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 ALERTE PESTE PORCINE
 
 
Mardi 3 dédembre 2019
Un cas de peste porcine africaine
simulé à l’abattoir de Cherbourg

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jeudi matin 28 novembre, l’entrée des véhicules à l’abattoir de Cherbourg était barricadée avec de la rubalise rouge et blanche et une affiche « exercice » (©Jean-Philippe Massieu)-Source : actu.fr

 
Jeudi 28 et vendredi 29 novembre 2019, l'abattoir de Cherbourg a été un des lieux réquisitionné pour simuler un cas de peste porcine africaine dans le cadre d'un exercice.

Jeudi 28 et vendredi 29 novembre 2019, la préfecture de la Manche a organisé un exercice « plan d’urgence » de gestion d’un cas de peste porcine africaine avec la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de Normandie (Draaf) et la direction départementale de la protection des populations (DDPP). Comme cela avait été fait le 7 novembre 2019 pour simuler un accident sur le site Seveso de Saint-Fromond.

Tester le dispositif dans un cadre national
La préfecture de la Manche explique :
    " Cet exercice vise à tester l’organisation de la chaîne de commandement et à valider les fiches missions du plan départemental d’intervention en cas d’épizootie, de chaque service impliqué dans la gestion d’un foyer. Les entraînements et exercices constituent une des priorités stratégiques de la Direction générale de l’alimentation (DGAL) "

Pourquoi un exercice sur un cas de peste porcine ?
La préfecture a organisé l’exercice :
    " En raison de la situation nationale de pré-alerte au regard du risque de la peste porcine africaine (N.D.L.R. Partie de Chine et arrivée à la frontière franco-belge) et de l’importance de tester l’opérationnalité du plan en abattoir "

Jeudi matin le service communication de la préfecture expliquait :
   
" Ce plan vise à définir le cadre national de la préparation et de la réponse sanitaire aux menaces que représentent certains dangers sanitaires. Dès qu’il sera signé, il sera mis en ligne comme les autres plans Orsec sur notre site "
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En préfecture, un centre opérationnel départemental (COD) a été ouvert à 10 h 30. (©Préfecture de la Manche)
Source :
actu.fr

L’entrée de l’abattoir barricadée ce jeudi matin
 - C’est l’abattoir de Cherbourg et un élevage du centre Manche, resté secret, qui ont été les supports de l’exercice.
 - Dès jeudi matin, les services de la DDPP étaient à l’abattoir de Cherbourg. L’entrée des véhicules était barricadée, rubalisée et affichant « exercice ».
 - Dans cet exercice, le service communication de la préfecture était aussi mis à contribution pour prévenir les médias. Trois communiqués ont été envoyés. Le deuxième, envoyé à 13 h 15, expliquait :
    " Un cas de peste porcine africaine est suspecté dans une exploitation du centre Manche, à partir de constat sur deux carcasses à l’abattoir de Cherbourg. Le Préfet de la Manche a activé son centre opérationnel départemental ce jeudi 28 novembre à 10 h 30 et a activé les dispositions spécifiques Orsec " épizootie majeure " Le préfet a pris deux arrêtés de mise sous surveillance pour l’abattoir et l’exploitant impliquant des mesures d’interdiction de sortie et d’entrée le temps de la mise en place de mesures sanitaires (mise en place de rotoluves). Des prélèvements ont été effectués sur les deux sites et transmis au laboratoire de référence ; les résultats sont attendus dans les prochaines 24 heures. Pour information, la peste porcine africaine est une maladie virale qui affecte les porcs et les sangliers mais qui ne touche pas l’homme. Des informations complémentaires seront données ultérieurement par la Préfecture en fonction de l’évolution de la situation ».

L’exercice grandeur nature s'est poursuivi vendredi 29 novembre 2019.

Publié par : actu.fr

Jeudi 28 novembre 2019

La peste porcine africaine menace
l'approvisionnement en anticoagulant

Des vétérinaires pesant un cadavre de porc à Hanoï, au Vietnam, en mai dernier. La peste porcine africaine fait des ravages en Chine et ailleurs en Asie depuis plus d’un an.
Des vétérinaires pesant un cadavre de porc à Hanoï, au Vietnam, en mai dernier. La peste porcine africaine fait des ravages en Chine et ailleurs en Asie depuis plus d’un an. Photo: Manan Vatsyayana Agence France-Presse - Source : ledevoir.com

La peste porcine africaine, qui décime le cheptel de porc asiatique depuis plusieurs mois, ne représente pas de danger pour l’être humain… pour l’instant. Cette épidémie sans précédent menace en effet l’approvisionnement en anticoagulant à travers le monde, un produit médical composé d’héparine, une substance d’origine porcine. Ce médicament très courant est largement utilisé dans le domaine chirurgical, mais également dans le traitement de maladies cardiovasculaires.
- Santé Canada « reconnaît la gravité de la situation ». Le ministère dit d’ailleurs travailler depuis plusieurs mois avec les fabricants de ce type de médicaments afin de « diversifier la chaîne d’approvisionnement » et de prévenir une éventuelle pénurie. La Chine, où l’épidémie de peste porcine africaine a entraîné jusqu’à maintenant l’abattage de 1,2 million de porcs, était en 2018 le troisième exportateur d’héparine vers le Canada, après les États-Unis et la France.
« À ce jour, Santé Canada n’a pas eu connaissance de signaux d’alarme [liés à un accès problématique à l’héparine] », a indiqué le ministère fédéral au Devoir, tout en précisant qu’il « communique régulièrement avec les entreprises titulaires de licences pour ces produits au Canada afin de surveiller tout effet possible sur la qualité ou l’offre de ces produits ». Aux États-Unis, les pharmaceutiques Fresenius Kabi et Pfizer indiquent des ruptures de stock de certains de leurs anticoagulants, selon les dernières données de l’American Society of Health-System Pharmacists, et ce, en raison de la « pénurie de l’ingrédient de base », dit l’une et d’un « retard dans la production », affirme l’autre. Ces deux entreprises sont des acteurs importants du marché de l’anticoagulant au Canada.

Sanofi se veut rassurante
 - L’éclosion de peste porcine africaine dans le nord-est de la Chine en août 2018 a été le point de départ d’une épidémie d’envergure qui touche désormais plusieurs pays d’Asie, dont le Vietnam où 5,8 millions de porcs ont été éliminés à ce jour, indique la FAO dans son dernier bilan. Cette crise agricole majeure s’invite désormais dans le monde médical en raison des muqueuses intestinales de porc dont est extraite l’héparine. Le mouton ou le boeuf peuvent être utilisés également, mais plusieurs autorités sanitaires à travers le monde ont banni cette utilisation, en raison des risques de contamination par l’encéphalopathie spongiforme bovine, aussi appelée maladie de la vache folle.
 - Selon plusieurs estimations, la production de 500 millions de porcs est nécessaire annuellement pour répondre à la demande mondiale d’héparine, dont près des deux tiers sont issus de porcs d’origine chinoise. Fin octobre, le président de l’Organisation mondiale de la santé animale, Mark Schipp, a indiqué qu’un quart du cheptel mondial de porcs était désormais menacé par l’épidémie de peste porcine africaine en cours, ce qui représente entre 200 et 300 millions d’animaux que le monde agricole va devoir abattre et soustraire à la consommation. À titre comparatif, le Canada a produit 21,5 millions de porcs en 2017, dont 8,6 millions sur le territoire québécois.
« Je ne pense pas que l’espèce soit à risque de disparition, a dit M. Schipp. Mais c’est la plus grande menace que nous avons jamais vue sur la production commerciale de porcs à ce jour. » La peste porcine africaine se transmet à l’intérieur des élevages par des tiques et par contamination du fourrage. La maladie est apparue en Afrique du Sud avant de gagner l’Europe dans les années 1960. Depuis 2018, elle est réapparue en Europe de l’Est dans les colonies de sangliers sauvages et menace depuis les élevages de porc dans plusieurs pays européens.
 - Joint par Le Devoir, la pharmaceutique Sanofi s’est faite rassurante en précisant que l’héparine utilisée dans la fabrication de son anticoagulant était tirée de porcs provenant de France, du Canada et des États-Unis. « Il n’y a pas d’impact anticipé lié à la situation de la peste porcine africaine », a souligné la compagnie.
 - L’héparine est utilisée en médecine depuis plus de 80 ans en raison de ses capacités à prévenir la formation de caillots dans le sang. Elle est incontournable lors de dialyse rénale, de phlébites ou d’embolies pulmonaires, mais aussi après des interventions chirurgicales, afin d’éclaircir le sang et d’éviter les complications postopératoires. Le marché de l’anticoagulant était de plus de 9 milliards de dollars en 2017. Il devrait presque doubler d’ici 2026, en raison entre autres de la croissance mondiale des maladies cardiovasculaires.

Fabien Deglise
Publié par : ledevoir.com

Jeudi 31 Octobre 2019
 
Peste porcine :
l'épidémie continue de s'étendre.
Déjà 300 millions de cochons tués
 
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Illustration source : futura-sciences.com
 
L'épidémie de peste porcine africaine, qui a décimé le cheptel chinois, s'étend comme une traînée de poudre dans le monde. Extrêmement contagieuse et mortelle, elle tue les cochons en quelques jours. Désemparés, les pays touchés emploient des moyens expéditifs pour s'en débarrasser tandis que la France, très inquiète, a construit une immense clôture le long de la frontière belge.


 - « C'est la plus grande épidémie animale jamais vue sur la planète », alertait déjà au mois de juin
Dirk Pfeiffer, un vétérinaire épidémiologiste de la City University de Hong Kong dans le Guardian. Arrivée en Chine mi-2018, vraisemblablement via des sangliers venant de Russie, « l'Ebola du cochon » s'étend désormais à plus de 50 pays.
 - En août, la FAO (Food and Agriculture Organization) décomptait officiellement 5 millions de porcs morts ou abattus préventivement en Asie. Mais selon le Washington Post, la moitié des cochons chinois auraient déjà été décimés (300 millions de têtes). Un rapport de la banque néerlandaise Rabobank avance un chiffre de 350 millions de porcs qui pourraient être tués en 2019, soit un quart de la totalité des cochons de la planète. Début septembre, les Philippines ont confirmé l'arrivée de la maladie dans sept villages autour de Manille et procédé à 7.000 abattages préventifs. Idem en Corée du Sud, où 154.000 porcs ont déjà été tués. Le pays a annoncé procéder à des abattages de sangliers à la frontière nord-coréenne à l'aide de drones détecteurs de chaleur et de « snipers ».

Des cochons enterrés vivants
 - En Chine, premier producteur et consommateur de porc au monde, l'épidémie a des répercussions économiques considérables. Les prix du porc ont augmenté de 159 % sur un an en octobre et le gouvernement a dû puiser dans les réserves stratégiques tout en appelant la population à « moins manger de viande ». Le gouvernement n'hésite pas à employer les grands moyens avec des abattages préventifs massifs. En septembre, des vidéos ont circulé montrant de centaines de cochons entassés dans des camions et déversés dans des fosses tapissées de bâches pour être enterrés vivants. Pour faire face à la pénurie, certains éleveurs commencent à produire des cochons « gros comme des ours polaires ».
Des images choquantes de porcs enterrés vivants en Chine ont été diffusées sur les réseaux sociaux.
Illustration source : futura-sciences.com
 

 -Très contagieuse, la peste porcine africaine (PPA), différente de la peste porcine classique (PPC), est due à un virus endémique dans une vingtaine de pays d'Afrique, où les phacochères et potamochères sont les hôtes naturels. Elle se transmet principalement par des denrées alimentaires contaminées où le virus peut survivre plusieurs semaines.

85 % à 95 % des cochons meurent en deux semaines

« Les porcs infectés commencent par délaisser leur nourriture », détaille Dave Pyburn, vice-président des sciences et de la technologie à l'Office national du porc américain au Washington Post. « Au bout de cinq jours ils déclenchent une fièvre hémorragique avec des saignements s'étendant à tous les organes. Après deux semaines, 85 % à 95 % des cochons meurent ». Contrairement à la PPC, aucun traitement ou vaccin n'est disponible, ce qui explique la mortalité particulièrement élevée. Malgré sa virulence, le virus n’est pas transmissible à l’Homme. Seul représentant de la famille des Asfarviridae, il a besoin de récepteurs spéciaux sur les cellules pour y pénétrer, qui ne sont présents que chez le porc.
 
La France a établi un plan d’urgence pour éviter l’arrivée de la peste porcine africaine sur le territoire français.
© Ministère de l’Agriculture et de l’alimentation

 
Une « zone de dépeuplement » de 141 km2 à la frontière belge

 - En Europe, neuf États membres ont été en contact avec le virus. Signalé en Belgique en septembre 2018, il inquiète au plus au point la filière française. « Tout doit être mis en œuvre pour que la France garde son statut indemne de PPA », insiste le gouvernement. L'arrivée de la maladie pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour la filière française, qui élève 23,8 millions de porcs par an et qui emploie 130.000 personnes. Dès janvier, la France s'est dotée d'un plan de crise pour prévenir l'arrivée de l'épidémie. Une « zone blanche de dépeuplement » de 141 km² a été instaurée le long de la frontière belge, avec interdiction de toute activité forestière économique ou de loisir. Cent-douze kilomètres de clôture ont été réalisés et les chasseurs ont reçu pour mission de prolonger les « opérations de destruction » du sanglier dans trois départements.
Malgré les mesures drastiques de prévention prises par tous les pays dans le monde, l'épidémie continue de s'étendre. Selon plusieurs experts, elle serait même devenue « incontrôlable ».

 
Ce qu'il faut retenir
 
 
La peste porcine africaine pourrait décimer le quart des cochons de la planète.
Très contagieuse et mortelle à 90 %, la maladie est due à un virus pour lequel il n’existe aucun traitement ni vaccin.
La propagation semble impossible à stopper et inquiète tous les pays qui prennent des mesures drastiques pour s’en prémunir et s’en débarrasser.

Céline Deluzarche
Publié par : futura-sciences.com
me - Valence - 26
 

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