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LES ACTUALITES DU JOUR


 

Affaire Pilarski :
sursis Pour Christophe Ellul, euthanasie pour Curtis

Au terme de 3 jours de procès pour homicide involontaire d’Elisa Pilarski, le parquet requièrt 4 ans de prison avec sursis à l’encontre de Christophe Ellul et l’euthanasie de Curtis.

 - Le procès de Christophe Ellul aura duré 3 jours.
 - 3 longues journées destinées à lever le voile sur sa responsabilité. Le prévenu alternant avec la reconnaissance des faits
 - Comme mercredi :  « Aujourd'hui je l'accepte et je le vois. Madame la présidente m'a donné la preuve qu'il est coupable. ».
 - Et avec le déni le jeudi  «?Je n’ai pas fait d’aveux. J’ai dit à madame la présidente ce que je voulais.?».
 - Un volte face expliqué par son avocat parlant de formulation malheureuse d'un homme « détruit », qui « ne peut plus réfléchir normalement ».

Quelle responsabilité de Christophe Ellul dans l’attaque de Curtis sur Elisa Pilarski ?

 - Tout le débat tourne autour de cette responsabilité.
 - La procureure le rappelle.
 - Pour caractériser l'infraction d'homicide involontaire, il faut « un dommage, un lien de causalité certain et solide, et des fautes caractérisées ou délibérées ».
 -  Il faut donc pour qu’il soit reconnu coupable d'homicide involontaire, qu’il connaisse le risque de laisser Curtis avec Elisa.
 - Mais aussi la dangerosité de son chien.
 - Et c’est entre autres sur le sujet de l’entrainement au mordant que la procureure insiste : 
« Mal conduit ...Vous l'avez fait tout seul pour aller le faire concourir à l'étranger. Vous avez importé une arme, et là vous l'avez chambrée [...]. Je sais pas comment vous avez pu vous imaginer que c'était sans risque. Le risque minimal qu'un homme raisonnable aurait anticipé, c'est une morsure, le risque maximal, c'est ce qui est arrivé à Elisa. »
 - 
Sur ce sujet Christophe Ellul botte en touche : « Je ne savais pas qu'en France, accrocher un objet à un arbre c'était du mordant. Pour moi, le mordant c'était au costume, sur la manchette comme ils font à la police ou à l'armée. Si c'est interdit en France, je ne le savais pas. »
 - 
Même si la procureur apporte les preuves d’une certaine responsabilité de Christophe Ellul, son réquisitoire reste mesuré.
 - Mettant en avant l'ancienneté des faits (sept ans), et aussi l'insertion de Christophe Ellul.
 - Elle demande dans son réquisitoire :  quatre ans de prison avec sursis.
 - Interdiction de détenir une arme pendant cinq ans. L'interdiction de détenir un animal n'étant pas encourue, elle ne sera pas requise.   
 - Pour Curtis, toujours en refuge, la procureure requiert sa confiscation et son euthanasie.
 - « Ce chien vit sans affection. Le fait est que ce chien est dangereux, il l'est sans doute encore plus aujourd'hui. Je ne vois pas comment je peux ne pas requérir l'euthanasie de ce chien. »

Et sur le sujet des chiens de vénerie ?

 - Me Guillaume Demarcq, avocat de la Société de vénerie qui représente le Rallye la passion est convaincu que Curtis est : «? la cause exclusive du décès d’Elisa Pilarski».

  • « Y’a pas plus gentil que des chiens de vénerie. En 1?000 ans de chasse à courre, il n’y a pas eu une attaque d’une meute sur un homme ».

Précisant que : «
Des investigations précises démontrent que la chasse à courre n’était pas là à ce moment-là?…au moment où les chiens n’étaient pas encore partis, la malheureuse était déjà tuée?»

 -Terminant sa plaidoirie par : « le seul responsable, c'est Curtis. »

 - Même si les analyses les innocentent, la défense émet toujours des doutes.
 - Dans sa plaidoirie, Me Alexandre Novion, avocat de Christophe Ellul, précise avant toute chose.
« J'aime la chasse, et comme tous les chasseurs, j'aime la nature. Je n'ai jamais été un chasseur de chasse à courre, ni un fanatique de la condition animale. »
 - 
Néanmoins il se pose toujours des questions.
 - S’interrogeant à nouveau la thèse d'une attaque d'Elisa Pilarski par plusieurs chiens : « Quand les légistes vont se pencher sur le corps d'Elisa, ils vont être frappés par le nombre et la répartition des plaies, sur de très nombreuses zones du corps, qui donnent l'impression d'un encerclement. Comment ne pas s'interroger sur l'hypothèse d'une attaque de plusieurs chiens ? ».  « Je pense et je continue de penser que si c'était Curtis qui était à l'origine de ce carnage, on aurait trouvé une zone ou deux de morsures, parce que ce n'est pas un chien qui n'a pas le goût du sang. Il n'a pas été conditionné pour la chasse, pour la prédation. »

Face à tous ces doutes, l’avocat plaide la relaxe de son client. Jugement rendu le 11 juin prochain.

logo société de vénerie

© Société de Vénerie

La réaction de la Société de Vénerie

"Le procès de Christophe Ellul disculpe définitivement la vènerie. Les 3, 4 et 5 mars s’est tenu devant le tribunal correctionnel de Soissons le procès de Christophe Ellul, jugé pour homicide involontaire après la mort en 2019 de sa compagne Elisa Pilarski, décédée de morsures de chien en forêt de Villers-Cotterêts. Ce procès a connu un fort retentissement médiatique.
En dépit des allégations réitérées par l’avocat de Christophe Ellul, ce procès a également permis de démontrer à nouveau, preuves à l’appui, que les chiens de l’équipage qui chassaient dans cette même forêt le même jour n’avaient aucune responsabilité dans ce drame affreux.
Les veneurs tiennent à manifester une fois encore leur entière compassion à la famille d’Elisa Pilarski. Il faut espérer que les conclusions des débats qui se sont déroulés durant ce procès
lui auront apporté les réponses qu’elle attendait légitimement".


 

Des vidéos de loups exceptionnelles dans le Rhône

 

En moins de 15 jours plusieurs vidéos montrent des loups dans le sud du départements du Rhône avec des comportements rarement filmés.

 - Après les témoignages de personnes ayant croisés des loups dans la Loire à Doizieux ( voir notre article), la question se pose.
 - Est-ce les mêmes loups ?
 - Difficile de l’affirmer.
 - Mais Doizieux n’est qu’à une quinzaine de kilomètres à vol d’oiseau des 2 communes où les loups ont été filmé
 - La plupart du temps sur les vidéos, les loups sont filmés en train de se déplacer.
 - Passant plus ou moins vite devant le piège photo.
 - Mais ces deux vidéos montrent les loups d’une façon rarement saisie.
 - La 1ere montre deux loups, peut être un couple.
 - L’un deux faisant face à un blaireau qui ne s’en laisse pas compter.
 - La seconde montre les attitudes d’un loup très méfiant face à un piège à fouine / renard.
 - Les deux chasseurs parlent d’une même voix : Pas question de se positionner pour ou contre le loup. Ce ne sont pas eux qui subissent sa présence, mais les éleveurs.
 - Et c’est à ces derniers qu’il faut penser en priorité.

 

 - Pour les chasseurs : aucun doute. Il s’agit bien de loup.
 - Didier Dailly, référent loup à la Fédération des Chasseurs du Rhône et de la métropole de Lyon confirme qu’il s’agit bien de loups.
« Difficile d’affirmer avec certitude que c’est un couple. Mais le loup en 1er plan semble plus fin que le second. Les critères morphologiques avec la trace noire sur les pattes avant laisse penser à un loup de lignée italo alpine. Le second en arrière-plan, plus trapu, présente-lui des caractères morphologiques d’une lignée germano polonaise. Il n’a pas de liseré noir. Ces vidéos sont très intéressantes pour étudier les comportements de l’animal au naturel. C’est tout l’intérêt de l’utilisation des pièges photos. Ces vidéos montrent aussi le rôle du chasseur sentinelle. Un rôle trop souvent oublié…. ».

Un couple de loups dans le Rhône ?

 - Le loup dans le département du Rhone ce n’est pas une nouveauté.
 - Nous vous parlions justement mi-février ( voir notre article).
 - Mais jusqu’à présent, aux dires des spécialistes, ces loups étaient solitaires, en « dispersion ». A la recherche de territoire.
 - Anthony Emanuelli, chasseur sur la commune des Haies, auteur de la 1ere vidéo : «  bien sûr le loup on en entend parler. On trouve parfois des traces. Mais est ce que c’est un chien, un loup ? Je ne suis pas un spécialiste. Il y a aussi quelques attaques sur des animaux. Mais là encore loup ou chien ? Jusqu’à présent il y avait des soupçons. Mais pas de certitude. Mais là avec cette vidéo, il n’y a pas de doute ».
« Quand j’ai découvert cette vidéo, j’ai été émerveillé. A l’origine le piège photo est posé pour les sangliers. On peut même apercevoir du goudron sur les arbres. C’est le blaireau qui déclenche la vidéo. Une chance. J’aurais pu avoir que quelques secondes. Les animaux s’étant poussés de quelques mètres. Ou même étant partis plus loin ».

https://sf.lechasseurfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/loup-et-blaireau-1024x576.webp© Anthony Emanuelli

 - La vidéo a vite fait le tour des rédactions des médias locaux. L’OFB s’est même intéressé à l’affaire. Au point qu’aujourd’hui il se rend sur place. «  Avec tout ce qui se passe et les images en IA, ils veulent voir les vrais lieux » rajoute Anthony.  «  Ils pourront aussi voire aussi une trace qu'on a trouvé. On a posé dessus une bâche pour qu’elle soit conservée au mieux jusqu’à leur venue ».

Attitude méfiante d’un loup face à un piège

 - La seconde vidéo est faite sur la commune de Loire sur Rhône.
 - A moins de 5 kms de la vidéo du couple de loup.
 - Florian Bony en est l’auteur.
 - Là encore le loup on en parle depuis quelques temps.
 - « Avant ces vidéos, on pouvait avoir des doutes. On a trouvé parfois des chevreuils attaqués. Mais pas de certitudes. Là avec ces vidéos on ne peut plus douter. D’ailleurs quelques jours après des brebis ont été tués à mi-chemin entre la prise de vue de mes vidéos et celle de mon ami Anthony ».

https://sf.lechasseurfrancais.com/wp-content/uploads/2026/03/loup-piege-1024x576.webp© Florian Bony

Qu’est ce qui pousse Florian et Anthony à vouloir observer les animaux avec des piéges photos ?

 - Anthony, comme Florian sont chasseurs. Mais tous deux les disent haut et fort : «  on est chasseurs, pas tueurs ».
 - Ce n'est pas parcequ'ils ont filmé des loups qu'ils vont aller les chasser ...Ils aiment la nature, la faune, sa beauté.
 - Anthony a d’ailleurs réussi l’exploit l’année dernière de filmer 3 genettes en même temps. «  Mes pièges photos je les pose pour le plaisir. Montrer à mes enfants et petits enfants les animaux. Une laie avec ses marcassins. Un renard, des genettes. Ce sont vraiment des vidéos plaisir. Je ne chasse pas avec mes caméras. Je ne m’en sers pas pour débusquer le gibier »
 - 
Florian, chasseur, piégeur et garde assermenté est passionné de nature.
« Je suis tombé tout jeune dans la chasse, à 4 ans avec mon père. J’ai passé mon permis à 16 ans. A 40 ans je suis toujours aussi passionné. Je pose beaucoup de pièges photos car j’aime voir les animaux la nuit. Et surtout comprendre leurs comportements. Quand je vois le loup, je trouve qu’il a un peu les même comportements de méfiance que le renard. Mes vidéos me servent à mieux comprendre les animaux en amont. Connaître leurs réactions, leurs habitudes. J’ai appris beaucoup sur le sanglier par exemple. Pour moi le plaisir de la chasse est indissociable des chiens. Je chasse aux chiens courants. Et ma plus grosse passion c’est de faire les pieds. Mieux connaître le sanglier est donc important ».

 

 

Belgique : le président des chasseurs flamands sauvagement agressé

 
 

La violence contre les chasseurs ne connaît plus de frontières. Le 4 mars 2026, en Belgique, Rudi Van Decraen, président de la Hubertus Vereniging Vlaanderen, principale organisation représentant les chasseurs en Flandre, a été victime d’une agression particulièrement brutale et violente sur son propre territoire de chasse à Balen. Alerté par une caméra installée pour surveiller la faune et prévenir les dégradations, il s’est rendu sur place pour vérifier la présence de deux individus suspects. Il ne se doutait pas qu’il allait tomber dans un véritable guet-apens. Passé à tabac par ces deux hommes masqués, il a été hospitalisé avec plusieurs fractures et de graves blessures. Cet épisode dramatique rappelle que la haine anti-chasse peut parfois franchir un seuil inacceptable : celui de la violence physique.

Une agression d’une rare violence sur un territoire de chasse

 - Selon les premiers éléments rapportés par la presse belge, l’incident s’est produit mercredi soir.
 - Une caméra de surveillance placée sur le territoire de chasse de Rudi Van Decraen a capté la présence de deux individus suspects près d’une installation cynégétique.
 - Pensant intervenir rapidement pour éviter d’éventuelles dégradations, le responsable s’est rendu rapidement sur place.
 - Mais la situation a rapidement dégénéré.
 - À peine arrivé, il aurait été attaqué sans sommation.
 - Jeté au sol puis frappé à plusieurs reprises, il n’a pas eu le temps de se défendre.
 - Les agresseurs ont pris la fuite en laissant derrière eux leur victime grièvement blessée.
 - Transporté à l’hôpital de Mol, le président de l’association flamande des chasseurs souffre notamment de fractures multiples, d’une épaule luxée et de blessures au visage nécessitant plusieurs points de suture.

Une onde de choc dans le monde cynégétique

 - Cette agression a immédiatement provoqué une vive émotion dans la communauté des chasseurs, bien au-delà des frontières belges.
 - La Hubertus Vereniging Vlaanderen a dénoncé un acte inacceptable et rappelé que les divergences d’opinion sur la chasse ou la gestion de la faune ne peuvent en aucun cas justifier de telles violences.
 - Dans un contexte où les tensions autour de la chasse sont régulièrement alimentées par certaines campagnes militantes, cet événement alarme de nombreux acteurs du monde rural.
 - Les chasseurs, les agriculteurs et plus largement les usagers de la nature partagent les mêmes espaces et doivent pouvoir y évoluer en sécurité .
 - La fédération flamande insiste également sur le rôle essentiel des chasseurs dans la gestion durable de la faune et des territoires, rappelant que leurs actions s’inscrivent dans un cadre légal strict et participent à l’équilibre des écosystèmes.

Quand l’anti-chasse franchit la ligne rouge

 - L’agression de Rudi Van Decraen pose une question fondamentale : jusqu’où peut aller la radicalisation d’une minorité militante hostile à la chasse ?
 - Depuis plusieurs années, de nombreux chasseurs européens signalent des dégradations de miradors, des sabotages d’équipements ou des intrusions sur les territoires.
 - Mais passer de l’intimidation à la violence physique constitue un cap particulièrement inquiétant.
 - En Belgique comme ailleurs, les autorités ont désormais la responsabilité d’envoyer un signal clair que la violence et les agressions contre les chasseurs sont un crime, et non une forme de militantisme.
 - U
ne plainte contre X a été déposée et une enquête judiciaire est en cours pour identifier les auteurs de cette agression.
 - Le monde de la chasse espère désormais que les responsables seront rapidement retrouvés et condamnés. 
 - Car au-delà de l’émotion, un principe fondamental est en jeu : dans un État de droit, l’opposition à la chasse, qui est une activité légale, doit rester un débat et ne jamais se déplacer sur le terrain de la violence.

Par Arnaud Valmont

Pour chassons.com
 


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