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Willy Schraen, patron des chasseurs
 
Dimanche 1 Juillet 2018
 
Willy Schraen : l'homme fort qui dépoussière
la chasse française


https://www.centre-presse.fr/images/articles/130x130_289821.jpg
Pour Willy Schraen, aucun des sujets liés à la chasse ne doit être « tabou ».
(Photo NR, Sébastien Gaudard)
- Illustration source : centre-presse.fr

 
Le patron de la Fédération nationale des chasseurs prône à la fois de nouvelles méthodes et le respect des traditions cynégétiques ancrées dans le terroir. Un "en même temps" apprécié à l'Élysée.
Iconoclaste ? Sûrement. Dans un milieu où les « traditions » sont souvent mises en avant, Willy Schraen ne craint pas de bousculer les habitudes. Après avoir conquis la Fédération des chasseurs du Pas-de-Calais en 2010, il s'est imposé six ans plus tard à la tête de la Fédération nationale des chasseurs pour s'asseoir dans un fauteuil longtemps détenu par le Berrichon Charles-Henri de Ponchalon (décédé en 2014). Avec très rapidement l'envie de secouer une maison où l'ambiance était feutrée et la communication souvent timide... L'homme des Hauts-de-France, lui, n'a pas de pudeurs médiatiques : aucun sujet ne l'effraie, clame-t-il, dès lors qu'il s'agit de défendre la chasse et son gros million de pratiquants en France, face à des attaques venues de plusieurs fronts.

"Une écologie pratique"
« Nous en sommes toujours à devoir gagner la bataille des idées, car pendant cinquante ans nous avons été sur la défensive et nous nous sommes cachés, constatait-il en marge du récent Game fair, à Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher). Nous avons laissé nos adversaires développer leur propagande, au lieu d'être fiers de ce que nous sommes. Dans notre pays, l'ensemble des actions pour la biodiversité représentent un investissement annuel de 4 milliards d'euros! C'est une écologie pratique qui s'oppose à l'écologie dogmatique. »
Reste qu'à l'heure des réseaux sociaux, le concept n'est pas facile à vendre à une opinion publique de plus en plus coupée de la « ruralité ». Surtout quand les chasseurs avancent avec plusieurs cailloux dans leurs bottes : les lâchers de gibier de tir, l'engrillagement de vastes territoires - un gros point de friction en Sologne - et plus généralement tout ce qui touche à la souffrance animale.
Pas de quoi désarçonner un Willy Schraen combatif en diable, à la tête d'une équipe où figure le Loir-et-Chérien Hubert-Louis Vuitton, président des chasseurs du Centre-Val de Loire.
« Sur tous ces sujets, j'ai décidé de prendre l'initiative, réplique-t-il. En ce qui concerne l'engrillagement, je considère qu'il n'est pas acceptable de créer des espaces clos afin de se soustraire aux lois qui régissent la chasse. Et j'ai demandé au ministre Sébastien Lecornu de prendre des mesures pour interdire la pose de nouveaux grillages. Attention, il faut faire la différence entre les enclos et des parcs gérés par des professionnels dont c'est le métier, et qui font l'objet d'un suivi sanitaire régulier. Mais je ne suis pas d'accord avec le fait de tuer des montagnes de gibier dans de grandes cages! Dans le cas des sangliers, il faut faire attention à des concentrations excessives, alors que la peste porcine africaine est à nos portes. D'ailleurs, je soutiens avec la filière porcine française l'interdiction d'importer des animaux en provenance des pays d'Europe de l'Est qui sont déjà touchés par cette maladie. »
Quant aux lâchers de « cocottes », cousines des « galinettes cendrées » popularisées par le décapant sketch des Inconnus qui a mis le doigt là où cela fait si mal et que les chasseurs traînent comme un boulet, ce n'est pas non plus la tasse de thé du président Schraen. « Là encore, il y a d'une part des entreprises, des professionnels, qui font correctement leur travail, qui ont des codes, et que je respecte, précise-t-il. Mais il y a des poulaillers à ciel ouvert qui n'ont rien à faire dans le monde de la chasse! » Il plaide donc en faveur d'une réglementation beaucoup plus contraignante en la matière. En dehors bien sûr des opérations de repeuplement menées avec des oiseaux dits naturels et qui font l'objet de mesures de gestion.
Le volet de la souffrance animale lui donne aussi l'occasion d'asséner quelques propos musclés. Willy Schraen défend une chasse éthique et s'insurge contre les actions violentes de militants veganes « antispécisme », qui veulent imposer parfois par la force « une nouvelle norme sociale. » Dans les Hauts-de-France, ces dernières semaines, des boucheries-charcuteries ou des poissonneries ont fait ainsi l'objet de dégradations.
« Ces personnes refusent les liens hiérarchisés entre les hommes et les espèces animales, observe le président national des chasseurs. Pour eux, l'humain n'a pas plus de droits qu'un poisson rouge. Désolé mais non, ce n'est pas pareil... »

La radicalisation violente de certains antichasse l'inquiète
Lui-même a reçu des menaces de mort et il s'inquiète d'une radicalisation parfois violente des antichasse, notamment à l'encontre des équipages de vénerie, alors que les incidents se sont multipliés au cours du dernier hiver, surtout au nord de la région parisienne. « Quand vous avez des centaines de types équipés de cagoules noires et de battes de base-ball dans les bois, ce n'est pas pour ramasser des champignons, tonne-t-il. En fin de saison, en forêt de Compiègne, il régnait un climat de guerre civile. Si l'État ne fait rien, il y aura un drame. Le droit de chasse est un acquis républicain, il doit être respecté! L'avenir de la chasse française dépend du respect de toutes ses traditions, et de tous les modes de chasse. Nous ne lâcherons rien sur ce sujet et la vénerie a notre soutien total. L'entrave au droit de chasse doit devenir un délit. »
Néanmoins, Willy Schraen tient aussi compte du pouvoir dévastateur de certaines images propagées sur les réseaux sociaux. Pour perdurer, la chasse à courre va devoir s'adapter : dès lors qu'un animal se réfugie dans un jardin privé, une zone urbaine, il devrait être gracié.
Pour durer et séduire les jeunes générations, la chasse hexagonale a un autre défi devant elle : celui de la raréfaction du petit gibier de plaine, pénalisé par l'appauvrissement des biotopes et certaines pratiques culturales. A ce propos, Willy Schraen n'a pas craint de bousculer le monde agricole en dénonçant les effets du glyphosate et des insecticides néonicotinoïdes, ce qui lui a valu des échanges tendus avec Christiane Lambert. En retour, la présidente de la FNSEA l'avait attaqué sur la question des dégâts de grand gibier (qui sont indemnisés par les chasseurs, NDLR). Je te tiens, tu me tiens...
Au sein des fédérations départementales, cette passe d'armes a été diversement vécue, car les agriculteurs y sont bien représentés. Alain Belloy, président des chasseurs d'Indre-et-Loire et céréalier, a proposé une sortie par le haut de ce conflit : d'accord pour l'interdiction de ces produits phytosanitaires... mais à condition que les produits importés respectent des normes identiques.
« Il faut fournir un effort collectif en faveur de la petite faune sauvage », conclut Willy Schraen qui met en avant la « passion des terroirs » des chasseurs et leur souci de conserver la biodiversité.
repères
Une proximité avec Emmanuel Macron
Willy Schraen, qui entretient une relation personnelle avec Emmanuel Macron, a ses entrées à l'Élysée. Il a rencontré le président de la République à plusieurs reprises, et notamment à Chambord où le chef de l'État était venu fêter son 40 anniversaire, en décembre dernier. « Nous sommes de la même région et je connais bien sa belle famille, qui compte beaucoup de chasseurs », confie le président de la FNC. Pendant la campagne présidentielle, le candidat Macron était venu proposer sa vision de la chasse devant les instances cynégétiques. « Aujourd'hui, il fait ce qu'il a dit », souligne Willy Schraen. Dans les tuyaux, entre autres mesures: un permis national ramené à 200 voire 150 €, la « gestion adaptative » des espèces et aussi la réorganisation de la police de l'environnement (et donc de la chasse) au sein d'un nouveau corps de « police rurale » qui puiserait la majeure partie de ses effectifs au sein de l'actuel Office national de la chasse et de la faune sauvage. Lequel ONCFS resterait indépendant de la toute nouvelle Agence française pour la biodiversité. « Sur ces dossiers, nous sommes pragmatiques, nous n'avons pas de positions idéologiques », insiste Willy Schraen qui discute avec le secrétaire d'État Sébastien Lecornu. Et pas avec le ministre Nicolas Hulot, qu'il n'apprécie guère et considère comme un militant antichasse.


Christophe Gendry
Publié par : centre-presse.fr

Lundi 18 Juin 2018
   Loir-et-Cher - 41
Une réforme de la chasse globale
 
Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs, a évoqué l’actuelle réforme de la chasse.
Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs, a évoqué l’actuelle réforme de la chasse.
© Photo NR -
lanouvellerepublique.fr

« J’y vais pour gagner et récupérer ce que la chasse a perdu. » Cette phrase de Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs, a été largement applaudie hier au Game fair.
Une sortie en référence à la réforme de la chasse en cours. Le patron des chasseurs accumule les rendez-vous sur Paris. « Ce ne sera pas une réformette, quand la porte s’ouvre, il faut savoir l’ouvrir en grand. C’est le moment, on a un président de la République qui est à l’écoute, il faut poser la copie pour les trente ans qui viennent. »
Willy Schraen a annoncé l’idée d’un permis unique en France, en lieu et place du permis national et départemental. Un titre à 150 € maximum. « Cela implique un équilibre financier complexe, je ne veux pas déshabiller les fédérations pour le prix du permis. On tranchera en juillet. »
La souffrance animale est revenue dans la discussion. Le président de la FNC rappelant qu’il y a des règles éthiques à respecter. « Sur des questions comme celle-là, ou le lâcher de gibiers, l’engrillagement, il faut arrêter de fermer les yeux. »
Il milite pour une formation à effectuer tous les dix ans.
« Pour parler souffrance animale, des règles juridiques, des espèces, sécurité. Ça ne serait pas un examen, mais une journée de formation. » L’objectif final de la réforme est d’augmenter le nombre de chasseurs en France, actuellement à 1,1 million de pratiquants.

Publié par : lanouvellerepublique.fr

 Non, il n’y aura pas d’examen éliminatoire tous les 10 ans
pour les chasseurs !


Capture d'écran source : videos-de-chasse.fr
 
Les chasseurs seront mis à jour tous les 10 ans.
 
Dans l’interview mené sur RMC le 31 Mai. Nous avons pu entendre un point méconnu qu’avait soulevé Perea Alain député (LREM) de l’Aude, Co-président du groupe d’études chasse.
« Une des pistes sur lesquelles nous travaillons en accord avec la fédération, ce serait que régulièrement nous puissions avoir des tests qui permettent de revalider notre permis » rapporte-t-il.
Nous savions que le projet était de suivre et accompagner les chasseurs, mais pas de leur retirer leur permis avec des tests comme l’annonce monsieur Perea Alain.
Mais pour le président de la fédération nationale des chasseurs  Willy Schraen, ce n’est pas exactement le même discours, une légère nuance qui à toute son importance.

Il prend la parole aujourd’hui pour faire le point :

Capture d'écran source : videos-de-chasse.fr

Permettez-moi de revenir sur une erreur annoncée par un intervenant sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin ce matin :
- Le second point de la réforme sera d’assurer une formation continue des chasseurs, avec souplesse et sans aucune lourdeur.
- Ce qui est une proposition de la FNC est de faire en sorte que tous les 10 ans et sous une forme à définir chaque chasseur soit informé des nouvelles règles et prenne en compte les évolutions technologiques.
- Cela ne sera en aucun cas un examen ou un contrôle, mais un passage utile pour maîtriser les informations indispensables afin de pratiquer dans les règles et en toute sécurité.
- Contrairement à ce qui est parfois affirmé dans les médias, ce ne sera absolument pas une nouvelle contrainte ou une sanction, mais un plus en terme de formation continue.
- Il ne faut y voir ni un nouvel examen ni une procédure contraignante.
- Nous n’avons pas encore engagé les négociations et c’est nous qui sommes force de propositions pour une version pragmatique de cette mesure.
- Cela a le mérite d’être clair pour tout le monde.
Julien Barraquand
Publié par : videos-de-chasse.fr <= CLIQUEZ POUR VISIONNER LES VIDEOS

Jeudi 8 Février 2018
 
Willy Schraen s’exprime sur la chasses aux oies
et les dossiers en cours


Illustration source : chassepassion.net
 
Willy Schraen s’est exprimé le 5 février soir sur son compte Facebook à travers un message assez long (voir ci-dessous)
Le président de la FNC a souhaité une nouvelle fois réaffirmer sa volonté sans faille de faire bouger les choses. On sent un président touché d’avoir perdu un combat qui lui est cher, à savoir la chasse aux oies en février, mais on y voit aussi beaucoup de détermination et un homme qui maintient son cap en vue des grands changements annoncés de 2018 : permis national à 200€, loi de finances de la chasse…
On y apprend d’ailleurs que Willy Schraen rencontrera le président de la République en personne le 15 février prochain, une étape quasi décisive pour l’avancée des gros dossiers. D’ici là le président de la FNC exhorte les chasseurs qui manifesteront à éviter tout débordement pour ne pas compromettre ces avancées.
"Chers amis chasseurs,

Quelques jours se sont écoulés depuis ma dernière publication après le revers que nous avons essuyé concernant la chasse des oies en février. Ce fut un moment difficile, où j’ai appris que l’échec n’était pas facile à vivre, ni pour vous, ni pour moi. j’accepte les reproches des uns et des autres, et je vous redis que ce dossier reste prioritaire. Il est légitime de réguler les oies en février, et je porterai devant le président de la république, ce dossier qui est devenu un des grands symboles des chasseurs de gibier français. Ce n’est pas le seul, et je continue à me battre sur tous les tableaux. D’autres acquis feront l’objet de futures attaques, et je sais que les nuits seront courtes, mais je ne peux rien lâcher, et je ne lâcherai rien. J’ai voulu que les choses soient transparentes vis à vis de vous, et je continuerai à vous informer de l’ensemble de la situation. Je sais que la chasse du grand tétras semble lourdement menacée, comme le renard que certains rêvent de protéger partout en France, et cela dans les plus brefs délais.
Je commence demain un grand tour des régions françaises pour présenter aux présidents de fédération le projet de réforme du permis national à 200€. Là encore, les choses mériteront un engagement sans limite de toute mon équipe pour que nous arrivions à convaincre tous nos collègues que c’est le sens de l’histoire que de redonner une plus grande accessibilité financière a la chasse, si nous voulons que celle-ci se développe à nouveau. Nouveau challenge, et pas dès moindre !
Un dernier point. Je rencontrerai le président de la république le 15 février prochain dans un tête à tête que lui même a souhaité. J’ai beaucoup de choses à évoquer avec lui, et je sais que comme moi, vous attendez des réponses claires à toutes nos questions et préoccupations ( oies, nuisibles, chasses traditionnelles, permis à 200€…).
Tant que ce rendez-vous ne sera pas passé, je ne ferai aucune démarche publique successible de mettre en danger les négociations qui ont déjà débutées. Je vous rappelle que manifester pour exprimer sa colère est légitime, mais que si les choses devaient déraper, vous risqueriez de compromettre l’avenir de tous. Je ne suis pas contre la manifestation, il faut juste choisir le bon moment, le bon endroit, et surtout savoir rassembler l’ensemble des composantes de la ruralité pour que la démarche porte ses fruits. Rien ne justifie cela pour l’instant, même si nous n’avons pas pu chasser les oies cette année! Rien n’est perdu pour l’avenir, je vous demande encore un peu de patience, et surtout votre soutien sans fialle, car c’est dans celui-ci que je puise toute mon énergie a me battre pour la chasse et les chasseurs de France.

amitiés en st Hubert
willy Schraen

 Publié par : chassepassion.net
 

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