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LA RAGE CHEZ LES CHIENS

 


 


 

Historique

 


Suite aux cas de rage déclarés ces derniers temps, il paraît indispensable de faire le point pour ne pas laisser la panique s'installer.
La rage est la première maladie contre laquelle une lutte a été organisée.
C'est pour servir cette cause que Charlemagne a créé le corps des luparii.
Les luparii deviendront par la suite les lieutenants de louveterie.  



En France, la rage était réapparue (après une absence de 50 ans) par la frontière du Nord-Est, dans le département de la Moselle, en mars 1968.
La France fait partie des pays qui ont mis en place des plans de vaccination orale des renards.
C'est grâce à cette mesure que notre pays a réussi à éradiquer la rage.
Le dernier cas de rage a été observé sur un renard en décembre 1998.
La rage canine a également disparu.
Le statut de «département officiellement déclaré atteint de rage» est levé en 2001, pour les cinq derniers départements concernés.

La rage est une maladie virale qui atteint les mammifères, et qui contamine l'homme accidentellement.

Chaque année encore dans le monde, des milliers de personnes meurent, victimes de la rage.
 



La contamination

 
La contamination se fait exclusivement par la salive d'animaux enragés :

  • morsure, griffure, ou simple léchage sur une peau lésée. En effet, le virus n'est pas capable de franchir une peau saine. Une simple égratignure, une plaie suffit à laisser pénétrer le virus dans l'organisme.


La particularité de la rage est d'être une des quelques maladie où le traitement est inutile :

  • une fois que les symptômes sont déclarés, la rage est mortelle dans 100% des cas. Sans traitement rapide et adéquat, une infection par le virus de la rage entraîne inéluctablement la mort, parfois après une longue période d'incubation.



Source iconographique : http://www.microbe-edu.org


En cas de risque de contamination éventuel, la seule solution est d'avoir recours à la vaccination.
En procédant ainsi, on espère que l'organisme contaminé aura le temps de mettre en place une réponse immunitaire avant que la maladie ne se déclare. C'est la raison pour laquelle un chien mordeur doit être mis sous surveillance vétérinaire pendant les 14 jours suivants la morsure. En effet, on considère que le chien excrète le virus dans la salive déjà deux semaines avant de présenter des signes de la maladie. Comme l'animal enragé excrète le virus rabique par la salive alors qu'il n'exprime pas encore de symptômes, sa dangerosité potentielle est accrue.

En procédant à une surveillance stricte, un chien enragé est rapidement identifié et les mesures nécessaires seraient prises pour agir auprès de la personne mordue. C'est aussi la raison pour laquelle il est interdit de procéder à l'euthanasie d'un chien ayant mordu dans les deux semaines qui suivent la morsure. Si tel était le cas, un chien en incubation pourrait être euthanasie : il aurait été contaminant sans que la maladie ne soit déclarée. Un risque sanitaire réel ne serait ainsi pas pris en considération.


 


 

Les symptômes


Depuis 1921, aucun cas de rage humaine n'a été observé.
L'incubation chez l'homme est de durée variable. Cette durée dépend de l'endroit où pénètre le virus.
Elle varie entre 30 et 45 jours.

Plus l'endroit d'entrée du virus (endroit de la morsure) est éloigné du système neveux central, plus les symptômes tarderont à apparaître.
Les symptômes évoquent une encéphalite.


 


Source iconographique : http://www.microbe-edu.org



Différents symptômes se succèdent :
l'animal enragé effectue d'incessants va-et-vient, sa voix change, il devient agressif avant qu'une des deux formes (paralytique ou furieuse) ne se distingue.
Cependant, deux signes sont caractéristiques : la peur de l'eau (hydrophobie) et celle du vide (aérophobie).
Une fois la maladie déclarée, la mort survient après 4 à 6 jours.

 



Source iconographique : http://www.microbe-edu.org

 

Les réservoirs de la maladie sont les mammifères, et en France aussi, les chauve-souris.
En France, outre les cas dus aux chauves-souris, les seuls cas de rage observés chez les animaux concernent des carnivores infectés et importés clandestinement de pays où sévit la maladie.
Dans le monde, la rage continue de sévir dans de nombreux pays d'Asie, d'Afrique, d'Europe Centrale, du Moyen-Orient, d'Amérique du Sud. C'est exactement ce qui vient de se passer lors de ces derniers. C'est aussi le même scénario qu'en 2004 dans le Sud-ouest : un chiot enragé a été importé illégalement depuis le Maghreb.

 


Les réservoirs-distributeurs de la rage dans le monde
Source iconographique : http://www.microbe-edu.org




Actualité


Un cas de rage a été confirmé chez une chienne le 26 février 2008 dans le département de la Seine-et-Marne.
La souche virale a rapidement été identifiée, elle provient du Maroc.
Un chien autochtone ayant séjourné au Maroc pendant plusieurs mois, serait revenu sur le territoire français en période d'incubation.
Au cours de cette période d'incubation, les animaux ne présentent aucun symptôme mais excrètent le virus.
C'est comme ça que le chien en incubation a contaminé entre autres, deux chiens appartenant
au même propriétaire.
170 personnes susceptibles d'avoir été en contact avec cet animal ou avec l'un des deux autres chiens ont été prises en charge.
Comme la chienne victime de la rage était «française», la France perd son statut de pays indemne, pour deux ans au moins.
Mais cela ne change pas grand-chose, la vaccination antirabique n'est pas pour autant obligatoire, même si elle est conseillée.

 


L'introduction illégale de chiens en incubation de rage n'est pas un phénomène nouveau.
Le Maroc reste la destination pour laquelle le nombre d'importation de cas de rage est le plus élevé.
Les mesures mises en œuvre dans les départements concernés ont pour but de stopper les contaminations et de protéger les populations (humaines et animales).

 

Quel est le risque aujourd'hui ?
Un récent cas de rage a été déclaré en France (novembre 2007).
L'animal enragé était un chat.
C'est par la morsure d'une chauve-souris qu'il a été contaminé.


 


A gauche, chauves souris hématophage (vampire) enragées
A droite, morsure de vampire sur une vache

Source iconographique : http://www.microbe-edu.org


Les deux risques majeurs actuellement résident donc dans l'entrée illégale d'un animal enragé et sur la contamination via les chauves-souris.

C'est pourquoi les conditions d'entrée des animaux sur le territoire français deviennent de plus en plus strictes. Les animaux vaccinés contre la rage doivent être identifiés (tatouage ou puce électronique).


Pour entrer en France en provenance d'un pays non membre de la Communauté Européenne, une sérologie avec dosage des anticorps anti-rabique (pour vérifier l'immunité conférée par le vaccin) doit être effectuée.

Si ces règles avaient été respectées, les derniers cas en date n'auraient pas eu lieu.


 

Maud Marcoccio - Dr Vétérinaire
Sanglier Passion / août-sept 2008



 


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