et des espaces de restauration viennent compléter cette ambiance conviviale, faisant du salon un lieu de rencontre autant qu’un espace de découverte. - Avec son implantation à Corte, Caccia d’Oru franchit une nouvelle étape et confirme son ambition de devenir le grand rendez-vous de la chasse en Corse. - À la croisée des traditions et des innovations, le salon s’impose comme un événement structurant pour toute une filière, mais aussi comme un moment de partage autour d’une passion profondément enracinée dans l’île de beauté.
Des élèves de seconde de la Maison Familiale de Saint-Sernin-sur-Rance dans l’Aveyron ont implanté une culture faunistique de 2 500 m² aux côtés des techniciens de la Fédération de chasse. Une initiative portée par le programme «Trame verte», visiblement bien loin de l’image qu’on colle parfois aux chasseurs.
Les lycéens ont mis les mains dans la terre de A à Z.
- C’est dans le cadre du programme «Trame verte» que la Fédération de chasse a mobilisé des élèves de seconde de la Maison Familiale de Saint-Sernin-sur-Rance. - L’objectif est d’implanter une culture faunistique sur 2 500 m², du début à la fin, avec les jeunes comme acteurs principaux. - Travail du sol, enlèvement des pierres et semis à la volée, les élèves ont assuré l’ensemble du chantier. - Les graines semées forment un mélange d’une dizaine d’espèces, choisies pour leurs floraisons décalées et leur capacité à produire nectar, pollen et graines tout au long de la saison. - Avant de passer au pratique, les techniciens de la Fédération avaient présenté le programme en salle et listé les espèces animales susceptibles de bénéficier de ces aménagements. - On ne leur a pas simplement tendu une pelle.
La Fédération porte un programme bien plus large sur le territoire.
- La culture faunistique n’est qu’un volet parmi d’autres. - Dans le cadre de ce projet « Trame verte »,la Fédération conduit également des plantations de haies et des créations de vergers, autant d’éléments qui participent à reconstruire des corridors écologiques concrets. - Le programme est cofinancé par le Fonds Européen de Développement Régional, la Région Occitanie et l’Agence de l’Eau Adour Garonne. - Des chasseurs qui financent, forment et mobilisent des lycéens pour la biodiversité. - Forcément, ça ne fera pas les gros titres.