LGV Tours-Bordeaux : les chasseurs au chevet de la transparence écologique
© Fédération Régionale des Chasseurs d’Occitanie - Source : lechasseurfrancais.com La Fédération régionale des chasseurs d’Occitanie participe à une vaste étude sur la transparence écologique de la LGV Tours-Bordeaux. Objectif : comprendre comment la faune franchit cette infrastructure majeure.
- La LGV Tours-Bordeaux est souvent présentée comme l’une des lignes ferroviaires les plus ambitieuses d’Europe sur le plan environnemental.
- Pourtant, près de dix ans après sa mise en service, la question de son impact sur les déplacements de la faune reste entière.
- En Nouvelle-Aquitaine, un nouveau programme baptisé Via Fauna mobilise désormais fédérations de chasseurs, techniciens et experts.
- Et ce afin d’évaluer concrètement la « transparence écologique » de cette infrastructure longue de 300 kilomètres.
Une nouvelle étude lancée sur la LGV Tours-Bordeaux
- La FRC d'Occitanie participe depuis ce printemps à un programme d’étude.
- Coordonné par la FRC de Nouvelle-Aquitaine.
- Cette mission, prévue sur un an, vise à analyser la transparence écologique de la ligne Sud Europe Atlantique.
- Plus connue sous le nom de LGV Tours-Bordeaux.
- Concrètement, les équipes doivent identifier comment les animaux franchissent — ou non — cette barrière ferroviaire entièrement clôturée.
- Les premiers travaux portent sur les continuités écologiques et les déplacements de la grande faune.
- Notamment les cervidés et les sangliers.
- Les techniciens de plusieurs fédérations départementales ont déjà commencé un important travail de terrain.
- Ils doivent recenser les ouvrages existants.
- Collecter des indices de fréquentation animale et analyser les caractéristiques des passages aménagés sous la ligne.
- Les données devant être intégrées dans la base ORFeH grâce à l’outil IsiGéo, utilisé pour évaluer la capacité réelle des ouvrages à être franchis par les ongulés.
- - « Cette réunion constitue une étape clé dans le lancement opérationnel du projet. Les prochaines phases porteront sur la réalisation des enquêtes territoriales et la caractérisation des ouvrages. Et ce avant leur intégration dans les analyses, notamment via les outils développés dans le cadre de ViaFauna. Ce travail contribuera à une meilleure compréhension des interactions entre infrastructures et faune sauvage. Et à l'identification de leviers d'action pour renforcer la transparence écologique de cette infrastructure » - Fédération Régionale des Chasseurs d’Occitanie

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Une LGV conçue avec des centaines d’ouvrages écologiques
- Lors de sa construction, la LGV SEA avait pourtant été présentée comme une référence environnementale.
- Le concessionnaire LISEA a mis en place de nombreux dispositifs destinés à limiter l’effet barrière de l’infrastructure.
- Parmi eux figurent des passages à grande faune, des buses sèches, des banquettes sous ponts, des clôtures spécialisées ou encore des aménagements végétalisés destinés à guider les animaux vers les zones de franchissement.
- Le projet a également intégré des dispositifs spécifiques pour certaines espèces sensibles.
- La loutre d’Europe, le vison d’Europe, les amphibiens et plusieurs chauves-souris ont fait l’objet de mesures dédiées.
- Des « hop-over » ont par exemple été créés pour forcer les chauves-souris à prendre de la hauteur au-dessus des voies ferroviaires afin d’éviter les collisions avec les trains.
- Selon les documents environnementaux du projet, plus de 220 espèces protégées étaient concernées par les impacts potentiels du tracé.

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Une efficacité encore débattue
- Malgré ces investissements, la transparence écologique réelle de la LGV continue d’interroger scientifiques et acteurs du territoire.
- Car une ligne à grande vitesse demeure une infrastructure lourde, clôturée sur l’ensemble de son parcours et susceptible de fragmenter durablement les habitats naturels.
- Des suivis menés après la mise en service ont montré que certains ouvrages étaient effectivement fréquentés par la faune.
- Des pièges photographiques, des relevés d’empreintes et des analyses de terrain ont confirmé l’utilisation de plusieurs passages par des mammifères semi-aquatiques et des ongulés.
- Mais les spécialistes soulignent aussi que tous les ouvrages ne présentent pas le même niveau d’efficacité.
- Leur fréquentation dépend de nombreux paramètres : largeur du passage, luminosité, environnement végétal, proximité humaine ou qualité des corridors écologiques alentour.
Le nouveau programme Via Fauna doit justement permettre d’obtenir une vision plus précise du fonctionnement réel de ces dispositifs plusieurs années après la mise en service de la ligne.
Un enjeu désormais central pour les futurs projets LGV Tours-Bordeaux
- Cette réflexion dépasse largement le seul cas Tours-Bordeaux.
- Alors que les futurs projets de lignes nouvelles dans le Sud-Ouest continuent de faire débat, les enjeux environnementaux deviennent centraux dans les procédures administratives.
- Les retours d’expérience de la LGV SEA pourraient donc servir de référence pour les futurs aménagements ferroviaires.
- Les fédérations de chasseurs espèrent notamment identifier les ouvrages les plus efficaces afin d’améliorer les futurs dispositifs de franchissement pour la faune sauvage.
Par Isabelle Leca
Pour lechasseurfrancais.com
Comptage de printemps des tétras lyre en Haute-Savoie : chasseurs et bénévoles mobilisés
Dans les Alpes françaises, le tétras lyre, aussi appelé petit tétras ou parfois coq de bruyère dans le langage courant, demeure l’un des oiseaux de montagne les plus emblématiques et les plus surveillés. En Haute-Savoie, l’espèce fait l’objet depuis plusieurs années d’un important travail de suivi et de protection, notamment durant l’hiver, période particulièrement sensible pour ces galliformes de montagne. Sur plusieurs domaines skiables et secteurs fortement fréquentés, des zones de quiétude et des mises en défens hivernales sont instaurées afin de limiter le dérangement causé par les activités touristiques. L’objectif est clair, c’est avant tout de permettre aux oiseaux d’économiser leur énergie pendant les mois les plus difficiles. Mais au printemps, une autre étape essentielle débute, c’est celle des comptages réalisés en pleine période de parade. Cette semaine, les équipes de la Fédération départementale des chasseurs de Haute-Savoie, accompagnées de nombreux bénévoles des ACCA locales, ont ainsi repris le terrain dès les premières heures du jour pour écouter et observer les coqs chanteurs sur leurs places de chant traditionnelles.
À l’aube, le grand rendez-vous des places de chant
- Le printemps marque un moment capital dans le cycle du tétras lyre.
- Dès les premières lueurs du jour, les mâles rejoignent leurs places de parade pour chanter, s’affronter et tenter d’attirer les femelles.
- C’est précisément cette activité qui permet aux observateurs de réaliser les comptages les plus fiables.
- Depuis plusieurs jours, les équipes mobilisées sillonnent dès 4 heure du matin, les différents secteurs du département afin de recenser les oiseaux entendus ou aperçus.
- Les premiers retours sont encourageants, avec de nombreux contacts enregistrés sur certaines stations suivies.
- Ces opérations ne pourraient toutefois pas être menées avec autant de précision sans l’implication des chasseurs bénévoles des ACCA.
- Leur connaissance fine du terrain, des zones de présence et des habitudes de l’espèce constitue un atout majeur au côté des techniciens, pour la réussite de ces suivis printaniers.
Une deuxième phase compliquée par une météo très défavorable
- Une seconde vague de comptage doit désormais être engagée afin d’affiner les données et de corréler les observations réalisées lors des premiers passages.
- Mais les conditions météorologiques annoncées inquiètent les observateurs.
- Le retour du froid, les fortes précipitations et même la neige à basse altitude risquent de compliquer fortement le travail sur le terrain.
- Surtout, cette météo humide et froide représente un facteur très défavorable pour la reproduction du petit tétras.
- À cette période cruciale, les femelles sont particulièrement vulnérables et les futurs poussins extrêmement sensibles aux intempéries après l’éclosion.
- Dans les massifs alpins, plusieurs jours de mauvais temps peuvent parfois avoir un impact important sur la réussite des nichées.
- Les semaines à venir seront donc déterminantes pour évaluer le potentiel reproducteur de l’espèce en Haute-Savoie.
Des suivis indispensables pour une gestion raisonnée de l’espèce
- Après cette phase printanière, une troisième étape sera menée plus tard dans la saison avec l’aide de chiens d’arrêt spécialisés.
- Ces prospections permettront cette fois d’évaluer la réussite des nichées et d’obtenir des données précises sur le nombre de jeunes présents sur les secteurs étudiés.
- L’ensemble de ces informations constitue une base scientifique essentielle pour adapter la gestion de l’espèce.
- Elles permettront notamment d’établir, secteur par secteur, les éventuels plans de chasse pour la saison 2026-2027.
- Lorsque des prélèvements sont autorisés, ils restent extrêmement limités et encadrés afin de garantir la conservation durable des populations.
Le suivi rigoureux assuré par les fédérations, les techniciens et les chasseurs bénévoles démontre une nouvelle fois que la connaissance du terrain et le suivi scientifique restent les meilleurs outils pour concilier préservation de la biodiversité et pratique cynégétique raisonnée.
Par Arnaud Valmont
Pour chassons.com
Statut des louvetiers : la proposition de loi de la députée Sophie Pantel examinée le 18 mai
Par Jacques Cheval
Pour chassepassion.net