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LA MISE BAS

 
 
La mise bas de la chienne


 

Préparatifs pour la mise bas et mise bas

 
Désinfecter à l'eau de Javel le local ou aura lieu la mise bas.

L'idéal est d'installer une caisse de mise bas d'environ un mètre cinquante sur un mètre cinquante dotée sur son pourtour de baffes anti-écrasement. L'écrasement des chiots nouveaux-nés par la mère est une des principales causes de mortalité chez les chiots de moins de quinze jours.

En période de froid, prévoir aussi une lampe chauffante car les chiots ne régulent pas d'eux-mêmes leur température (et le chaud empêche l'herpès virose de se développer).

Vingt-quatre à quarante-huit heures avant la mise bas, la chienne peut commencer à montrer des signes de nervosité. Douze à vingt-quatre heures avant, une chute du taux de progestérone provoque une baisse d'environ un degré de la température corporelle de la  chienne  durant  quelques  heures. En prenant la température deux fois par jour, il est possible de détecter ce changement temporaire de température.

Le  premier  chiot  arrive  à  la  faveur  d'une  contraction  plus puissante  que  les  précédentes.
Il est  expulsé  avec  sa poche remplie de liquide amniotique. Si la mère ne le fait pas, il faut percer  la  poche  avec  les  doigts,  frictionner  le  chiot  et  le présenter à la mère pour qu'il tète très vite le colostrum.

Dans l'idéal,  il n'y a rien à faire, la mère  se débrouille toute  seule, lèche énergiquement  son chiot et mange poche  amniotique  et placenta. C'est  un  fortifiant  pour  elle  mais  sur  une grosse portée, si elle mange toutes les poches, cela peut lui provoquer une diarrhée.

Le délai d'expulsion entre deux chiots varie entre dix minutes et deux heures. Au-delà de ces deux heures, il y a lieu de s'inquiéter, voire de consulter le vétérinaire. A partir du premier chiot et durant deux, trois jours, il est bon de donner à la chienne du Wombyl qui facilite l'expulsion des chiots et des mucus vaginaux, prévenant ainsi toute infection.
 
Après la naissance, la mère lèche ses produits pour libérer
les annexes et inciter leur respiration.

Source iconographique :
www.amisdubeauceron.org
Il y a problème lorsque :
  • La gestation dépasse 70 jours
  • II y a des contractions actives mais pas d'expulsion de chiot après  une heure.
  • Il n'y a plus ou presque plus de contractions quatre heures après un chiot alors qu'on sait qu'il en reste à l'intérieur (d'où l'utilité d'avoir procédé  à  un  contrôle  radio au quarante­ cinquième jour).
  • Présence  d'un  écoulement  vaginal  anormal  (la  couleur verdâtre de l'écoulement est normale).
  • La chienne parait très abattue.
La césarienne
 
Quand la mise bas ne se passe pas bien, le vétérinaire devra peut-être pratiquer une césarienne.
Parfois certaines chiennes : bouledogues français ou bulldogs anglais ou des chiennes ayant un rétrécissement du bassin suite à un accident ne peuvent pas mettre bas par les voies normales.
Très sûre de nos jours, la césarienne se fait sous anesthésie locale, générale ou péridurale.
Toutefois, l'instinct maternel n'est pas toujours au rendez-vous quand on donne les chiots à l'opérée.
Pendant quelques heures, il faut surveiller la petite famille.


 
Source iconographique : www.vetebrasseur.be
 

L'avortement

Il arrive fréquemment que les chiennes se fassent saillir accidentellement. Il faut savoir que presque 50% des chiennes saillies ne seront pas fécondées. Sachant cela, la nécessité de confirmer la gestation parait évidente avant d'induire un avortement. L'avortement ne peut être induit que par un vétérinaire.

Chaque avortement est à adapter au cas par cas. Il existe des règles de base à respecter mais le protocole utilisé est choisi par votre vétérinaire. Il faut savoir que l'on ne fait pas avorter plus de 40 jours après la saillie, car les chiots ossifiés sont expulsés par la mère, ce qui est assez traumatisant. Lorsque l'avortement est induit avant, il y a résorption des chiots.
 
Il est possible de faire avorter une chienne « à l'aveugle». On conseille tout de même d'attendre la fin des chaleurs. Mais comme presque 50% des chiennes saillies ne sont pas pleines, en pratiquant de cette manière, 1 fois sur 2 on induira un avortement sur une chienne non gestante. C'est pourquoi, en règle générale, on conseille d'attendre 25 jours après la saillie, afin de réaliser une échographie de contrôle de gestation. Si la chienne est effectivement gestante, il sera encore temps de la faire avorter.

"Il n'existe pas chez la chienne de « pilule du lendemain », à ne pas confondre avec un éventuel avortement effectué dès le lendemain de la saillie." Les molécules actuellement disponibles pour l'avortement sont sans risque pour la santé de l'animal. Elles sont relativement chères, et c'est bien pour cela que l'on préfère attendre de confirmer la gestation avant de les utiliser. Les œstrogènes, que l'on employait auparavant étaient certes, moins chers mais pouvaient compromettre la fertilité de la chienne.

En pratique, un avortement nécessite deux injections à 24 heures d'intervalle.
Il est indispensable de vous renseigner très tôt chez votre vétérinaire afin de pouvoir trouver la meilleure solution, adaptée à la situation.

Pour mettre toutes les chances de son côté, il faut respecter certaines règles :
  • La première mise bas de la chienne doit être programmée avant 3 ans.
  • Lors de la première mise bas, la filière pelvienne peut se dilater, les articulations du bassin sont encore souples. Cette déformation, minime, reste acquise pour toute la vie.


 
 
 
 
Les soins aux chiots




 
Il faut mettre les chiots à la mamelle très rapidement après leur naissance afin qu'ils ingèrent le précieux colostrum, lait  riche en anticorps que la  mère produit le premiers jour après la naissance.
 
Durant la première quinzaine, une pesée quotidienne  des chiots, sur une balance de ménage, en identifiant  bien chaque chiot, permettra de suivre leur combe de poids et d'agir rapidement si l'un des chiots ne prend pas de poids, auquel cas il peut s'avérer nécessaire de complémenter son alimentation avec des biberons de lait artificiel, en particulier lors d'une nombreuse portée. Les chiots ouvrent les yeux aux alentours du douzième jour de vie.

Vers la troisième ou quatrième semaine, vous pouvez débuter le sevrage en introduisant des croquettes imbibées d'eau ou de lait maternisé pour chiots en complément de l'allaitement maternel.

Ces croquettes sont, au début, mixées ou écrasées à la fourchette pour en faire une bouillie. Du fait de la petite taille de leur estomac, les quantités d'aliment doivent être très petites au début et distribuées en quatre ou cinq repas dans la journée.

Dès  la troisième  semaine de vie,  vous pouvez vermifuger les chiots qui sont très sensibles aux vers intestinaux. Uiilisez par exemple Dronstop qui est facile à doser pour les chiots de très petite taille.

La vermifugation sera renouvelée tous les quinze jours jusqu'à l'âge de deux mois, puis tous les mois jusqu'à 6 mois.

Bien entendu la mère sera vermifugée en même temps que la portée.

 
A partir de six semaines environ, vous pouvez passer bouillies au croquettes sèches, en mettant une gamelle d'eau à disposition.

La socialisation  des chiots commence dès l'âge d'un mois (voire avant), en manipulant souvent les chiots, en leur faisant entendre des bruits variés,  en  leur faisant rencontrer personnes.

Attention toutefois à l'hygiène : faites laver les mains à toute personne avant manipulation des chiots.

Attention aussi aus  propriétaires de meutes qui  seraient amenés à vous rendre visite : la parvovirose, communément appelée gastro et grande tueuse de chiots, ne se voit pas mais se transmet très bien.

A l'âge de deux mois, les chiots seront sevrés et recevront leur premier vaccin, à renouveler le mois suivant.

Quant à la mère, pour faciliter un bon retroussement de ses mamelles, il peut être utile de les lui masser quotidiennement avec du Synthol.
 
 
Propos recueillis par Bernard de Lacheisserie auprès du Docteur l.V.vétérinaire dans la Drôme.
Publié par Chien-Courant-juillet 2013 p.55.56


 


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