La Roumanie double ses prélèvements d’ours pour prévenir les attaques

- La Roumanie augmente fortement les prélèvements d’ours bruns.
- La nouvelle loi prévoit 859 animaux au titre de la prévention et 110 au titre de l’intervention.
- Au total, 969 ours pourront donc être prélevés en 2026 et 2027.
- Cette décision intervient alors que le pays estime sa population entre 10 657 et 12 787 animaux.
969 ours pourront être prélevés
- La Roumanie vient de franchir une nouvelle étape dans la gestion de sa population d’ours.
- La nouvelle loi porte le plafond annuel de prélèvement de 481 à 969 animaux.
- Elle distingue toutefois deux niveaux.
- Le premier concerne la prévention, avec 859 ours.
- Le second concerne l’intervention, avec 110 animaux.
- Le dispositif s’applique en 2026 et 2027.
- Il ne s’agit donc pas de 969 ours qui seront automatiquement prélevés.
- Le président de la commission de l’Environnement du Sénat roumain, Varga Glad, l’a rappelé le 8 octobre : « Cela ne signifie pas que 969 ours seront automatiquement abattus ! Les deux quotas établissent un plafond maximal, et les prélèvements doivent respecter les conditions prévues par la loi. ».
- La distinction est importante.
- Les 859 ours correspondent à un niveau de prévention réparti entre les départements et les territoires de chasse.
- Les 110 interventions concernent les situations dans lesquelles les ours représentent un danger pour les personnes ou leurs biens.
Une population estimée à plus de 10 000 ours
- Cette décision intervient après un important travail scientifique sur la population d’ours bruns.
- L’étude génétique menée en Roumanie estime désormais les effectifs entre 10 657 et 12 787 animaux.
- Elle fournit ainsi une base scientifique plus précise pour la gestion de l’espèce.
- Ces données actualisent celles que nous avions présentées dans notre précédent article.
- L’estimation préliminaire situait alors la population entre 10 419 et 12 770 ours.
- Le doublement du quota avait été défendu dès mars par Tánczos Barna, vice-Premier ministre et sénateur UDMR.
- Il estimait que cette mesure devait s’inscrire dans une politique plus large.
« La cote de prélèvement proportionnelle doit faire partie du paquet de mesures » permettant de gérer l’augmentation de la population d’ours, expliquait-il. Il précisait que les 859 prélèvements préventifs reposaient sur une formule établie par des spécialistes.
- Ils peuvent concerner plus de 500 territoires de chasse où l’ours brun est présent.

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Des attaques qui continuent de faire des victimes
- La sécurité des populations constitue l’un des arguments avancés pour cette nouvelle politique.
- Les conflits entre les ours et les habitants restent nombreux en Roumanie.
- Les données disponibles font état de 27 morts et 274 personnes grièvement blessées au cours des deux dernières décennies.
- Sur les cinq dernières années, le bilan atteint 14 morts et plus de 150 blessés graves.
- La pression sur les populations humaines s’est donc accentuée récemment.
- Varga Glad met également en avant l’évolution des appels d’urgence.
- Selon les données du ministère de l’Intérieur roumain qu’il cite, les appels au 112 concernant les ours sont passés de 172 en 2016 à 4 326 en 2025.
- Pour le sénateur, ces statistiques ne doivent pas être considérées uniquement comme des chiffres.
« En arrière de chaque chiffre, il y a des gens et des familles dont les vies ont été changées pour toujours », explique-t-il.
« Une extraction plus importante d’ours »
- Lors de l’examen du texte au Sénat, le sénateur libéral Gheorghe Flutur défendait lui aussi une intervention préventive.
- Il estimait que les effectifs avaient fortement progressé et que les ours avaient commencé à gagner de nouvelles zones.
- Son analyse était très directe : « Ce phénomène doit être régulé et non de manière réactive, après que quelque chose s’est produit. Pour revenir à la normale, nous devons procéder à une extraction plus importante d’ours, car sinon nous aurons davantage d’incidents. »
- Le principe défendu est donc d’intervenir avant qu’un accident ne survienne.
- C’est précisément le rôle attribué au quota de prévention de 859 animaux.
- Cette approche distingue les deux mécanismes prévus par la loi.
- La prévention doit permettre d’agir sur les effectifs. L’intervention répond, elle, aux situations présentant un danger identifié.

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Pas une chasse aux trophées
- Le nouveau dispositif suscite aussi des interrogations sur la nature des prélèvements.
- Varga Glad insiste sur ce point.
- Selon lui, l’objectif n’est pas de revenir à une chasse destinée aux trophées. « Le but déclaré de la loi n’est pas la chasse aux trophées, mais la réduction des attaques et des dégâts produits par les ours, la protection des personnes et des foyers et, en même temps, la conservation de l’espèce. »
- Il estime que ces objectifs doivent être poursuivis simultanément.
- Cette précision est intéressante pour comprendre la nouvelle politique roumaine.
- Les 969 animaux représentent un plafond légal.
- Ils se répartissent entre prévention et intervention.
- Leur prélèvement doit respecter les conditions fixées par la loi.
Une politique appelée à évoluer
- Le système doit encore évoluer à partir de 2028.
- Le niveau des prélèvements préventifs doit alors être fixé chaque année à partir des données disponibles sur la population d’ours.
- La Roumanie veut ainsi adapter la gestion de l’espèce à ses effectifs et à leur répartition.
- Cette nouvelle approche s’appuie notamment sur les résultats de l’étude génétique.
- La chasse aux ours en Roumanie entre donc dans une nouvelle phase. Avec un plafond de 969 prélèvements en 2026 et 2027, le pays augmente fortement son niveau de prévention. Reste désormais à mesurer les effets de cette politique sur les populations d’ours et sur les conflits avec les habitants.
Par Isabelle Leca
Pour lechasseurfrancais.com
Stations de ski : les chasseurs de PACA mobilisés à Valence pour le petit gibier de montagne
Près de 800 professionnels de la montagne étaient attendus les 24 et 25 septembre derniers au centre de congrès Jacques-Chirac de Valence pour le congrès annuel de Domaines Skiables de France. Exploitants de remontées mécaniques, constructeurs, bureaux d’études et élus s’y retrouvent chaque année autour d’une centaine d’exposants. Au milieu des dameuses et des solutions de billetterie, la Fédération régionale des chasseurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur tenait un stand consacré à la protection des galliformes de montagne. Ce choix n’avait rien d’anodin, car une filière qui a enregistré 54,8 millions de journées-skieurs lors de la saison 2024-2025 pèse directement sur les espaces où vivent le tétras-lyre et le lagopède alpin.
Une alliance entre chasseurs, parcs et OFB
- La FRC PACA était entourée de l’Observatoire des galliformes de montagne, des parcs nationaux de la Vanoise et des Écrins, de l’Office français de la biodiversité et des fédérations départementales des chasseurs de Haute-Savoie et de l’Isère.
- Cette présence commune reflète une organisation déjà bien installée sur le terrain, puisque le plan d’actions en faveur du tétras-lyre associe depuis plusieurs années les fédérations de chasseurs et Domaines Skiables de France, qui en co-pilote le volet consacré aux aménagements.
- Le bilan 2025 de ce plan montre que les fédérations départementales réalisent des diagnostics d’habitat, conduisent des travaux de réouverture des milieux et forment les maîtres-chiens indispensables aux comptages estivaux.
- Le constat justifie cet effort, car l’espèce a perdu environ 10 % de ses effectifs nationaux en vingt ans et figure désormais parmi les espèces « quasi menacées » de la liste rouge de l’UICN
.
Câbles et zones de tranquillité : des réponses éprouvées
- Les remontées mécaniques sont au cœur du dossier, car environ 80 % des collisions recensées concernent des téléskis, et plus précisément leur cordeline de sécurité, presque invisible pour un oiseau qui vole au ras de la neige.
- Les premiers flotteurs posés sur ces câbles datent de 1997, à l’initiative de l’Observatoire des galliformes de montagne.
- Depuis, les dispositifs se sont perfectionnés et vont des flotteurs agréés pour les téléskis aux balises posées par drone sur les télésièges.
- Dans les seuls domaines partenaires de Savoie et de Haute-Savoie, 57 kilomètres de câbles ont été équipés pour environ 200 000 euros, hors coûts d’installation, et l’objectif affiché est de visualiser tous les câbles dangereux d’ici 2030.
- Le travail reste pourtant inachevé, puisque sept oiseaux probablement tués par un câble ont encore été retrouvés en 2025, alors que 30 kilomètres de câbles avaient été démontés en Savoie dans le même temps.
- Les zones de tranquillité forment le second levier car elles protègent les oiseaux du dérangement hivernal, à une saison où chaque envol forcé épuise des réserves difficiles à reconstituer.
- Plusieurs zones ont été créées ou re-balisées en 2025, notamment au Seignus et à La Foux d’Allos, dans les Alpes-de-Haute-Provence, ce qui montre que les stations de la région PACA se sont déjà engagées dans cette démarche.
L’horizon olympique de 2030
- Le congrès a aussi été l’occasion de préparer les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver des Alpes françaises 2030.
- La feuille de route environnementale présentée par le gouvernement le 13 avril 2026 compte 41 engagements, dont plusieurs concernent directement la biodiversité.
- Aucune épreuve ne devra se tenir dans une zone de protection forte, toutes les stations hôtes devront être reconnues « Territoires engagés pour la nature » et 100 hectares de projets de restauration ou de renaturation devront s’ajouter aux obligations réglementaires de compensation.
- Ces objectifs ne pourront être atteints qu’avec des acteurs capables de dire précisément où chantent les coqs, où hivernent les compagnies et quels câbles posent problème.
- Les fédérations de chasseurs détiennent une grande partie de ces connaissances grâce à des décennies de comptages et de suivis, et leur présence à Valence a rappelé que la conciliation entre ski et faune sauvage s’appuiera largement sur le monde cynégétique.
Crédit Photos Fédération des Chasseurs PACA
Par Arnaud Valmont
Pour chassons.com
Les chasseurs accusés à tort par Luc Besson :
l’enquête prouve que le cerf n’a pas été tué à la chasse

Source : chassepassion.net
Le parquet d’Argentan vient de confirmer que le cerf retrouvé sans tête sur la propriété de Luc Besson n’avait jamais été tiré. Une conclusion qui donne raison à la Fédération des chasseurs de l’Orne, accusée un peu vite par le cinéaste.
Luc Besson accuse les chasseurs dès la découverte de l’animal.
- C’est le 20 septembre dernier, en plein week-end d’ouverture dans l’Orne, que Luc Besson publiait sur X la photo d’un cerf mort, privé de sa tête et étendu le long d’un grillage près de sa propriété.
- Le réalisateur, qui avait déjà dénoncé l’an passé la mise à mort d’un cerf à la dague sous les yeux de sa mère, affirmait cette fois que les chasseurs « décapitent les cerfs devant chez moi » avant d’abandonner les carcasses.
- Le message a rapidement enflammé les réseaux, entre soutiens indignés et internautes rappelant qu’un tel acte relèverait du braconnage et certainement pas de la chasse.
- La Fédération Départementale des chasseurs de l’Orne est rapidement montée au créneau pour remettre les choses à leur place.
- L’animal ne portait aucune blessure par balle et se trouvait dans un état de décomposition avancé, ce qui excluait forcément un prélèvement lors de l’ouverture de la chasse.
- Elle penchait plutôt pour une mort liée au brame, à une collision routière ou à ce grillage jugé particulièrement dangereux pour la faune, en précisant que le cadavre avait été signalé à l’OFB plus d’une semaine auparavant.
L’enquête confirme une mort naturelle et une tête prélevée après coup.
- Restait pourtant la question de la tête disparue, que personne ne pouvait balayer d’un revers de main.
- Le parquet d’Argentan a donc mené l’enquête et s’est appuyé sur les relevés de l’OFB, qui n’ont révélé aucune trace de tir mais juste une découpe réalisée au couteau sur le cou de l’animal.
- Pour Christophe Bogliolo, procureur de la République, le scénario le plus probable reste celui d’un cerf mort naturellement dont un collectionneur de massacres aurait ensuite récupéré la tête.
- Aucune plainte n’ayant été déposée, le parquet n’envisage pas d’aller plus loin.
- Les chasseurs de l’Orne sortent donc totalement blanchis d’une affaire dans laquelle on les avait jugés coupables avant même le moindre examen du cerf…
Par Nicolas Liégeois
Pour chassepassion.net

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