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LES ACTUALITES DU JOUR


Chasse :

au Sénat, un débat de fond sur sécurité, traditions et gestion des territoires

 
 

Sécurité, chasse traditionnelle, rôle des chasseurs : au Sénat, les débats relancent les tensions autour de la chasse en France et de son encadrement. Le ministre Mathieu Lefèvre défend avec fermeté le maintien de la chasse le dimanche.

 - Auditionné au Sénat par la commission des affaires économiques, le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a répondu aux interrogations des membres de la commission sur plusieurs dossiers sensibles.
 - Si artificialisation des sols, forêt ou animaux captifs ont été abordés, la chasse s’est imposée comme le sujet central des échanges. 
 - Face aux sénateurs, le gouvernement défend une ligne d’équilibre entre écologie et activités rurales.
 - Mais sur la chasse, les positions restent contrastées.
 - Entre sécurité, traditions et gestion des milieux, le débat dépasse largement la seule pratique pour toucher à l’organisation des territoires.

Chasse : un enjeu de sécurité au cœur des débats

 - La question de la sécurité s’impose comme l’un des points les plus sensibles.
 - Plusieurs sénateurs relaient un sentiment d’inquiétude chez les usagers de la nature, notamment en période de chasse.
 - Ils évoquent la possibilité d’instaurer des journées sans chasse afin de garantir des espace-temps dédiés aux promeneurs.
 -  Mais le ministre Mathieu Lefèvre rejette clairement cette option.
 - Il estime qu’une telle mesure créerait une opposition artificielle entre les différents usagers de la nature.

  • « Dire qu’il y aurait des journées sans chasse, ça reviendrait à nier à la chasse son rôle de préservation des milieux et des écosystèmes » - Mathieu Lefèvre
 

 - Pour le gouvernement, la réponse doit être technique plutôt que restrictive.
 - Le ministre met en avant les progrès significatifs réalisés en matière de sécurité ces dernières années.
 - Il rappelle notamment la forte baisse des accidents mortels.

« Les accidents mortels sont en très nette diminution », souligne-t-il, précisant que la majorité des accidents concerne les chasseurs eux-mêmes.
 - Dans cette logique, l’exécutif privilégie le renforcement des dispositifs existants.
 - La formation des chasseurs, l’encadrement des pratiques et la responsabilisation individuelle sont présentés comme les leviers les plus efficaces.
 - Cette approche vise à améliorer la cohabitation sans remettre en cause la pratique. 
 - Cependant, le débat ne se limite pas aux chiffres. Certains élus insistent sur le ressenti des citoyens, qui reste marqué par une perception de risque.
 - Cette opposition entre données objectives et perception subjective illustre la complexité du sujet.

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© Dominique Gest
 

Chasse traditionnelle : une défense affirmée face à l’Europe

 - Autre point majeur : la chasse traditionnelle.
 - Ce dossier cristallise les tensions entre réglementation européenne et pratiques locales.
 - Le ministre Mathieu Lefèvre défend une position offensive.
 - Il conteste l’interprétation de la Commission européenne sur la notion d’« alternative satisfaisante », utilisée pour encadrer certaines pratiques. 
 - Concrètement, Bruxelles considère que des méthodes comme le tir au fusil peuvent remplacer des techniques traditionnelles, notamment la capture au filet.
 - Une analyse que la France juge inadaptée.

  • « Il serait incompréhensible que ce type de chasse traditionnelle, patrimoniale (…) soit interdite », insiste le ministre.

 - Au-delà de l’argument patrimonial, l’exécutif met en avant la spécificité technique de ces pratiques.
 - Les chasseurs concernés soulignent leur sélectivité et leur encadrement strict, souvent présentés comme plus respectueux que d’autres modes de chasse. 
 - Dans ce contexte, le gouvernement cherche à faire évoluer la position européenne.
 - L’objectif est de faire reconnaître une singularité française et de préserver ces pratiques.
 - Mais l’issue reste incertaine.
 - Le cadre juridique européen limite les marges de manœuvre nationales.
 - Cette situation alimente un sentiment d’incompréhension dans les territoires, où ces chasses sont perçues comme un héritage cultururel.

Chasse et gestion des milieux : un rôle revendiqué

 - Au-delà des controverses, la chasse est présentée comme un outil de gestion des écosystèmes.
 -  Le ministre évoque la gestion adaptative de certaines espèces, basée sur des données scientifiques.
 - L’exemple de la tourterelle des bois illustre cette approche.
 - Les débats abordent également le déséquilibre entre faune et forêt.
 - Une pression excessive du gibier peut compromettre la régénération forestière.
 - Dans ce contexte, les chasseurs apparaissent comme des acteurs de terrain essentiels.
 - Leur rôle s’inscrit dans une logique de régulation et de gestion durable.
 - Enfin, la question de l’engrillagement des espaces naturels est évoquée.
 - Elle soulève des enjeux de circulation du gibier et de continuité écologique, avec une mise en conformité attendue d’ici 2027.

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© Gilles de Valicourt

Conclusion

Au Sénat, cette audition confirme que la chasse reste un sujet structurant pour les territoires ruraux.  Entre sécurité, traditions et gestion des milieux, le débat dépasse largement la pratique elle-même. Il révèle des enjeux profonds liés à l’usage de la nature et à l’équilibre entre politiques publiques et réalités de terrain.


Dindon sauvage aux États-Unis :
des sous-espèces extraordinaires !

 

Pour un chasseur français, partir traquer le dindon sauvage aux États-Unis n’est certainement pas la destination que l’on mettrait en priorité pour un voyage de chasse. Et pourtant, outre-Atlantique, cette quête est une véritable institution, une chasse mythique encore assez méconnue en Europe mais profondément ancrée dans la culture cynégétique américaine.

 - Chaque printemps, des milliers de passionnés parcourent les forêts, montagnes et plaines du pays pour tenter de déjouer la vigilance de cet oiseau emblématique, réputé pour ses sens aiguisés et son comportement imprévisible.
 - Contrairement à l’Europe, où cette espèce est absente à l’état sauvage, les États-Unis abritent plusieurs sous-espèces aux caractéristiques bien distinctes.
 - Terrain, pression de chasse, densité de population, chaque environnement impose une stratégie différente.
 - Au fil des années, une question anime tous les chasseurs américains : quelle est la sous-espèce la plus difficile à chasser ?

Données de prélèvements : une chasse très structurée

 - La chasse au dindon sauvage est parfaitement encadrée aux États-Unis, avec des suivis précis par État.
 - À titre d’exemple, les plus forts prélèvements printaniers récents ont été enregistrés dans le Wisconsin avec 50 734 animaux, suivi du Missouri     avec 47 097, viennent ensuite la Pennsylvanie       39 268, le Mississippi 36 337 et l’Alabama 35 655.
 - Ces chiffres illustrent à la fois l’abondance de l’espèce, sa présence sur une large partie du territoire… mais aussi la popularité locale exceptionnelle de cette chasse.

Le Merriam’s : le fantôme des montagnes

 - Présent dans les Rocheuses et les zones montagneuses de l’Ouest, le Merriam’s est souvent considéré comme l’un des plus beaux… mais aussi des plus insaisissables.
 - Son principal défi réside dans son comportement nomade.
 - Ces oiseaux parcourent de vastes distances et changent fréquemment de zone de repos. 
 - Localiser un individu est déjà un exploit
 - Les gobblers solitaires deviennent extrêmement méfiants
 - Ils hésitent souvent à s’engager face aux appelants ou aux leurres.
 - Mais paradoxalement, lorsqu’un mâle répond, il peut parcourir de longues distances pour rejoindre une “poule”. 
 - Une opportunité rare… mais décisive.
 - C’est donc une chasse physique, exigeante, en terrain ouvert et accidenté.

 Le Rio Grande : abondance et vigilance

 - Le Rio Grande peuple les plaines, zones semi-arides et prairies du centre et du sud des États-Unis.
 - Sa réputation de gibier “facile” est largement exagérée.
 - Certes, les populations sont souvent importantes, mais cela implique aussi plus d’individus pour détecter le danger, une forte sensibilité au dérangement des zones de repos.
 - La pression de chasse est parfois élevée sur ces zones et le facteur clé ici est stratégique.
 - Il s’agit de ne jamais perturber les zones de dortoir (roosts)
 - Bien observés, ces oiseaux deviennent prévisibles, avec des déplacements réguliers entre alimentation, eau et zones de parade.
 - Une vraie chasse d’observation et de lecture du terrain.

 L’Eastern : le roi de la méfiance

 - C’est la sous-espèce la plus répandue… et pour beaucoup, la plus difficile.
 - Victime d’une pression constante entre chasseurs et prédateurs, il vit dans des habitats forestiers denses, donc avec une visibilité réduite.
 - Le dindon Eastern est célèbre pour sa capacité à détecter le moindre mouvement et d’une vigilance extrême.   - Les clés de réussite passent par des repérages minutieux, des appels discrets et réalistes et surtout une patience absolue.
 - Ici, l’approche est fine, presque comme si on chassait à l’arc dans l’esprit.

Période de chasse : quand partir ?

 - La chasse du dindon sauvage aux États-Unis se déroule principalement au printemps, correspondant à la période du rut.
 - De manière générale de Mars à mai selon les États.
 - Certaines saisons débutent fin mars dans le Sud tels qu’en Floride, ou au Texas. 
 - Les États du Nord ouvrent plutôt en avril voire début mai
 - Il existe également une saison d’automne, plus confidentielle, avec des approches différentes, faites de chasse en groupe, car on assiste à cette période à une forte dispersion des compagnies.
 - Attention, chaque État fixe ses propres dates, quotas et règles : un point essentiel à vérifier avant tout projet.

Une chasse technique et dépaysante

 - La chasse du dindon sauvage aux États-Unis est bien plus qu’un simple voyage cynégétique, c’est une immersion dans une tradition où appel, stratégie et lecture du comportement animal priment sur tout le reste.
 - Qu’il s’agisse des vastes montagnes du Merriam’s, des plaines du Rio Grande ou des forêts profondes de l’Eastern, chaque territoire impose ses règles et ses défis.
 - Pour un chasseur français, c’est une expérience unique, dépaysante, exigeante et profondément formatrice.

Par Arnaud Valmont 
Pour chassons.com


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Source : 
chassepassion.net
 

 


 

 




 

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