Des requins dans les eaux de l’île de Ré
Pas de panique, les requins aperçus dans les eaux de l’île de Ré sont inoffensifs, ils font même partie d’une espèce menacée.
- Le 15 août dernier, Nadia & Phillipe, filment un petit groupe de requin dans les eaux limpides.
- Mais pas de panique. Ce n’est pas la peine d’aller chercher « Quint » et son bateau.
- Cette espèce de requins, le requin Hâ, est inoffensif pour l’homme. De très belles images tout simplement.
Les requins de l’île de Ré au cœur d’une polémique
- La vidéo montre une quinzaine de requins, d’1m30 environ. Evoluant dans une très faible profondeur d’eau.
- Une vidéo publiée par Christophe Caquelard, habitant des Portes-en-Ré.
- Il explique que ce sont deux amis qui ont filmé cette très belle scène.
« Sur une plage de l'ile de Ré, aux portes en ré, plage du Lisay, le 15 Aout 2025. Une horde de requins bleus s'invitent en bord d'eau. Une quinzaine de requins d'environ 1,30 de long ont occupé les eaux durant qq minutes sur la plage naturiste... ».
- Mais voilà sa publication fait vite le tour des réseaux sociaux et de médias.
- Christophe Caquelard se retrouve au cœur d’une polémique. Fallait-il ou non publier cette vidéo ?
- Il complète son post Facebook.
"Petite mise jour : Il s'agirait d'une espèce de requins-hâ « inoffensif » pour l'homme, mais il ne faut pas les approcher, cela pourrait les effrayer... Mon post à fait le tour de l'ile de Ré, jusqu'à Radio Bleue qui prétend que je me suis baigné avec les requins. C'est absurde. Je me suis baigné environ 2 h plus tard, l'eau était très claire à marée montante en étant attentif évidement... Fin de l'histoire. Néanmoins je me dois de relayer cette info qui m'a été transmise : Cette espèces de requin est en danger critique d'extinction les vétérinaires me demandent de rendre ma publication privée pour ne pas les exposer à une chasse sauvage. Je ne suis pas certain de l'efficacité d'une censure, au contraire je pense qu'il faut dénoncer ces abus de pêches ».
La mairie confirme l’identification de requin Hâ
- L’affaire faisant plus de remous que les requins dans l’eau, la mairie communique à son tour :
« la municipalité souhaite rassurer toutes personnes ayant vu ou signalé une "espèce de requins" au lizay et grand marchais. Il s'agit de "requin hâ"et tout ce que nous pouvons dire sur ces espèces, c'est qu'elles sont inoffensives pour l'homme. Leur régime alimentaire est principalement composé de petits poissons pélagiques (sardine, hareng, maquereaux) et de céphalopodes (pieuvres, calmars ou seiches). Ces espèces fréquentent les côtes atlantiques européennes. Mais étant pélagiques, elles vivent plutôt au large et se rapprochent peu des côtes. En été, il arrive parfois que des individus s'aventurent près des plages mais il s’agit bien souvent de spécimens désorientés, blessés par un engin de pêche ou piégés par la marée. Comme pour n'importe quel animal il est conseillé de ne pas essayer de s'en approcher ni de les toucher, pour ne pas qu'ils se sentent agressés et les laisser regagner le large ».
- Valérie Cotrel, médiatrice scientifique à l'Aquarium de La Rochelle explique à France Bleu.
« Ce n'est pas une première sur l'ile de Ré. Il y a cinq ans un groupe d'une vingtaine de requins-hâ s'était retrouvé pris au piège dans une écluse à poissons… C'est compliqué de dire si à long terme on va observer de plus en plus de requins. C'est sûr que le réchauffement climatique va entrainer des modifications, mais de là à dire que c'est à cause de lui qu'on en observe, on ne peut pas l'affirmer."
Par Isabelle Leca
Pour lechasseurfrancais.com
Surprenante étude : les oiseaux peuvent changer de sexe
Des scientifiques australiens ont découvert que le sexe génétique de plusieurs oiseaux ne correspondait pas à leurs organes reproducteurs.
- Une étude, publiée mercredi 13 août dans la revue scientifique Biology Letters et portant sur cinq espèces australiennes communes révèle qu’environ 6 % de ces oiseaux présentaient les chromosomes d’un sexe mais les organes reproducteurs d’un autre.
Les oiseaux sauvages d’Australie changent de sexe.
- Dans cette étude, les chercheurs ont étudié la prévalence des individus à sexe inversé chez cinq espèces d'oiseaux sauvages du Queensland.
- Le cassican flûteur, le kookaburra, la colombine longup.
- Mais aussi le loriquet arc-en-ciel et le loriquet vert.
- 480 oiseaux de ces cinq espèces communes testés et analysés après avoir été admis dans des hôpitaux pour animaux sauvages dans le sud-est du Queensland.
- Précisant que tous étaient morts.
- Le professeur associé Dominique Potvin, co-auteur de la recherche à l'Université a déclaré que l'équipe était profondément sceptique lorsque les premiers résultats sont arrivés. « Je me demandais si c'était bien ça ?. Alors on a revérifié, revérifié, revérifié. Et puis on s'est dit : "Oh mon Dieu !" ». En comparant les caractéristiques morphologiques internes et externes aux résultats d’une analyse génétique.
- Ils ont découvert un sexage inversé chez les cinq espèces. Avec des taux allant de 3 à 6 %.
« Nos résultats suggèrent que l’inversion sexuelle est un phénomène courant et potentiellement répandu chez les espèces aviaires ».
- La plupart des oiseaux étudiés étaient génétiquement femelles mais dotées d’organes mâles.
- Plus rare par contre, certains mâles « génétiques » possédaient des ovaires.
- Comme ce martin-chasseur géant porteur d’un oviducte distendu.
- Prouvant qu’il avait récemment pondu un œuf.
- Cette observation confirme ainsi qu’un oiseau peut pondre, même si son ADN indique un sexe mâle.
- 2 colombines longup génétiquement femelles possédant à la fois des structures reproductives testiculaires et ovariennes.
La cause n’est pas encore connue, mais suspectée
« Maintenant que nous savons que la discordance existe. La prochaine grande question sera de savoir ce qui la provoque chez les oiseaux. Est-ce des produits chimiques, un stress environnemental ? ou un autre facteur qui peut modifier les trajectoires de développement ? » - Clare Holleley, biologiste environnementale au sein de l’Organisation de la recherche scientifique et industrielle du Commonwealth (CSIRO).
- Pour les chercheurs de l’étude la cause du changement de sexe chez les oiseaux sauvages n’est pas encore claire.
- Le phénomène pourrait être dû à des facteurs environnementaux, comme l’accumulation de produits chimiques perturbateurs hormonaux dans la nature.
- Certains experts se sont montrés prudents quant à l’extrapolation des résultats à l’ensemble de la population d’oiseaux sauvages.
- Car les oiseaux ne constituaient pas un échantillon aléatoire mais avaient été admis dans des hôpitaux.
Les 5 espèces étudiées par les chercheurs :

Le Martin-chasseur géant (Dacelo novaeguineae), aussi appelé kookaburra

Le lori arc en ciel ( trichoglossus haematodus moluccanus )
© Isabelle Leca
La Colombine longup (Ocyphaps lophotes) ou Colombe lophote

Le Cassican flûteur (Gymnorhina tibicen)

Le Loriquet vert (Trichoglossus chlorolepidotus)
Par Isabelle Leca
Pour lechasseurfrancais.com
Nord - 59
Botulisme : des canards touchés par la maladie dans le département du Nord
Le botulisme est une maladie qui touche parfois les zones humides en période de sécheresse et après la catastrophe vécue en Loire-Atlantique ces derniers mois, le moindre cas signalé ailleurs fait trembler. Dans le Nord de la France, plusieurs cas ont été dénombrés sur la canal de Seclin ; la Métropole de Lille a déclaré qu’il s’agissait bien d’un foyer de botulisme aviaire.
Une habitante a découvert plusieurs oiseaux morts.« C’est une hécatombe » a raconté une habitante de Seclin auprès des journalistes de La Voix du Nord.
- Lors d’une balade sur les bords du Canal de Seclin, elle remarque alors quatre ou cinq carcasses de canards morts sur la zone mais avec le temps, les choses empire.
- Rapidement, le nombre de canards concernés augmente et elle remarque une dizaine de carcasses lors d’un second passage.
- Visiblement, les canards sauvages sont victimes de quelque chose et la mairie de Seclin est rapidement alertée par ces découvertes de canards morts qui affirme ne pas être au courant de la situation.
- La riveraine a tenté de contacter la LPO sans succès.
La Métropole de Lille confirme la présence d’un foyer de botulisme aviaire.
- Dans les médias locaux, les journalistes expliquent que la Métropole de Lille a communiqué sur la situation et affirme être au courant de la présence des carcasses de canards sur le canal.
- Peu après, la ville de Seclin a communiqué via son site internet sur la question et il s’avère que la morts des canards sauvages présents sur le Canal de Seclin est liée à la présence d’une « toxine bactérienne qui se développe dans les zones humides et les eaux stagnantes en période estivales ».
- Il s’agit donc d’un foyer de botulisme aviaire qui touche les oiseaux qui vivent dans ces zones humides.
- Comme en Loire-Atlantique, il est demandé de ne pas manipuler les oiseaux morts ou en détresse bien que la maladie ne soit pour le moment pas transmissible à l’homme.
- La Métropole de Lille indique qu’une solution allait être trouvée pour organiser le ramassage des animaux morts et le suivi sanitaire de la situation.
Par Nicolas Liégeois
Pour chassepassion.net
Hérault - 34
Hérault : l’OFB démantèle plusieurs trafics de passereaux protégés
Une opération d’envergure baptisée « Tournesol »
Dans le département de l’Hérault, l’Office français de la biodiversité (OFB) a mené, fin juillet et début août, une vaste opération contre la capture et la détention illégales d’oiseaux protégés. Vingt-cinq inspecteurs de l’environnement, épaulés par la police nationale et placés sous l’autorité du parquet de Béziers, ont été mobilisés dans le cadre de l’« Opération Tournesol ».
Des filets de protection des cultures détournés pour piéger les oiseaux
- Depuis plusieurs années, certaines parcelles de tournesol situées dans l’agglomération de Béziers et la vallée de l’Hérault étaient au cœur de pratiques illégales.
- Les filets de protection des cultures étaient volontairement dégradés et utilisés pour capturer des passereaux, parmi lesquels le chardonneret élégant, le verdier d’Europe ou encore le serin cini.
- Des espèces protégées qui, sur le marché noir, peuvent se négocier plusieurs centaines d’euros par individu.
Douze interpellations et une soixantaine d’oiseaux relâchés
- Au terme de plusieurs mois d’investigations, l’OFB a procédé à douze interpellations en flagrant délit.
- Les perquisitions menées dans la foulée ont confirmé l’existence de trafics organisés, certains destinés à l’étranger.
- Lors de l’opération, des cages ont été saisies et environ soixante oiseaux ont pu retrouver la liberté.
- Les procédures judiciaires sont en cours d’instruction par le parquet de Béziers.
Des sanctions lourdes encourues
- La capture, la détention, le transport ou la commercialisation d’espèces protégées constituent un délit passible de trois ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende.
- L’arrêté ministériel du 29 octobre 2009 fixe la liste des oiseaux concernés, parmi lesquels le chardonneret élégant, déjà en fort déclin avec une régression estimée à 30 % au cours des trente dernières années.
Saluons le travail de terrain
- Si chasseurs et agents de l’OFB ne sont pas toujours d’accord sur tous les dossiers, force est de reconnaître que ce type d’opération mérite d’être salué.
- En luttant contre ces trafics organisés qui pillent nos campagnes, les inspecteurs de l’environnement protègent à la fois les espèces menacées et l’équilibre des territoires.
- Un combat nécessaire contre des pratiques illégales qui ternissent l’image de la ruralité et mettent en péril la biodiversité.
Par Frédéric Buszkowski
Pour chassons.com