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La chasse à courre
Vendredi 3 avril 2020

2019/2020 : une saison de chasse à courre
aux contrastes saisissants

    Equipage de chasse à courre- Illustration source : chassons.com


La saison de la chasse à courre 2019/2020 a été interrompue avec deux semaines d’anticipation, à l’instigation des veneurs eux-mêmes et avant toute instruction gouvernementale, du fait de l’expansion de la pandémie de Coronavirus. La Société de Vènerie dresse un bilan particulièrement contrasté de ces six mois de chasse.

Une saison calme pour la plupart des équipages
 - La quasi-totalité des 390 équipages ont vécu une saison normale et sans encombre derrière le lapin, le lièvre, le renard, le sanglier, le chevreuil ou le cerf. Chasser avec une meute de chiens en territoire ouvert dans un contexte sociétal sensible est une activité qui nécessite discipline et exigence. Conscients du fossé qui se creuse entre les activités de la vie rurale et une société devenue essentiellement citadine, préoccupés aussi par les dérives d’une pensée animaliste dogmatique, les veneurs ont compris la nécessité de s’adapter et d’évoluer.
 - La nouvelle réglementation, adoptée dès la saison passée, a notamment abouti à la grâce des animaux de grande vènerie en cas d’abois dans des zones habitées. Ainsi, les incidents relatifs aux fins de chasse en zones urbanisées ont été à la fois extrêmement rares (5 identifiés cette saison sur 18 000 journées de chasse), et parfaitement gérés par les veneurs, en conformité avec la nouvelle réglementation. Précisons encore que la saison écoulée a vu la création de 12 nouveaux équipages, répartis comme suit : lièvre 8, sanglier 2, renard 2.

Une saison difficile pour les trois équipages principalement sabotés
 - On dénombre 150 journées de chasses sabotées au cours de la saison, à mettre en perspective des 18 000 journées de chasse à courre organisées à travers les 70 départements où l’on pratique la vènerie. En réalité, trois équipages ont été régulièrement perturbés tout au long de leur saison et une dizaine d’autres ont été visités à quelques reprises. Ces opérations de terrain ont perdu de la vigueur par rapport à la saison passée. Mieux ces groupuscules ont été inopérants cette saison en Bretagne, en Touraine et en Occitanie.
 - C’est dans l’Oise et à Rambouillet que se sont cristallisées les outrances et les manipulations destinées à promouvoir l’idéologie antispéciste des animalistes. Il faut ici rendre hommage aux veneurs qui sont venus de toute part porter assistance à ces équipages, dans le souci de protéger leurs chasses et de prévenir tout incident avec des opposants totalement hystérisés. Ces rares sabotages (moins de 1%) ont pourtant servi de prétexte à quelques dizaines d’activistes animalistes pour installer un climat d’hostilité à l’égard de la chasse à courre. Sur les réseaux sociaux, ils n’ont cessé d’entretenir un climat de détestation. Les 50 vidéos qu’ils y ont publiées comptabilisent 15 millions de vues. Soit 300 000 vues par vidéo relatant les sorties de 5 groupes de saboteurs qui la Vènerie, un mode de vie comptaient à chaque fois entre 4 et 20 activistes. La démesure est grande. Ces vidéos procèdent d’une désinformation systématique. Les trois quarts concernent des polémiques futiles ou des tensions provoquées par les activistes eux-mêmes.


Les principaux buzz de la saison auront concerné :
La prise d’un grand cerf en forêt de Laigue : l’affaire Black. Polémique insensée mise en avant par la sénatrice Laurence Rossignol et dont se sont emparés de nombreux médias nationaux sans chercher à se renseigner sur le fond d’une affaire qui n’en n’est pas une.
Des victimisations savamment orchestrées, dont celle rocambolesque d’un militant isolé en forêt de Châteauroux qui invente une altercation avec des veneurs et leurs chiens. Ou celle du naturaliste Pierre Rigaux qui prétend avoir été agressé par un cavalier, alors qu’il perturbait une chasse.
La séquestration d’animaux morts en forêt de Rambouillet qui démontre l’hystérie des activistes animalistes prétendant « documenter pacifiquement » la pratique de la chasse à courre. Ajoutons que la plainte déposée par l’association OneVoice, qui s’était portée partie civile dans l’affaire du cerf de Lacroix Saint Ouen (60) survenue le 21 octobre 2017, a été classée sans suite. La vidéo de désinformation réalisée dans ces circonstances par nos opposants avait été vue 8 millions de fois. Les militants anti-chasse sont peu nombreux, mais ils sont bruyants et veulent ainsi faire croire que l’opposition à la chasse à courre est omniprésente. A l’inverse, quand les incitations à agir du collectif AVA et de son leader mettent en danger les veneurs, leurs chiens ou leurs chevaux, les incidents ne trouvent qu’un faible écho médiatique. A l’image de ces cavaliers frappés en forêt de Chantilly ou de ces gendarmes agressés. Étrange asymétrie en faveur d’un combat animaliste dont la finalité antispéciste a pourtant largement été démontrée.


Avec le soutien des Fédérations Départementales, la Société de Vènerie fait face
 - Plus que jamais au cours de cette saison, les veneurs se sont engagés pour contrer les actions iniques de leurs opposants. La douzaine d’équipages ayant eu à subir ces agressions a su maîtriser les situations les plus délicates. Les veneurs ont tous compris que les réactions brutales, pour compréhensibles qu’elles puissent être, étaient non seulement condamnables mais contreproductives. Avec son réseau de correspondants au sein de chaque équipage et son équipe de communicants en région, la Société de Vènerie a su se faire mieux entendre.
Bénéficiant du soutien actif des Fédérations Départementales de la Chasse, la vènerie est allée à la rencontre des leaders d’opinion – journalistes, parlementaires, élus locaux, représentants de l’Autorité Publique – pour faire valoir ses droits comme son éthique. Des vidéos pédagogiques ont également été réalisées, afin de faire comprendre les ressorts de notre passion, la loyauté de notre mode de chasse et dénoncer les manipulations et les falsifications de nos opposants.

La Vènerie, un mode de vie

 - Un vaste programme de journées « portes ouvertes », destinées à favoriser la découverte de notre mode de chasse, était planifié pour le printemps 2020 ; il se trouve reporté à des jours meilleurs d’après-pandémie. Les Pouvoirs Publics ont, de leur côté, fait la démonstration, pendant la saison, de leur engagement pour faire respecter l’ordre républicain et le droit de chasse. Cette légalité que les militants animalistes ignorent sciemment, persuadés d’être les défenseurs du Bien face au Mal, une posture caractéristique des idéologies extrêmes.
 - Accusations sans fondement dans de l’affaire Elisa Pilarski On ne saurait passer sous silence la tragique affaire Elisa Pilarski, du nom de la jeune femme décédée en forêt de Retz le 16 novembre 2019, à la suite de morsures de chien. Ce drame a entretenu un climat nauséabond, voire de haine, sans précédent à l’encontre des veneurs immédiatement mis en cause par leurs opposants. Ne reculant devant aucune outrance, des militants animalistes appuyés par des personnalités médiatiques engagées pour la « cause animale », n’ont pas hésité à désigner publiquement les chiens de l’équipage qui chassait le même jour dans cette forêt comme responsables de ce tragique décès et, par-là, les veneurs qui les menaient. Quiconque a côtoyé des chiens de chasse à courre, sait parfaitement qu’ils sont pacifiques et particulièrement obéissants.
 - La Société de Vènerie a réitéré à plusieurs reprises sa pleine confiance en la justice et observé, malgré des accusations indignes, la réserve que la décence imposait. Les médias, soucieux de vérité, tendent d’ailleurs aujourd’hui à mettre l’équipage hors de cause. Soyez assurés que, lorsque les résultats de l’enquête auront définitivement disculpé les chiens de vènerie, les insultes, les propos diffamatoires et les accusations de meurtre dont les veneurs ont été l’objet ne resteront pas sans conséquence.
La Société de Vènerie se réserve le droit, avec le concours de la Fédération Nationale des Chasseurs, d’y donner les suites judiciaires et pénales opportunes. Dans une société qui change, la vènerie a su s’adapter et s’ouvrir. Les veneurs sont fiers de leur mode de chasse, de leur « mode de vie », et s’attachent à le transmettre aux générations futures.


Communiqué de la Société de Vènerie du 31/03/20
79 rue des Archives 75003 Paris
T. 01 47 53 93 93
Contact: agallon@venerie.fr


Publié par : chassons.com

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