LES ACTUALITES DU JOUR
Quantifier avec précision et rigueur la prédation du renard sur 20 ans : c’est le travail de longue haleine réalisé par les chasseurs du Rhône. - On le sait, le renard est un prédateur opportuniste.
- Mais qui se spécialise durant la période de reproduction d’élevage des jeunes.
- C’est le résultat d’une longue, très longue enquête, menée de 2005 à 2025 par la FDCRML ( Fédération Départementale des Chasseurs du Rhône et de la Métropole de Lyon).
- Une enquête qui n’aurait pas été possible sans la mobilisation des Equipages de Vénerie sous Terre qui depuis 20 ans remplissent des fiches précises permettant ce bilan.
Quels sont les résultats du suivi de prédation du renard ?
- D’après une enquête réalisée au printemps sur la période 2005-2025, par FDCRML en collaboration avec l’Association Départementale des Equipages de Vénerie sous Terre, il ressort que le Renard, en période d’élevage des jeunes, est un prédateur plutôt opportuniste mais qui se spécialise durant cette phase de l’année.
- Ces 20 dernières années, il a été recensé les proies à la disposition des renardeaux sur 2 400 terriers. Il a été noté la présence d’au moins un individu de :
10 espèces d’animaux domestiques :
© Dominique Gest
43 espèces ou groupe d’espèces de la faune sauvage :
- Et dans 1% des cas : Buse variable, Corneille noire, Gallinule Poule d'eau. Merle noir, Pigeon ramier. Rat musqué, Rat surmulot, Taupe.
- Et aussi Bécasse des Bois, Belette, Blaireau (Blaireautin), Busard cendré. Caille des Blés, Chouette hulotte, Couleuvre. Cygne tuberculé, Ecureuil roux, Fouine, Foulque macroule.
- Geai des chênes, Genette, Grive draine, Hérisson, Héron cendré, Hibou moyen duc.
- Lérot, Lézard vert, Martre des pins.
- Micromammifères, Nette rousse, Pic vert, Pie bavarde, Poissons. Sanglier (Marcassin), Vanneau huppé, Vipère.
- De mars à juin, le Renard est en quête de tout ce qui se présente, que ce soit mort ou vif, afin d’assurer le repas de la famille.
- La fréquence de signalement d’une espèce sur un terrier, est fonction de sa vitesse d’ingurgitation par les jeunes.
- Les petits rongeurs n’occasionnant pas ou peu de relief de repas sont peu identifiés.
- Et sont de ce fait probablement sous-estimés.
- Elle est aussi relative à l’abondance de l’espèce considéré sur le territoire de chasse du Renard.

- En ce qui concerne les animaux de taille supérieure, le Renard a une nette prédilection pour la Poule domestique qui est présente sur 70% des terriers.
- Et le Lièvre brun qui quant à lui est présent sur 62% d’entre eux.
- Tous deux étant sans aucun doute les espèces qu’il côtoie le plus et qui représentent un bon rapport entre l’énergie dépensée pour la capture, et l’énergie apportée.
Un travail de « fourmi » qui montre que les chasseurs ne se contentent pas de citer des études. Comme le font si bien nos détracteurs …. Non, les chasseurs sont observateurs et n’hésitent pas à s’investir sur 2 décennies pour arriver à compiler de telles données. Qui dit mieux ?
Le renard, ce chasseur opportuniste...
— Non (@Calila844) May 13, 2024
8000 campagnols qu'ils disaient... pic.twitter.com/KV1GhS5ptf
Depuis plusieurs années, la FDC57 s’impose comme une référence dans l’évaluation des dégâts agricoles grâce à l’utilisation du drone et du logiciel exo.expert. Véritable innovation de terrain, cette méthode permet d’obtenir en quelques minutes des estimations précises, fiables et incontestables des surfaces touchées, notamment par les sangliers. Précurseur en France, la Fédération départementale des chasseurs de Moselle a su transformer cet outil technologique en un levier concret au service des agriculteurs et des estimateurs. Aujourd’hui, elle franchit une nouvelle étape en partageant son savoir-faire avec d’autres fédérations, comme la FDC52, illustrant une volonté forte de mutualisation des compétences et de modernisation des pratiques.
- L’un des grands atouts du drone couplé à exo.expert réside dans sa capacité à produire une cartographie extrêmement précise des parcelles endommagées.
- Après un simple vol, les images sont traitées immédiatement, même sans connexion internet, pour générer une carte détaillée.
- Les surfaces impactées par les sangliers sont ainsi calculées avec une exactitude remarquable, mettant fin aux approximations souvent sources de tensions.
- Ce gain de précision permet non seulement d’améliorer la qualité des expertises, mais aussi de renforcer la transparence et la confiance entre agriculteurs et fédérations de chasse.

- Au-delà de la simple estimation des dégâts, exo.expert propose une véritable boîte à outils pour l’analyse agronomique.
- Calcul de surfaces, mesures de distances, comptage de plantules ou encore analyse des couleurs : autant de fonctionnalités qui permettent d’obtenir une lecture fine de l’état des cultures.
- Déjà utilisé sur des dizaines de milliers d’hectares, cet outil s’adresse à un large public d’experts fonciers, de télépilotes, d’entreprises agricoles, de coopératives ou encore d’organismes d’essais.
- Il devient ainsi un véritable support d’aide à la décision, utile aussi bien pour les dégâts de gibier que pour les aléas climatiques ou le suivi global des parcelles.
- L’utilisation du drone apporte une réactivité inégalée sur le terrain.
- Capable d’intervenir rapidement, même en conditions météorologiques imparfaites, il permet de répondre efficacement aux besoins des agriculteurs.
- Mais au-delà de la performance technique, c’est bien la démarche de la FDC57 qui se distingue aujourd’hui.
- En partageant son expérience avec d’autres fédérations départementales, comme la FDC52, elle contribue activement à la diffusion de pratiques innovantes à l’échelle nationale.
- Cette transmission de compétences marque une étape importante dans la modernisation du réseau cynégétique, au bénéfice direct du monde agricole.
- Avec cette approche innovante, la FDC57 confirme son rôle de pionnière et ouvre la voie à une nouvelle génération d’outils au service de l’évaluation des dégâts de sanglier.
- Une avancée technologique qui allie précision, transparence et collaboration.
Par Arnaud Valmont
Pour chassons.com
En 2020, la mairie de Montpellier interdisait la chasse sur ses terrains municipaux. En avril 2026, la préfecture de l’Hérault organisait une battue avec escorte policière pour réguler les sangliers qui squattent les résidences. Le lien entre les deux n’est évidemment pas une coïncidence et les chasseurs avaient déjà sonné l’alarme à l’époque.
- En décembre 2020, le maire élu sur une alliance PS/EELV, résiliait les conventions de chasse sur plusieurs hectares de terrains municipaux.
- Son adjoint au bien-être animal, Eddine Ariztegui, premier élu du Parti animaliste à siéger au conseil municipal de Montpellier, avait d’ailleurs porté la mesure avec enthousiasme.
- La Fédération des chasseurs de l’Hérault avait alors logiquement annoncé qu’elle ne participerait plus aux opérations de régulation des sangliers sur les secteurs concernés.
- Dès le printemps 2021, les premiers dégâts agricoles consécutifs à cette décision étaient documentés.
- Le 12 avril 2026, c’est la préfète de l’Hérault qui a mandaté les lieutenants de louveterie pour une battue administrative couvrant les secteurs du lac des Garrigues, du Martinet, des Hauts de Massane et de la Mosson-la Paillade.
- Police municipale, police nationale et gendarmerie ont donc sécurisé le périmètre car il a été nécessaire de déployer un dispositif d’envergure pour assurer des prélèvements de sangliers.
- Au total, 62 chasseurs postés, 17 piqueurs avec leurs chiens et un chef de battue ont été mobilisés pour prélever 29 sangliers.
- Des sangliers qui, selon les recherches du CEFE du CNRS, s’installent durablement en ville parce qu’ils y trouvent nourriture et couverture, notamment nourris par certains riverains.
- Il va falloir arrêter de croire que lorsqu’on attrape un rat dans une maison, il suffit de le relâcher dehors pour en être débarrassé…
- Si le sanglier prolifère près de certains quartiers de Montpellier et de la Métropole, ils ne restent pas dans leurs hectares…
- On a interdit la chasse d’un côté pour des raisons idéologiques mais on mobilise désormais deux forces de l’ordre et plusieurs dizaines de chasseurs pour gérer ce que la régulation ordinaire aurait pu clairement éviter, c’est une situation que les chasseurs du département sauront apprécier à sa juste valeur.
Par Nicolas Liégeois
Pour chassepassion.net
Richard sur Terre
Le loup : animal politique
Le loup : animal politique
Le loup est de retour en France. Mais de quel retour parle-t-on exactement ?
Dans cette vidéo, je prends le temps de regarder le loup dans toute son épaisseur : son origine, sa biologie, son mode de chasse, sa relation ancienne avec l’homme, son poids symbolique, son éradication passée et son retour dans une nature profondément anthropisée.