LES ACTUALITES DU JOUR
Aude - 11
Du sanglier pour les bénéficiaires de la Banque Alimentaire dans l’Aude
Plusieurs dizaines de poche de sanglier sous vide et des terrine ont été distribuées par la Banque Alimentaire.
- Dans l’Aude un programme national « mieux manger pour tous » permet à la Banque Alimentaire de distribuer de la viande de sanglier. Les chasseurs sont tout naturellement partie prenante dans ce programme.
De la viande de sanglier et des terrines distribués aux plus démunis par la Banque Alimentaire
- Nous vous en parlions en septembre dernier.
- En 2024 la fédération des Chasseurs de l’Aude signe une convention avec la Banque Alimentaire.
- Une convention faite pour 3 ans permettant de valoriser la viande de gibier.
- L’opération « Venaison Solidaire » est née.
- Cette saison, le projet mieux manger pour tous, porté par la Banque Alimentaire, en collaboration avec les chasses solidaires viennent de faire réaliser par l'entreprise Esquines 1 500 terrines de sangliers qui vont être distribuées aux bénéficiaires de la banque alimentaire.
- Depuis le début novembre les chasses solidaires ont fait bénéficier aux plus démunis, plus d'une trentaine de sangliers. Sanglier distribuée par poches de 750g.

Une filière venaison qui commence à se mettre en place
- La fédération avait annoncé qu’elle voulait passer à un niveau supérieur dans la commercialisation de venaison.
- Ainsi cet hiver la FDC a pu également commercialiser cette venaison aux militaires du 3ème RPIMA.
- Ce qui leur a permis de déguster d'un excellent civet pour les fêtes.
- Il est à rappeler et ce qui n'est pas négligeable, pour les équipes partenaires un gain de 3€ du kg en retour. Ce projet n'a pu voir le jour que grâce aux subventions de l'état, de l'agglomération de Carcassonne et de la communauté de communes de Castelnaudary versées à la banque alimentaire.
Par Isabelle Leca
Pour lechasseurfrancais.com

Ardèche - 07
Ardèche :
le territoire impose ses limites à la régulation du sanglier
Invité pour un point par ICI Matin, Jacques Aurange, Président de la Fédération départementale des chasseurs de l’Ardèche, est revenu sur un sujet devenu central dans le département comme dans bien d’autres secteurs du territoire national : la gestion des populations de sangliers. Derrière les chiffres élevés de prélèvements se dessine une réalité beaucoup plus complexe, mêlant équilibres ruraux, contraintes territoriales et modèle économique sous pression.
Une pression croissante sur les équilibres ruraux ardéchois
- Avec déjà plus de 20 000 sangliers prélevés en cours de saison et une estimation autour de 26 000 en fin de campagne, l’Ardèche se situe cette année dans une fourchette très haute et parmi les meilleurs départements français.
- Un niveau qui illustre à la fois l’engagement total des chasseurs et la vitalité persistante de l’espèce.
- Climat favorable, abondance alimentaire et forte capacité de reproduction expliquent en partie cette dynamique.
- Mais au-delà des chiffres, c’est l’impact sur les équilibres ruraux qui interroge, malgré cette régulation dynamique,
- Les dégâts agricoles progressent fortement, mettant sous tension la cohabitation entre faune sauvage, activités humaines et territoires cultivés.
- Une situation que les chasseurs, en première ligne, estiment aujourd’hui difficilement soutenable.
Chasse, réserves et zones interdites : une gestion fragmentée du département
- L’un des points structurants soulevés par Jacques Aurange concerne la configuration même du territoire ardéchois.
- Si la chasse est possible sur environ 70 % du département, près de 30 % restent inaccessibles du fait de réserves, zones d’opposition à la chasse ou périmètres de sécurité autour des habitations.
- Ces espaces non chassés constituent autant de noyaux de population où les sangliers trouvent refuge, et compliquent la régulation globale.
- Une fragmentation territoriale qui pose une question de cohérence car la faune circule librement, tandis que la gestion humaine demeure contrainte par des limites administratives, juridiques ou sociétales.
- Pour les acteurs cynégétiques du département, cette réalité crée un déséquilibre structurel, avec une responsabilité de régulation qui s’exerce sur une partie seulement du territoire, alors que les conséquences se font malheureusement sentir partout.
Dégâts, financement et rôle de l’État : le modèle ardéchois sous tension
- Autre signal d’alerte, les montant financiers en jeu.
- Pour la saison 2025-2026, les dégâts agricoles liés aux sangliers pourraient atteindre environ 180 000 euros, soit une hausse de plus de 70 % en un an.
- À cela s’ajoutent plus de 230 000 euros consacrés aux mesures de protection, entièrement financées par la Fédération et donc par les chasseurs ardéchois.
- Un modèle économique qui montre ses limites, des solutions financières à trouver d’autant que les engagements de l’État, pris lors d’accords précédents avec le monde agricole et cynégétique, tardent à se concrétiser pleinement.
- Pour Jacques Aurange, la question n’est plus seulement celle de la régulation, mais celle du partage des responsabilités et des coûts, que la fédération malgré son dynamisme ne peut imaginer couvrir seule.
- En Ardèche comme ailleurs, la gestion du sanglier devient un enjeu global pour le territoire, à la croisée de l’environnement, de l’agriculture et des politiques publiques.
- Un dossier complexe, où les solutions ne pourront émerger qu’à l’échelle du territoire et par une approche collective. Les chasseurs ardéchois font quant à eux leur part de travail !
Par Arnaud Valmont
Pour chassons.com
L’OFB contraint de revoir sa copie :
un nouveau contrat d’objectifs pour apaiser les tensions avec le monde rural