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LA TRAQUE-AFFÛT

 


En quoi consiste la traque-affût ?

 

Source : chassons.com

Vivant dans l’Yonne, Ludovic Fabre s’est pris de passion il y a quelques années pour la traque-affût. L’ayant découverte lors d’un stage à l’École de Chasse de Belval ainsi qu’au domaine du Bois Landry, dans l’Eure-et-Loir, il a eu à cœur de la mettre en pratique avec ses amis sur les multiples territoires de chasse qu’il préside.

Ludovic Fabre, en quoi consiste la traque affût ?
La traque-affût est un mode de chasse collective au grand gibier. Elle consiste à positionner les postés non pas en ligne, sauf exception liée au relief, mais à proximité des coulées de fuite des animaux, que ce soit à l’intérieur des enceintes ou à l’écart de celles-ci. Les postés sont souvent très éloignés les uns des autres, et en hauteur. Ceci permet d’autoriser le tir à 360 degrés à très courte distance.

D’où vient ce mode de chasse ?
C’est très ancien ! Gaston Fébus, dans son Béarn natal, le pratiquait déjà au XIVème siècle. Il est certain que d’autres chasseurs antiques, bien avant lui, faisaient de même. Les raisons à l’époque étaient assez simples : la chasse d’alors avait réellement pour fonction d’alimenter les tables avec une venaison abondante et pas trop stressée afin que celle-ci soit la plus savoureuse possible. Plus récemment, le déploiement de l’archerie a permis à nos amis perchés sur tree-stands et autres échelles de redécouvrir les vertus de cette disposition particulière, qui permet aux postés de se fondre discrètement au cœur des bois. Comment ne pas penser non plus aux montagnards qui la pratiquent sans forcément l’appeler ainsi, avec leurs « postes stratégiques » qui, après une longue marche en direction de nulle part au milieu des collines, leur offrent l’espoir d’une belle rencontre ?

En quoi la traque affût est-il plus performant qu’une battue avec des chiens ?
Il convient tout d’abord de préciser que, comme la battue, la traque-affût se pratique généralement avec des chiens… Y compris, comme nous le faisons, avec des chiens courants. On peut tout à fait le faire en poussée silencieuse, comme en Allemagne par exemple, mais ce n’est absolument pas obligatoire. Oui, il est tout à fait possible de concilier le plaisir de la chasse avec tous types de chiens et la traque-affût !
La battue, en positionnant ses postés sur des allées parfois étroites, ou en plaine, ne favorise pas les rencontres. Les animaux connaissent mieux que nous leurs territoires et repèrent très bien les limites à ne pas franchir sous peine de « sauter la ligne » et subir les tirs. On se retrouve donc soit avec des animaux qui refusent purement et simplement de sortir des enceintes traquées, soit qui jaillissent à toute vitesse ou à grande distance dans les plaines. Il n’est donc pas étonnant de constater dans ces conditions une moyenne de 7 balles par animal au tableau.

En comparaison, la traque-affût permet d’identifier très précisément les animaux et de les laisser s’approcher à une allure moindre même lorsqu’ils sont chassés par les chiens. Dans de telles conditions, les tirs sont considérablement facilités et une moyenne de 1,5 à 2 balles par animal est tout à fait normale. Plus de rencontres et des conditions de tir nettement meilleures conduisent donc naturellement à une efficacité sans commune mesure avec la battue « classique ». Cette facilitation des tirs est aussi un facteur très positif en matière de positionnement des balles. A l’heure où la souffrance animale devient une préoccupation majeure, y compris chez les chasseurs, avoir une quasi-certitude d’atteintes cœur/poumons est quand même une belle satisfaction.


Source : chassons.com

D’un point de vue sécurité, la traque-affût est-elle plus sécurisante qu’une battue traditionnelle, et si oui, en quoi ?
L’expérience montre que les gains en matière de sécurité sont remarquables. Naturellement, la diminution par 4 ou 5 du nombre de balles tirées par animal au tableau est un fait absolument déterminant. Le très grand éloignement des postes fait également que les postés ne sont plus au contact les uns des autres… Il devient donc impossible d’imaginer le moindre risque balistique entre des « voisins de postes » qui n’en sont plus. Se retrouver sur une ligne de postés en battue après avoir goûté à la traque-affût est une expérience très éclairante, qui occasionne beaucoup de questionnements que l’on n’aurait peut-être pas eu avant… Même dans une chasse parfaitement tenue où l’on balise bien les angles des 30 degrés et où les consignes sont expliquées et répétées de manière très claire. Outre cela, un point absolument crucial est que l’on ne tire jamais en direction de l’extérieur de la zone chassée. Les problématiques avec les routes ouvertes à la circulation, les divers bâtiments, les animaux de prairies… Tout cela n’existe plus.

Dans quelles régions ou dans quels massifs ce mode de chasse serait-il à privilégier ?
L’un des avantages de la traque-affût est sa plasticité. La conception géométrique, rigide, anthropique de la battue cède la place à une approche beaucoup plus souple et naturelle guidée par la topographie et les peuplements forestiers. Arriver sur un territoire en voulant coûte que coûte tout quadriller à la règle avec des schémas préconçus conduit souvent à pester contre tel ou tel aspect gênant pour le déploiement d’un polygone de postés. Nous, nous abordons le problème dans l’autre sens. On se dit : « Tiens, voilà un bel endroit où les coulées semblent prometteuses. Sommes-nous assez loin des autres postes ? Si oui, mettons quelqu’un ici ! ». C’est l’une des raisons, sans doute, qui font que ce mode de chasse se développe un peu partout en France, sur des territoires de toutes tailles, de plaines comme de montagnes, dans les milieux ouverts comme fermés. Nous n’avons pour l’heure pas vraiment d’exemple de lieux où la battue serait plus indiquée que la traque-affût.

Vous vous en doutez : les territoires périurbains d’accès public sont évidemment l’endroit par excellence où la traque-affût s’impose de plus en plus. Je pense en particulier à la forêt de Chantilly, dans le sud de l’Oise, qui est en train de se convertir en totalité à cette technique avec une adhésion des chasseurs locaux qui fait plaisir à voir. De notre côté, nous chassons à Avallon, dans l’Yonne, sur près de 1200 hectares d’une forêt en grande partie communale enclavée dans cette ville. Je puis témoigner des messages très bienveillants émanant tant des promeneurs que des riverains qui s’avèrent très rassurés lorsqu’on leur explique notre technique. Il faut dire que la raréfaction des coups de feu, banaux pour les chasseurs, mais très anxiogènes pour une grande part de la population, nous facilite grandement la tâche.


Source : chassons.com

Ne pensez-vous pas que le chasseur risque de plus s’ennuyer et donc d’être moins concentré au poste s’il n’entend rien pendant plusieurs heures ?
Lorsqu’il y a quatre ans, nous avons mis en place notre premier territoire des Vauxlannes, au pied de la colline de Vézelay, nous n’étions qu’une petite douzaine de passionnés, curieux et même pas certains de réussir leur petite affaire. Aujourd’hui, les territoires se sont multipliés comme des petits pains et les équipes se renforcent sans cesse de nouveaux adeptes, postés comme traqueurs, qui se prennent de passion pour cette technique encore très méconnue. Un tel engouement, malgré certaines critiques émanant de chasseurs peu informés colportant des idées fausses, ne peut s’expliquer que par les plaisirs procurés par la traque-affût. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, rares sont les traques où vous n’aurez pas l’occasion de voir des animaux ni d’entendre quelques menées. Il faut rester vigilant en permanence, car le système de rabat fait que des animaux peuvent venir discrètement à proximité de votre mirador, se dérobant à plusieurs centaines de mètres des rabatteurs. Bon nombre de nos postés ont alors le plaisir d’observer des animaux assez longtemps, jusqu’à un quart d’heure ; ce qui diffère des contacts offerts par la battue qui sont souvent très brefs.

De plus, la discrétion de nos postes couplée à l’activité naturelle de nos animaux amène les chasseurs à les observer parfois dans des conditions « normales » plutôt qu’en état d’alerte. Je rappelle cependant aux passionnés de menées qu’il ne se passe pas une traque sans que vous entendiez les chiens donner de la voie derrière un animal ! On essaye dans tous les cas de limiter le temps des traques à 1h30 ou 2 heures pour éviter la lassitude… Et cela se fait généralement bien. Quoi qu'il en soit, si certains s’interrogent sur cette pratique, je ne peux que les inviter à prendre contact avec nous pour venir passer en toute convivialité une journée au milieu d’équipes très jeunes et dont l’optimisme fait plaisir à voir. Il n’y a pas mieux que le terrain pour se faire une juste idée des choses !

Publié par : chassons.com

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