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Willy Schraen, patron des chasseurs
 
Dimanche 9 Décembre 2018
Gilets jaunes :
le président de la Fédération nationale des Chasseurs
prend la parole
 
 

Photo :  DR - Source : breizh-info.com
 
Willy Schraen, Président de la Fédération Nationale des Chasseurs, vient de publier une lettre ouverte aux chasseurs de France, à propos des Gilets jaunes et de la contestation populaire, que nous reproduisons ci-dessous :

Chers amis chasseurs,

Vous êtes nombreux à vous interroger sur l’avenir de la chasse et de façon plus large sur le devenir de nos territoires ruraux. Ce sujet, je le connais mieux que personne, et depuis près de 10 ans, j’ai défendu cette cause bec et ongles devant l’Etat. Pour la partie chasse, vous l’avez tous compris, les choses vont se passer comme le Président de la République nous l’avait promis. Oui nous aurons un permis national à 200€, oui rien ne changera pour nos permis départementaux, et oui nous chasserons bien les oies en février ! Je vous le dis sans aucune ambiguïté, les réponses qui m’ont été apportées, ont définitivement levé les doutes qui pouvaient encore exister.

Ce qui m’inquiète à présent, c’est la situation insurrectionnelle qui se met en place en France depuis trois semaines. Au départ, ce mouvement était issu du monde rural et avait toute sa légitimité dans ses revendications. Cela fait de nombreuses années que nous sommes pris, nous ruraux, pour des cons ou des vaches à lait, et qu’on nous emmerde à grands coups de taxes et d’interdits.

Soyons clairs, les 80km/h du premier ministre, et les taxes écologiques de Hulot, ont fini ce travail de colère montante, en une explosion populaire légitime. Oui je suis pour un changement radical, parce que tout comme vous, je m’intéresse d’abord à la fin du mois, avant de m’occuper de la fin du monde. Je ne supporte plus tous ces écolos bobos qui nous donnent des leçons de savoir-vivre environnemental en nous faisant les poches du matin au soir, comme je ne supporte plus non plus tous ces faux-culs de politiques extrémistes et populistes de droite et de gauche qui sont en train de se servir de ce mouvement pacifiste pour accéder à leur rêve révolutionnaire !

Parce que nous en sommes là ! La France entre dans une phase insurrectionnelle sans précédent, et on est en train de servir la soupe politique à des personnes qui n’ont rien à voir avec les problèmes des ruraux. Depuis quelques heures, les revendications n’ont plus rien à voir avec le mouvement initial. On veut désormais faire tomber l’Etat et la République ! Mais que va-t-il sortir de ce merdier pour les ruraux et les chasseurs que nous sommes. Sûrement comme souvent dans ces cas-là, un grand gourou à la sauce Mélenchon qui, rassurez-vous, n’en a rien à faire des ruraux et encore moins des chasseurs. Ce sont bien ces mêmes politiques qui veulent nous prendre la chasse du dimanche, des jours fériés et des vacances pour aller au bout de leur extrémisme écologique. C’est bien les mêmes Brigitte Bardot et compagnie qui disent qu’on a qu’à faire payer les chasseurs pour éponger la taxe écologique sur les carburants ! C’est bien les mêmes gauchos écolos d’AVA qui sont désormais soutenus à visage découvert par des députés de la France insoumise.

Je ne suis peut-être plus à ma place à travers ces quelques lignes, mais je peux déjà vous prévenir que du néant, ce n’est pas nous qui sortirons grandis !

Beaucoup se taisent, beaucoup attendent en espérant sortir les bénéfices politiques de tout cela, moi je dis que les vrais ruraux et les chasseurs que vous êtes n’ont rien à faire dans cette guerre civile qui se prépare. Ne soyez pas manipulés pour des causes qui sont contraires à nos intérêts, et qui demain sonneront le glas de nos espoirs.

Mais moi j’aime mon pays, je l’aime pour le voir changer et pour que chacun y trouve mieux sa place, je l’aime pour m’y investir à fond pour que les choses changent, mais je l’aime aussi avec ses qualités et ses défauts et surtout je ne l’aimerai jamais en lui faisant du mal !

Jamais je ne pourrai soutenir ceux qui font tout pour tuer des gendarmes et des policiers.

J’imagine bien le déferlement de haine que provoqueront mes propos, mais qu’importe, j’ai toujours dis ce que je pensais, j’ai toujours été un homme libre et ça le restera. Je n’ai jamais été acheté par personne, et sûrement pas par le Président de la République, mais je lui reconnais la volonté d’essayer là où tous ont renoncé, comme je le remercie d’avoir écouté la chasse comme personne ne l’a jamais fait.

Si 74% des français soutiennent ce merdier, et bien libre à eux, moi je ferai partie des 26% qui pensent que tout casser ne sera jamais la solution. Rassurez-vous, si les choses continuent comme elles sont parties, vous n’aurez plus besoin de moi ni de vos institutions rurales et cynégétiques, car la chasse mourra sous la pression d’un nouvel ordre qui ne sera sûrement pas celui dont certains ont pu rêver.

Je souhaite à tous de passer une très bonne journée de chasse samedi prochain, l’air de la nature sera bien meilleur à respirer que celui des ronds-points ou des lacrymogènes !

Vive la ruralité !
Vive la chasse !

             Willy Schraen, Président de la Fédération Nationale des Chasseurs

[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Publié par : breizh-info.com
Jeudi 25 Octobre 2018
 
Le président de la Fédération nationale des chasseurs
dénonce un "'chasse bashing' en ce moment"

 

Willy Schraen se désole sur Europe 1 des "problèmes et accidents gravissimes" liés à la chasse mais estime qu'elle doit pouvoir se pratiquer en même temps que d'autres activités".
INTERVIEW

Alors que les accidents de chasse se multiplient depuis le début de la saison, les chasseurs sont la cible de nombreuses critiques. Un vététiste a notamment été tué la semaine dernière. Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs, a tenté de s'en expliquer au micro de Matthieu Belliard sur Europe 1.

En Haute-Savoie, un chasseur tue un jeune homme sur un VTT :
"Ce qui est arrivé est dramatique et ne doit pas arriver."
S'il reconnaît que "ce qui est arrivé est dramatique et ne doit pas arriver", il estime que cela est dû au beau temps qui s'est prolongé après l'été. "On a beaucoup de gens dans la nature en général, ce qui explique malheureusement les problèmes et les accidents gravissimes", explique-t-il, tout en condamnant un "chasse bashing' en ce moment".
Ces accidents soulèvent notamment la question du partage de la nature, sur lequel Willy Schraen pointe "un contentieux depuis quelques années" : "La chasse doit pouvoir se pratiquer en même temps que d’autres activités."

"Très peu d'accidents" dans les forêts d'Etat.
Concernant les territoires, il dissocie la propriété privée et les forêts d'Etat, sur lesquelles il y a "très peu d'accidents" car elles sont soumises "à un cadrage très fort au niveau de la chasse". En revanche, "92% de la forêt française est privée", assure-t-il. Certains chasseurs pourraient donc être tentés de clôturer leur terrain afin de pouvoir chasser tranquillement, sans prendre le risque de blesser des promeneurs. "Ça, je ne le veux pas !", s'exclame Willy Schraen.

Quand on se balade en forêt, "il faut juste faire un petit peu attention".
Il se montre par ailleurs totalement opposé à l'idée d'un découpage plus cadré du temps de chasse et du temps des loisirs pour éviter que les deux ne s'entrechoquent. Chacun a le droit de faire ce qu'il souhaite lorsqu'il est chez lui, estime-t-il.
Selon lui, "quand on pénètre dans une forêt, qui forcément appartient à quelqu'un, il faut juste faire un peu attention". Il préconise de prendre "des petites mesures de bon sens", comme par exemple porter "un gilet fluo, ce qui permet d'être repéré", ou faire "un petit peu de bruit" lorsque l'on aperçoit des chasseurs.

Le ministre des Relations avec le Parlement appelle les chasseurs "à la responsabilité".
Marc Fesneau, le nouveau ministre des Relations avec le Parlement, lui-même chasseur, a pour sa part appelé les chasseurs "à la responsabilité", mardi matin sur Europe 1. "La plupart des accidents de chasse sont des accidents d'imprudence de la part des chasseurs", a-t-il rappelé à cette occasion.
Publié par : europe1.fr

Samedi 16 Septembre 2018
 
«Enlevez la chasse,
c’est un château de cartes qui s’effondre»,
martèle Willy Schraen, patron des chasseurs  
 

Willy Schraen est président de la Fédération nationale des chasseurs depuis août 2016. PHOTO PHILIPPE PAUCHET
Willy Schraen est président de la Fédération nationale des chasseurs depuis août 2016.
Photo  Philippe Pauchet - VDNPQR-Source :
lavoixdunord.fr

À 49 ans, Willy Schraen est le président de la fédération nationale des chasseurs et de celle du Pas-de-Calais, la deuxième de France. Alors que la saison du petit gibier ouvre ce week-end, ce chasseur originaire de l’Audomarois qui murmure à l’oreille d’Emmanuel Macron milite pour que les chasseurs soient perçus comme d’authentiques écologistes et désigne ses adversaires.

– La saison de chasse s’ouvre ce dimanche alors que la fédération nationale des chasseurs vient de lancer une campagne d’affichage intitulée : « Les chasseurs, premiers écologistes de France ». S’agit-il de gagner la bataille de l’opinion ?
« Pendant des années, les chasseurs, attaqués, se sont cachés. C’était une erreur majeure. La chasse ne se résume pas à des gens qui tuent des animaux. Elle a une importance considérable dans les équilibres des écosystèmes et de la biodiversité et est une composante essentielle de la ruralité. Ce n’est pas une fierté. Il s’agit simplement de rétablir la vérité, contre les mensonges depuis plusieurs années. »
– Mais nombre d’espèces déclinent, notamment d’oiseaux. Quelle est la part de responsabilité des chasseurs ?
« Aucune espèce ne décline en France à cause de la chasse. Prenez la perdrix grise. Sa chasse a été fermée sur bien des territoires, mais pas le Pas-de-Calais. Si on n’était pas là pour s’en occuper toute l’année, pour aménager le territoire pour que les jeunes puissent trouver des insectes sur des surfaces agricoles, préserver les zones humides, réguler les prédateurs qui pullulent dans des proportions anormales comme le chat, il n’y aurait plus de perdrix grise. L’écologie de comptoir, c’est très amusant, et celle des comptoirs dorés de Paris encore plus. Mais qui se remonte les manches sur le territoire ? Qui plante entre 20 et 40 km de haies par département ? Qui plante entre 200 et 1000 îlots arbustifs par an sur les territoires ? Pas pour la chasse, le nombre prélevé est anecdotique, mais pour l’ensemble de la biodiversité. Enlevez la chasse, c’est un château de cartes qui s’effondre. »

« La chasse est un droit en République »
– Vous parlez de « guerre de religion », de « menaces », de « Khmers verts » pour désigner vos adversaires. Vous êtes en guerre aujourd’hui ?
« Nous non. Mais d’autres nous la déclarent, y compris physiquement. Que des gens fassent une pétition contre la vente de produits de chasse à Decathlon, ça ne me dérange pas, c’est la démocratie. Mais quand des gens cavalent au milieu de la forêt avec des cagoules et des battes de baseball, pour entraver la chasse, ça n’est pas pacifiste. Je mets ces agissements au même plan que ceux qui s’en prennent aux bouchers ou des poissonniers. C’est lié : c’est le rejet d’un mode de vie, des traditions, de la liberté. La chasse est un droit en République. »

– C’est la ville contre la campagne ?
« Non, c’est les «c.»  contre les gens qui ont du bon sens ! Il y a une dérive. Aujourd’hui ce sont les chasseurs. Demain quoi ? Les gros, les chauves ou les barbus ? Qu’est ce que c’est que cette intolérance ? Ça dépasse le cadre de la chasse. »
  • « Il y a un vrai problème écologique, je suis d’accord pour le dire »
– Pour autant, vous êtes en ce moment choyés par les pouvoirs publics : vous gouvernez la Région aux côtés de Xavier Bertrand, vous avez l’oreille d’Emmanuel Macron…
« Non, ce sont les pendules qui sont remises à l’heure, enfin. Ceux que vous citez ont simplement le courage de dire que la chasse, qu’on aime ou pas, fait partie de la ruralité, de la biodiversité, que les chasseurs en savent parfois beaucoup plus que des gens qui restent dans les salons des grandes villes bien au chaud. C’est le début d’une prise de conscience. »

– Estimez-vous être les seuls à avoir l’expertise dans le domaine environnemental ?
« Non, ce serait stupide. Nous demandons l’approche scientifique et la collégialité. Mais ce qu’on demande aussi, c’est d’être entendus sur les compétences de terrain qui sont les nôtres. Nous voulons simplement nous mettre autour de la table avec tout le monde. Les visions écologistes se respectent. Il y a un vrai problème écologique, je suis d’accord pour le dire. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut écraser tout le monde. »

60 000 chasseurs dans le Nord et le Pas-de-Calais
Ce dimanche s’ouvre la nouvelle saison de chasse au petit gibier de plaine. On dénombre 60 000 chasseurs pour le Nord et le Pas-de-Calais, deuxième fédération de France. Un chiffre qui s’est érodé régulièrement depuis 25 ans, admet Willy Schraen.
Pour tenter de l’enrayer, Emmanuel Macron a récemment validé la baisse de 400 à 200 € du permis national qui permet à son détenteur de chasser partout sur le territoire. «  Cela va permettre de créer une forme de mobilité pour les jeunes, il fallait revenir à quelque chose de plus réaliste. En outre, il y a des territoires, dans le sud de la France où l’on manque de chasseurs, ce qui est problématique eu égard à la prolifération des sangliers qui font des ravages. Cela va permettre une meilleure régulation.  »

«Qu’[Hulot] prenne le prétexte de la chasse pour partir, c’est petit»
Le patron des chasseurs est revenu sur le départ du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, au lendemain d’une réunion à l’Élysée à laquelle il participait et qui selon l’ancien animateur a précipité sa décision.

–  En quoi le départ de Nicolas Hulot est-il une bonne nouvelle pour vous ?
« Il a passé 35 ans de sa vie à faire de l’argent contre les chasseurs sur qu’il n’a pas arrêté de taper. Ce serait d’une hypocrisie incroyable de faire comme des tas de gens qui ont dit regretter et qui derrière disaient : «bon débarras». Je n’ai rien contre l’homme. Mais qu’un ministre qui a fait du dogmatisme écologique anti-chasse pendant 35 ans s’en aille, oui c’est une bonne nouvelle. Ce qui m’a fâché, c’est qu’il prenne le prétexte de la chasse pour partir. Je pense qu’il voulait partir, et pour cela il fallait un bon prétexte pour ses amis, pour sortir de ce monde politique. Taper sur la chasse fédère la plupart de ses amis. C’est vraiment petit. »
–  Espérez-vous de meilleures relations avec François de Rugy ?
« C’est un politique, un pragmatique, ce sera donc différent. Ce n’est pas un ami de la chasse, mais c’est notre ministre de tutelle. Je n’ai aucun a priori, nous le verrons bientôt. »

Recueilli Par Sébastien Leroy
Publié par : lavoixdunord.fr

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