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Willy Schraen, patron des chasseurs
 
Samedi 16 Septembre 2018
 
«Enlevez la chasse, c’est un château de cartes qui s’effondre»,
martèle Willy Schraen, patron des chasseurs  
 

Willy Schraen est président de la Fédération nationale des chasseurs depuis août 2016. PHOTO PHILIPPE PAUCHET
Willy Schraen est président de la Fédération nationale des chasseurs depuis août 2016.
Photo  Philippe Pauchet - VDNPQR-Source :
lavoixdunord.fr

À 49 ans, Willy Schraen est le président de la fédération nationale des chasseurs et de celle du Pas-de-Calais, la deuxième de France. Alors que la saison du petit gibier ouvre ce week-end, ce chasseur originaire de l’Audomarois qui murmure à l’oreille d’Emmanuel Macron milite pour que les chasseurs soient perçus comme d’authentiques écologistes et désigne ses adversaires.

– La saison de chasse s’ouvre ce dimanche alors que la fédération nationale des chasseurs vient de lancer une campagne d’affichage intitulée : « Les chasseurs, premiers écologistes de France ». S’agit-il de gagner la bataille de l’opinion ?
« Pendant des années, les chasseurs, attaqués, se sont cachés. C’était une erreur majeure. La chasse ne se résume pas à des gens qui tuent des animaux. Elle a une importance considérable dans les équilibres des écosystèmes et de la biodiversité et est une composante essentielle de la ruralité. Ce n’est pas une fierté. Il s’agit simplement de rétablir la vérité, contre les mensonges depuis plusieurs années. »
– Mais nombre d’espèces déclinent, notamment d’oiseaux. Quelle est la part de responsabilité des chasseurs ?
« Aucune espèce ne décline en France à cause de la chasse. Prenez la perdrix grise. Sa chasse a été fermée sur bien des territoires, mais pas le Pas-de-Calais. Si on n’était pas là pour s’en occuper toute l’année, pour aménager le territoire pour que les jeunes puissent trouver des insectes sur des surfaces agricoles, préserver les zones humides, réguler les prédateurs qui pullulent dans des proportions anormales comme le chat, il n’y aurait plus de perdrix grise. L’écologie de comptoir, c’est très amusant, et celle des comptoirs dorés de Paris encore plus. Mais qui se remonte les manches sur le territoire ? Qui plante entre 20 et 40 km de haies par département ? Qui plante entre 200 et 1000 îlots arbustifs par an sur les territoires ? Pas pour la chasse, le nombre prélevé est anecdotique, mais pour l’ensemble de la biodiversité. Enlevez la chasse, c’est un château de cartes qui s’effondre. »

« La chasse est un droit en République »
– Vous parlez de « guerre de religion », de « menaces », de « Khmers verts » pour désigner vos adversaires. Vous êtes en guerre aujourd’hui ?
« Nous non. Mais d’autres nous la déclarent, y compris physiquement. Que des gens fassent une pétition contre la vente de produits de chasse à Decathlon, ça ne me dérange pas, c’est la démocratie. Mais quand des gens cavalent au milieu de la forêt avec des cagoules et des battes de baseball, pour entraver la chasse, ça n’est pas pacifiste. Je mets ces agissements au même plan que ceux qui s’en prennent aux bouchers ou des poissonniers. C’est lié : c’est le rejet d’un mode de vie, des traditions, de la liberté. La chasse est un droit en République. »

– C’est la ville contre la campagne ?
« Non, c’est les «c.»  contre les gens qui ont du bon sens ! Il y a une dérive. Aujourd’hui ce sont les chasseurs. Demain quoi ? Les gros, les chauves ou les barbus ? Qu’est ce que c’est que cette intolérance ? Ça dépasse le cadre de la chasse. »
  • « Il y a un vrai problème écologique, je suis d’accord pour le dire »
– Pour autant, vous êtes en ce moment choyés par les pouvoirs publics : vous gouvernez la Région aux côtés de Xavier Bertrand, vous avez l’oreille d’Emmanuel Macron…
« Non, ce sont les pendules qui sont remises à l’heure, enfin. Ceux que vous citez ont simplement le courage de dire que la chasse, qu’on aime ou pas, fait partie de la ruralité, de la biodiversité, que les chasseurs en savent parfois beaucoup plus que des gens qui restent dans les salons des grandes villes bien au chaud. C’est le début d’une prise de conscience. »

– Estimez-vous être les seuls à avoir l’expertise dans le domaine environnemental ?
« Non, ce serait stupide. Nous demandons l’approche scientifique et la collégialité. Mais ce qu’on demande aussi, c’est d’être entendus sur les compétences de terrain qui sont les nôtres. Nous voulons simplement nous mettre autour de la table avec tout le monde. Les visions écologistes se respectent. Il y a un vrai problème écologique, je suis d’accord pour le dire. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut écraser tout le monde. »

60 000 chasseurs dans le Nord et le Pas-de-Calais
Ce dimanche s’ouvre la nouvelle saison de chasse au petit gibier de plaine. On dénombre 60 000 chasseurs pour le Nord et le Pas-de-Calais, deuxième fédération de France. Un chiffre qui s’est érodé régulièrement depuis 25 ans, admet Willy Schraen.
Pour tenter de l’enrayer, Emmanuel Macron a récemment validé la baisse de 400 à 200 € du permis national qui permet à son détenteur de chasser partout sur le territoire. «  Cela va permettre de créer une forme de mobilité pour les jeunes, il fallait revenir à quelque chose de plus réaliste. En outre, il y a des territoires, dans le sud de la France où l’on manque de chasseurs, ce qui est problématique eu égard à la prolifération des sangliers qui font des ravages. Cela va permettre une meilleure régulation.  »

«Qu’[Hulot] prenne le prétexte de la chasse pour partir, c’est petit»
Le patron des chasseurs est revenu sur le départ du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, au lendemain d’une réunion à l’Élysée à laquelle il participait et qui selon l’ancien animateur a précipité sa décision.

–  En quoi le départ de Nicolas Hulot est-il une bonne nouvelle pour vous ?
« Il a passé 35 ans de sa vie à faire de l’argent contre les chasseurs sur qu’il n’a pas arrêté de taper. Ce serait d’une hypocrisie incroyable de faire comme des tas de gens qui ont dit regretter et qui derrière disaient : «bon débarras». Je n’ai rien contre l’homme. Mais qu’un ministre qui a fait du dogmatisme écologique anti-chasse pendant 35 ans s’en aille, oui c’est une bonne nouvelle. Ce qui m’a fâché, c’est qu’il prenne le prétexte de la chasse pour partir. Je pense qu’il voulait partir, et pour cela il fallait un bon prétexte pour ses amis, pour sortir de ce monde politique. Taper sur la chasse fédère la plupart de ses amis. C’est vraiment petit. »
–  Espérez-vous de meilleures relations avec François de Rugy ?
« C’est un politique, un pragmatique, ce sera donc différent. Ce n’est pas un ami de la chasse, mais c’est notre ministre de tutelle. Je n’ai aucun a priori, nous le verrons bientôt. »

Recueilli Par Sébastien Leroy
Publié par : lavoixdunord.fr

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