Lors d’une formation destinée aux futurs piégeurs, l’OFB est venu les sensibiliser à la présence du castor, espèce protégée.
- Fin mars, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne (FDC31) a accueilli Christophe Voinson, agent de l’OFB lors d'une session de formation destinée aux futurs piégeurs. - Le but : les sensibiliser à la présence du castor et de la loutre.
Pour les piégeurs : focus sur le Castor et la Loutre
- L'enjeu majeur de cette intervention étant de sensibiliser les participants à la présence de deux espèces particulièrement protégées et sensibles sur le territoire. - Le castor et la loutre. - Cette sensibilisation à la présence d’espèces protégées intervient dans un contexte de recolonisation de certains cours d'eau par le Castor d’Europe. - Cet architecte de nos rivières peut désormais se rencontrer le long de la Garonne. - Depuis la plaine jusqu’à la Réserve naturelle de la confluence Garonne-Ariège en amont de Toulouse. Au programme de cette intervention :
État des lieux : Un point complet sur la situation de ces espèces au niveau national et départemental.
Identification : Des critères précis de reconnaissance pour apprendre à identifier ces animaux à coup sûr.
Réglementation : Un rappel des bonnes pratiques et de l'utilisation des pièges pour éviter toute capture accidentelle.
Une expertise au service de la biodiversité
- Cette intervention a été vivement appréciée par les 46 participants. - Elle vient enrichir le programme théorique et pratique habituel, axé sur la capture des espèces classées ESOD (Espèces Susceptibles d'Occasionner des Dégâts) ou invasives. - La connaissance des espèces protégées est une compétence clé pour un piégeur responsable. - Garantissant une gestion du territoire respectueuse des équilibres naturels.
Rappel réglementaire : L'agrément de piégeage
- Toute personne souhaitant utiliser des pièges doit obligatoirement être agréée par le préfet de son département de résidence. - Pour cela il doit obligatoirement participer à une session de formation organisée par une Fédération Départementale des Chasseurs. - La validité de l'agrément est nationale.
La découverte récente d’un lièvre agonisant porteur de tularémie dans la Creuse rappelle que certaines maladies circulant dans la faune sauvage peuvent également toucher l’homme. La tularémie une maladie discrète mais bien réelle est une infection bactérienne rare mais potentiellement grave, classée parmi les zoonoses, c’est-à-dire transmissible de l’animal à l’humain. Présente principalement chez les lièvres et certains rongeurs, elle peut setransmettre par simple contact avec un animal infecté, mais aussi par piqûres de tiques ou d’insectes. Si les cas humains restent peu fréquents en France, la vigilance est de mise face à une bactérie résistante et capable de provoquer fièvre, troubles respiratoires ou atteintes oculaires.
Un cas détecté en Creuse : le rôle essentiel de la surveillance sanitaire
- C’est dans le secteur d’Issoudun-Létrieix qu’un agriculteur a donné l’alerte après avoir observé un lièvre au comportement anormal, incapable de fuir à l’approche humaine. - Rapidement pris en charge par un technicien habilité, l’animal a été analysé en laboratoire, confirmant la présence de la tularémie. - Cet épisode illustre l’efficacité du réseau de surveillance de la faune sauvage, notamment grâce à la réactivité des acteurs locaux. - La détection précoce permet non seulement de mieux comprendre la circulation de la maladie, mais aussi de limiter les risques pour les populations humaines et animales.
Quels risques pour l’homme ? Symptômes et modes de transmission
- La tularémie peut se manifester chez l’homme par une forte fièvre brutale, des maux de tête, des ganglions douloureux ou encore des troubles pulmonaires. - Dans certains cas, des complications plus graves peuvent apparaître. - La contamination survient principalement par contact direct avec un animal infecté (peau, sang, poils), mais aussi indirectement via des piqûres de tiques ou d’insectes. - Plus rarement, l’inhalation de particules contaminées peut également être en cause. - Bien que moins d’une centaine de cas soient recensés chaque année en France, les autorités sanitaires rappellent qu’il s’agit d’une maladie à prendre au sérieux.
Les bons réflexes en nature : ne jamais manipuler un animal sauvage
- Face à ce type de risque, un principe simple doit guider tous les promeneurs, chasseurs ou professionnels : ne jamais toucher un animal sauvage mort ou agonisant. - En cas de découverte suspecte, il est impératif d’alerter les services compétents, comme la fédération de chasse ou les autorités en charge de la biodiversité, seules habilités à intervenir en toute sécurité. - Par ailleurs, lors de sorties en milieu naturel, il est recommandé de porter des vêtements couvrants, d’éviter les contacts avec la faune et de vérifier soigneusement l’absence de tiques sur le corps. - Ces gestes simples constituent la meilleure protection face à une maladie rare, mais bien présente dans nos campagnes.
La chasse est une passion partagée par plus d’un million de personnes en France et est vécue par bien plus puisque les amis, les familles et l’entourage des chasseurs qui n’hésitent pas à la faire partager, que ce soit par des anecdotes ou par la venaison. Si la chasse est défendue corps et âme par ses pratiquants, la question des finances pourrait-elle avoir raison du monde cynégétique Français au niveau des chasseurs comme des institutions ?
La chasse, une passion qui nécessite un budget.
- La question du coût de la chasse est une question qui revient régulièrement. - Alors que les redevances cynégétiques ont encore augmenté cette année, les chasseurs pointent du doigt un budget global qui pèse de plus en plus lourd. - Certes, les redevances n’augmentent que de quelques centimes d’une année sur l’autre mais c’est en relation avec tout le reste car malheureusement rien ne baisse. - Le prix du permis et de l’assurance, le prix des munitions, des équipements, des textiles, des accessoires, des locations de territoires, etc. - Tout cela augmente de façon assez conséquente et c’est sans compter sur le coût général de la vie en France qui connaît également des hausses qui peuvent poser problème, à l’image du prix du carburant. - De nos jours, les chasseurs sont parfois obligés de faire des choix et il n’est pas toujours facile de se dire qu’on limite les dépenses du quotidien pour faire 200km le week-end afin d’aller chasser, avec tout ce que cela implique. - Une étude de la FNC menée il y a quelques années avait permis de déterminer le budget alloué par chaque chasseur à sa passion qui était d’un peu plus de 3000 euros par an. - Ce budget est assurément en hausse pour les raisons évoquées précédemment et pourrait donc, comme en a parlé récemment la Fédération Nationale des Chasseurs, faire diminuer le nombre de preneurs de permis.
Les dégâts de gibier peuvent-ils avoir la peau des Fédérations?
- Autre grosse problématique contre laquelle la FNC et Willy Schraen se mobilisent depuis plusieurs années maintenant : le coût des dégâts de gibier. - Les chasseurs sont en effet responsables des indemnisations liées aux dégâts de gibier et ces coûts ont littéralement explosé ces dernières années. - Ce sont en effet des millions d’euros qui sont ponctionnés chaque année dans la poche des chasseurs pour rembourser les pertes des agriculteurs et la situation n’est plus tenable. - Dans son discours lors du dernier congrès national de la FNC, Willy Schraen avait rappelé que l’État n’avait pas respecté sa part du contrat, ce qui n’aide pas le patron des chasseurs a se montrer optimiste et cela, sans compter sur le fait que des subventions de l’OFB (financée par les chasseurs) sont utilisées pour financer des associations anti-chasse. - Durant les dernières assemblées dans les Fédérations Départementales, les Présidents aussi tirent la sonnette d’alarme. - Certains estiment tout simplement que leurs établissement n’ont plus que quelques années, voire moins, avant de mettre la clé sous la porte si les choses restent ainsi. - Si auparavant, le montant des dégâts de gibier n’avait que pour conséquence de réduire les projets menés par les FDC, ce montant pourrait tout simplement signifier la banqueroute pour les Fédérations qui ne pourraient plus fonctionner. - Et c’est sans compter sur toutes les autres dépenses nécessaires à la chasse moderne en ce qui concerne sa modernisation, sa défense devant les tribunaux, les études nécessaires, etc. - Ce constat n’est pas alarmiste mais au contraire, très actuel et on l’entends dans les FDC comme parmi les responsables de la FNC. - Si le gouvernement ne prend pas la mesure de la gravité des choses, les chasseurs pourraient disparaître de France, non pas par manque d’envie ou de passion, mais tout simplement par manque de moyens.