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LES ACTUALITES DU JOUR


Attaques de loups sur chiens de chasse : chiffres, pays touchés et solutions


attaques de loups sur chiens de chasse

Attaques de loups sur chiens de chasse : une étude européenne révèle les facteurs de risque, les périodes critiques et les solutions pour mieux protéger ses chiens.

 - Les attaques de loups sur les chiens de chasse ne sont plus marginales en Europe.
 - Une étude récente du programme LIFE Wild Wolf met des chiffres sur ce phénomène en hausse.
 - Entre données inédites, témoignages et analyses, elle éclaire une réalité qui concerne directement les chasseurs.

 - Retrouvez aussi à la fin de cet article la vidéo d'un chien de chasse portant une gopro et attaqué par 2 loups en Suède.

Une pression en hausse dans toute l’Europe

 - Le retour du loup en Europe s’accélère.
 - En quelques années, la population a fortement progressé, atteignant environ 23 000 individus, avec une hausse de près de 35 % depuis 2016 .
 - Cette expansion entraîne logiquement une multiplication des interactions avec les activités humaines.
 -  Dans ce contexte, les attaques sur chiens deviennent un sujet central.
 - L’étude européenne recense plus de 2 300 attaques de loups sur des chiens entre 1999 et 2024, dont plus de 2 000 cas vérifiés .
 - Et encore, ces chiffres restent probablement sous-estimés, faute de données homogènes.
 - Comme le souligne un chercheur cité dans les travaux scientifiques :
« Les attaques de loups sur les chiens de chasse sont en augmentation dans plusieurs pays européens »

 
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© Shutterstock


Finlande, Croatie, Grèce : les pays les plus touchés

Certains pays concentrent une grande partie des incidents.
 - La Finlande fait figure de cas emblématique.
 - Là-bas, les loups tuent en moyenne 38 chiens par an, avec des variations entre 24 et 50 selon les années. 
 - Plus frappant encore, plus de 90 % des attaques concernent des chiens de chasse, principalement pendant la saison cynégétique.
 - Chaque année, environ 50 chiens sont indemnisés après une attaque. 
 - Dans d’autres pays, la pression est également forte.
 - En Croatie ou en Grèce, les attaques se comptent en centaines de cas sur plusieurs années, confirmant une tendance lourde déjà observée sur le terrain.
 - En France, récemment, un chasseur s'est fait tuer son chien lors d'une battue dans la Drôme ( voir notre article)
 - Un constat revient régulièrement dans les études : « Les chiens utilisés loin du maître sont les plus exposés ».
 - Autrement dit, le mode de chasse joue un rôle déterminant.

 

Des attaques liées directement à la chasse

 - Les chiffres sont sans appel : la chasse est le principal contexte des attaques.
 - En Finlande, environ la moitié des incidents surviennent pendant une action de chasse, le reste se produisant près des habitations.
 - Cette réalité s’explique facilement.
 - Les chiens de chasse travaillent souvent à distance, parfois hors de vue.
 - Ils pénètrent dans des territoires occupés par les loups, notamment en forêt, où les rencontres deviennent inévitables.
 -  De plus, certaines pratiques accentuent le risque.
 - La répétition des sorties, la durée de chasse ou encore la présence dans des zones à forte densité de loups augmentent mécaniquement les probabilités d’attaque.

Des facteurs écologiques qui aggravent la situation

 - Au-delà des pratiques humaines, plusieurs facteurs naturels influencent les attaques.
 - D’abord, la densité de loups : plus elle est élevée, plus les interactions augmentent.
 -Ensuite, la disponibilité des proies sauvages joue un rôle clé. 
 - En effet, lorsque le gibier se fait rare, les loups peuvent se tourner vers des proies plus faciles.
 - C’est ce que montre une étude finlandaise : la prédation sur les chiens augmente lorsque les ongulés sont moins abondants.
 - Par ailleurs, certaines périodes sont plus sensibles.

 - L’automne et l’hiver concentrent la majorité des attaques, notamment en raison de la chasse, mais aussi de la présence de jeunes loups et des besoins alimentaires accrus des meutes.

Une réalité encore sous-estimée chez les chasseurs

 - Malgré ces données, la perception du phénomène reste incomplète.
 - Beaucoup d’attaques ne sont pas déclarées, notamment lorsqu’il n’existe pas de système d’indemnisation adapté. 
 - De plus, les chiens de chasse sont rarement prioritaires dans les dispositifs de compensation.
 - Cette situation crée un décalage entre la réalité du terrain et la reconnaissance institutionnelle du problème.
 -  Pourtant, la perte d’un chien dépasse largement la dimension économique.
 - Elle touche directement au lien entre le chasseur et son compagnon.

Mieux anticiper pour protéger ses chiens

 - Face à cette situation, la prévention devient essentielle.
 - L’étude insiste sur plusieurs leviers concrets : limiter l’éloignement des chiens, éviter certaines zones sensibles et adapter les pratiques en fonction de la présence du loup.
 -  Par ailleurs, l’accès à des données actualisées sur les territoires de meutes pourrait permettre d’anticiper les risques.
 - Enfin, les nouvelles technologies, comme les colliers GPS, offrent des outils supplémentaires pour sécuriser les chiens.
 - Les gilets de protection peuvent aussi limiter la gravité de l'attaque ( voir notre article).
 - En conclusion, la coexistence reste possible, mais elle impose une évolution des pratiques.
 - Dans un contexte où le loup continue de s’étendre, la vigilance devient une nécessité pour tous les chasseurs.

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La France, grande absente des données européennes 

 - Fait marquant de cette étude : la France apparaît très peu dans les résultats chiffrés, malgré une présence du loup désormais bien installée sur le territoire.
 - Selon les données compilées, un seul cas est mentionné dans le questionnaire européen, un chiffre qui ne reflète évidemment pas la réalité du terrain.
 - Ce décalage s’explique par un manque de données structurées et homogènes à l’échelle nationale. 
 - Contrairement à des pays comme la Finlande ou la Croatie, la France ne dispose pas d’un système centralisé permettant de recenser précisément les attaques sur les chiens, notamment de chasse.
 - Résultat : une grande partie des incidents échappe aux analyses scientifiques.
 - Pourtant, le rapport souligne bien que les chiens de protection sont régulièrement concernés en France ( voir notre article sur l'attaque d'un chien dans le Rhône).
 - Preuve que le phénomène existe mais reste sous-documenté .
 - Cette absence de données complique non seulement la compréhension du phénomène, mais aussi la mise en place de mesures adaptées pour les chasseurs.
 - Il n’y a aucun chiffre du nombre de chiens tués par les loups.
 - De ci de là, un fait divers, vite étouffé relate ces attaques.
 - On se souvient de ce chien du président d’une société de chasse en Savoie tué à quelques mètres des habitations.
 - Ou encore le témoignage de ce chasseur de Divonne les Bains qui a vu son chien attaqué par un loup sous ses yeux. Une attaque que les autorités ont cherché à ettouffer ( voir notre article et son interview en vidéo)

Plus : la vidéo du chien Suédois attaqué par 2 loups


 

Le rut du lièvre : comprendre le bouquinage, ce spectacle fascinant des plaines

 
Source : chassons.com

 

Entre deux averses, lorsque la lumière perce enfin les nuages d’hiver finissant, les champs s’animent d’une agitation inhabituelle. Habituellement discret, presque insaisissable, le lièvre d’Europe se laisse alors observer à découvert. C’est la saison du rut, plus communément appelée bouquinage, période durant laquelle les mâles rivalisent d’audace pour conquérir les femelles. Courses effrénées, affrontements spectaculaires et comportements inhabituels offrent aux observateurs et chasseurs un spectacle aussi rare que captivant.

Le bouquinage : une période d’activité intense et spectaculaire

 - Le rut du lièvre s’étend généralement de janvier à mars, avec un pic d’activité en février.
 - Toutefois, selon les conditions climatiques, notamment la douceur hivernale, ce phénomène peut débuter dès décembre et se prolonger jusqu’au printemps.
 - Durant cette période, les lièvres deviennent beaucoup plus visibles en journée.
 - Les mâles, appelés bouquins, poursuivent les femelles, les hases, sur de longues distances à travers champs et cultures.
 - Il n’est pas rare d’observer plusieurs mâles regroupés autour d’une même femelle, chacun tentant de s’imposer.
 - Ces poursuites se terminent souvent en véritables combats de boxe : dressés sur leurs pattes arrière, les lièvres s’affrontent à coups de pattes avant, faisant voler des touffes de poils.
 - Fait moins connu, la femelle elle-même peut participer activement à ces échanges, repoussant les mâles trop pressants.
 - Ce comportement contribue à la sélection du partenaire le plus robuste.

Reproduction du lièvre : précocité et stratégie d’adaptation

 - Une fois l’accouplement réussi, la hase entame une gestation relativement courte, de 41 à 42 jours.
 - Cette rapidité permet notamment à l’espèce de produire plusieurs portées par an, généralement de 2 à 4 levrauts, avec parfois jusqu’à 3 à 4 portées entre février et septembre.

 - Particularité remarquable, la hase peut être fécondée à nouveau alors qu’elle est déjà gestante, un phénomène appelé superfétation.
 - Cette stratégie reproductive optimise les chances de survie de l’espèce, notamment face à la prédation et aux aléas environnementaux.
 - Les levrauts naissent déjà bien développés, couverts de poils et les yeux ouverts. Contrairement au lapin, ils ne vivent pas en terrier mais restent dissimulés dans la végétation.
 - La mère ne les rejoint que pour de brèves tétées, limitant ainsi les risques liés aux prédateurs.

Un moment clé pour l’observation et la gestion cynégétique

Le bouquinage constitue une période privilégiée pour observer le lièvre.
 - La visibilité accrue de l’espèce permet d’évaluer plus facilement les populations locales et leur dynamique.
 - Cependant, cette phase est également cruciale sur le plan biologique. Elle appelle à une vigilance particulière en matière de gestion cynégétique. De nombreuses fédérations recommandent d’adapter les prélèvements et de tenir compte des indices de reproduction pour assurer la pérennité des populations.
 - Les conditions météorologiques jouent également un rôle déterminant, car une météo clémente, sans vent ni pluie, favorise l’activité des lièvres et rend les scènes de bouquinage plus fréquentes et plus longues.
 - Discret le reste de l’année, le lièvre révèle durant le rut une toute autre facette de son comportement. Entre affrontements spectaculaires et stratégie reproductive efficace, le bouquinage rappelle combien la nature peut être à la fois brutale, fascinante et parfaitement adaptée à ses enjeux de survie.

Par Arnaud Valmont
Pour chassons.com


Les chasseurs autorisés à tirer les sangliers de nuit jusqu’au 20 mai dans une réserve du Morbihan

sanglier-nuit
Source : 

Un arrêté préfectoral ouvre depuis le 20 avril une fenêtre d’un mois pour la régulation nocturne des sangliers dans la réserve naturelle régionale des étangs du Loc’h, à Guidel. La Fédération Départementale des Chasseurs du Morbihan est chargée des opérations, face à une pression sur les cultures agricoles riveraines que la saison régulière n’a pas suffi à contenir.

Plus de 71 000 euros de dégâts ont justifié la décision préfectorale.

 - Une compagnie d’au moins quinze sangliers fréquente le site de la réserve régionale des étangs à Guidel dans le Morbihan un jour sur deux, avec des conséquences financières directes pour les exploitations voisines.
 - La saison 2024/2025 a enregistré 17 400 euros de dégâts sur la commune de Guidel et 54 000 euros supplémentaires sur les communes alentour.
 - Des sorties programmées en octobre et en novembre n’avaient permis de prélever que huit animaux, résultat visiblement insuffisant pour protéger les semis.
 - C’est pour ces raisons que de nouvelles dispositions sont prises jusqu’au 20 mai avec un arrêté préfectoral qui définit clairement le cadre de cette intervention menée par les chasseurs.

Un cadre strict régit la composition des équipes et les conditions de tir.

- Chaque intervention doit être déclarée vingt-quatre heures à l’avance à la préfecture, à l’OFB, à la gendarmerie et à la mairie de Guidel.
 - Les équipes, composées de deux à trois chasseurs, ont recours à des sources lumineuses portatives et à des dispositifs de vision nocturne, thermiques ou amplificateurs de lumière.

 - L’arme imposée est une carabine à canon rayé équipée d’une lunette de visée, avec des tirs fichants à courte distance.
 - Des réducteurs de bruit peuvent être employés si nécessaire.

En cas de sanglier blessé, la recherche s’effectue de jour avec un chien de sang.
 - Pour rappel, 109 sangliers avaient déjà été prélevés à Guidel lors de la saison écoulée, et 321 sur les seules communes voisines.
 - On mesure mieux, à ces chiffres, pourquoi le secteur mobilise autant les gestionnaires du territoire.


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