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ACTUALITÉS  DU  VENDREDI
 

Vendredi 5 juin 2026

Faon abandonné vivant dans une poubelle, jeté tel un déchet

 
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Un faon abandonné a été retrouvé vivant dans une poubelle dans le Haut-Rhin. Une affaire qui rappelle pourquoi il ne faut jamais ramasser un jeune chevreuil seul dans la nature.

- Dans le Haut-Rhin, un faon abandonné a été retrouvé vivant au fond d'une poubelle.
 - Recueilli par une association de sauvegarde, il a survécu à cette mésaventure.
 - Derrière ce fait divers se cache pourtant un problème bien connu.
 - Chaque printemps, des promeneurs pensent sauver des faons qu'ils croient abandonnés.
 - En réalité, ils les condamnent souvent à une vie difficile, voire à la mort.

Un faon abandonné retrouvé dans une poubelle

 - La scène s'est déroulée à Oberhergheim, dans le Haut-Rhin.
 - Un habitant a découvert un jeune faon vivant dans sa poubelle.
 - Alertée rapidement, la Brigade verte est intervenue pour récupérer l'animal.
 - Le jeune cervidé a ensuite été confié à un centre de sauvegarde spécialisé :  l'association Sauvegarde faune sauvage
 - 
Selon les soigneurs, le faon n'était âgé que de quelques jours.
 - Cependant, plusieurs indices ont montré qu'il avait déjà été manipulé.
 - L'animal savait notamment boire dans une gamelle.
 - Ce comportement est inhabituel chez un faon sauvage.
 - Les responsables estiment donc qu'il a probablement été recueilli par une personne avant d'être abandonné.

- Heureusement, son état général était satisfaisant.
 -Les soigneurs ont pu commencer un élevage au biberon.
 - Si tout se passe bien, le jeune faon retrouvera la nature dans les prochains mois.

Pourquoi un faon seul n'est pas forcément abandonné ?

 - Chaque année, le même scénario se répète.
 - Au printemps, des promeneurs découvrent un jeune faon couché dans l'herbe.
 - Pensant bien faire, ils le ramassent.
 - Pourtant, dans la grande majorité des cas, l'animal n'est pas abandonné.
 - Chez les cervidés, la chevrette, ou la biche, laissent régulièrement son petit seul pendant plusieurs heures.
 - Cette stratégie protège le faon des prédateurs.
 - Immobile et presque sans odeur, il reste discret dans la végétation.
 - Sa mère revient ensuite plusieurs fois par jour pour l'allaiter. 
 - Malheureusement, beaucoup de personnes ignorent ce comportement naturel.
 - Elles interprètent cette solitude comme un abandon.
 - Une simple intervention humaine suffit alors à perturber le lien entre la mère et son petit.
 - Dans certains cas, la remise en liberté devient même impossible.

jeune faon
© Dominique Gest

Une affaire qui souligne le besoin de sensibilisation

 - Cette histoire illustre un manque persistant de connaissance de la faune sauvage.
 - Les centres de sauvegarde sont confrontés chaque année à de nombreux cas similaires.
 - Beaucoup d'animaux arrivent après avoir été inutilement prélevés dans leur milieu naturel.

sauvetages des faons
© FDC Meuse

Les fédérations de chasseurs rappellent régulièrement les bons réflexes. Un faon découvert seul ne doit jamais être touché. Il convient d'observer à distance et de quitter rapidement les lieux.
 - En cas de doute, il faut contacter l'OFB, une fédération départementale des chasseurs ou un centre de sauvegarde.
 - 
Le cas de ce faon abandonné se termine heureusement sur une note positive.
 - Toutefois, son histoire rappelle une règle essentielle.
 - Dans la nature, l'aide la plus utile consiste souvent à ne pas intervenir.

La détention d’animaux sauvages : une pratique illégale

 - Il est crucial de rappeler que la détention d’un animal sauvage est strictement illégale.
 - Les animaux sauvages ne sont pas destinés à vivre en compagnie des humains, contrairement aux animaux domestiques.
 - À noter que l’arrêté du 11 août 2006 fixe de manière précise la liste des animaux domestiques reconnus. 
 - Comme vous pouvez vous en douter, le chevreuil ne figure en aucun cas sur cette liste.
 - En outre, la loi est également claire et précise en ce qui concerne la détention d’animaux non domestiques. 
 - Conformément à l’article L. 412 du Code de l'environnement, la détention d’un animal sauvage, qui inclut toute espèce non domestique, est soumise à déclaration ou à autorisation.
 - Ces animaux sont ainsi classés en trois catégories, tel que stipulé par l’arrêté du 8 octobre 2018. Celui-ci établit les règles générales de détention des animaux d’espèces non domestiques.
 - Ainsi, la détention des animaux d’espèces non domestiques peut être :

  • libre, c’est-à-dire n’exiger aucune formalité,
  • soumise à déclaration au préfet du département du lieu de détention,
  • soumise à autorisation préalable et à détention d’un certificat. Celui-ci permet d'attester de la capacité de l’individu à entretenir ces animaux.

 - Il est à noter que le chevreuil fait partie de la troisième catégorie.
 - Sa détention réclamerait donc une autorisation dérogatoire spécifique.


 

Nématode du pin : la menace invisible qui inquiète les forestiers français


Le nématode du pin menace les conifères français. Découvrez les risques pour les forêts, la faune sauvage et les mesures mises en place pour limiter sa propagation.

 - Invisible à l’œil nu, le nématode du pin progresse en Europe et suscite une forte inquiétude dans les massifs de conifères.
 - Détecté pour la première fois en France dans les Landes, ce parasite microscopique pourrait avoir des conséquences majeures sur les forêts, la biodiversité et les territoires ruraux.
 - Pour les chasseurs comme pour les gestionnaires forestiers, la vigilance devient essentielle.

Le nématode du pin, un parasite redoutable pour les forêts

 - Le nématode du pin est un ver microscopique nommé Bursaphelenchus xylophilus.
 - Malgré sa taille infime, il représente aujourd’hui l’un des plus grands dangers sanitaires pour les conifères.
 - Ce parasite attaque principalement les pins et se développe dans leurs tissus conducteurs.
 - En se multipliant, il bloque progressivement la circulation de la sève.
 - Les arbres dépérissent alors rapidement.
 - Le feuillage rougit, les aiguilles tombent et la mort peut survenir en quelques semaines seulement.
 - Originaire d’Amérique du Nord, le parasite a ensuite gagné l’Asie où il a provoqué d’importants dégâts forestiers.
 - Il est ensuite arrivé en Europe, notamment au Portugal puis en Espagne. Novembre 2025 : un premier foyer officiellement détecté dans les Landes ( voir notre article).
 - Marquant une étape importante dans la surveillance sanitaire des forêts françaises.
 - Cette découverte préoccupe particulièrement les professionnels de la forêt.
 - Les massifs de pins maritimes du Sud-Ouest figurent parmi les zones les plus exposées.
 - Aucune essence européenne ne présente aujourd’hui une véritable résistance à ce parasite.

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© Shutterstock

Une propagation facilitée par un insecte vecteur

 - Le danger du nématode du pin repose aussi sur son mode de diffusion.
 - Le parasite est transporté d’un arbre à l’autre par un coléoptère xylophage du genre Monochamus.
 - Lors de ses déplacements et de sa reproduction, l’insecte transmet le ver microscopique à de nouveaux arbres hôtes.
 - Cette association biologique rend la lutte particulièrement complexe.

male de monochamus vecteur de la nématode du pin
© Shutterstock

 - La circulation du bois contaminé constitue également un facteur de propagation à longue distance.
 - Grumes, palettes, emballages ou produits dérivés peuvent transporter le parasite sans être immédiatement identifiés.
C’est pourquoi des mesures sanitaires strictes encadrent désormais les mouvements de bois issus des zones concernées.
 - Face à cette menace, les autorités ont renforcé les contrôles.
 - Des zones infestées et des zones tampons ont été mises en place autour des foyers détectés. Les arbres contaminés sont rapidement abattus et détruits afin d’éviter toute dissémination dans les massifs voisins.

Quels impacts pour la faune et les territoires cynégétiques ?

 - Pour le monde de la chasse, les conséquences pourraient dépasser le simple cadre forestier.
 - Les grands massifs de pins constituent des habitats essentiels pour de nombreuses espèces de gibier.
 - Sangliers, cervidés, petits mammifères et avifaune utilisent ces peuplements pour se nourrir, se reproduire ou se protéger.
 - Une mortalité massive des arbres modifierait profondément ces équilibres écologiques.
 - Les gestionnaires craignent également des répercussions économiques importantes. L’exploitation forestière, les travaux sylvicoles et les activités rurales liées aux massifs de conifères pourraient être affectés durablement. Des chercheurs travaillent déjà sur de nouvelles méthodes de surveillance, notamment grâce à l’intelligence artificielle et à la détection précoce des arbres atteints.
 - Pour les chasseurs, souvent présents toute l’année sur le terrain, la surveillance des peuplements forestiers peut constituer un précieux relais d’alerte.
 - Repérer des pins rougissants, des dépérissements inhabituels ou des zones touchées permettrait de signaler rapidement d’éventuels foyers.
 - Dans un contexte où la santé des forêts devient un enjeu majeur, la vigilance collective apparaît plus que jamais indispensable.


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Transférer la police de l’environnement de l’OFB à la gendarmerie, une proposition de loi étonnante !

 
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Source : chassons.com
 

Nous venons de découvrir une proposition de loi assez surprenante. Elle été déposée par le sénateur Vincent LOUAULT, élu du groupe Les indépendants, République et Territoire (LIRT). Elle a été enregistre?e a? la Pre?sidence du Se?nat le 20 mai 2026. Monsieur le sénateur LOUAULT note en préambule que : « l’Office franc?ais de la biodiversite? est ne? de la fusion de l’Agence franc?aise de la biodiversite? et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. L’objectif affiche? e?tait de doter la France d’un acteur fort et identifie? en matie?re de protection de l’environnement. Force est de constater que cette re?forme a surtout illustre?, une fois encore, la propension franc?aise au millefeuille administratif. »

La police, mission principale de l’OFB

 - Il poursuit en indiquant qu' à l’OFB, « la police de l’environnement constitue la mission principale, puisqu’elle concerne 57 % du temps d’activite? de l’agence, selon le rapport d’information n° 777 du 25 septembre 2024 du se?nateur Jean BACCI. Elle se de?cline en trois axes : la police administrative, la police judiciaire et la police sanitaire, exerce?es sous le contro?le du pre?fet de de?partement et du parquet. »

 

De vives critiques et des tensions ?

 - Le sénateur relève que : « depuis plusieurs anne?es, cette action de police fait l’objet de critiques re?currentes. Le port d’arme des agents a particulie?rement cristallise? les tensions, notamment lors de la crise agricole de janvier 2024. Faisant suite aux contestations, une circulaire interministe?rielle signe?e par les ministres charge?s de l’agriculture et de la transition e?cologique a d’ailleurs demande? que le port d’arme soit « plus discret ». Par ailleurs, une mission interministe?rielle de de?cembre 2024 a releve? que l’Office franc?ais de la biodiversite? faisait e?tat de seulement 180 situations conflictuelles sur les quelque 400 000 contro?les administratifs re?alise?s entre 2020 et 2024, ce qui interroge la pertinence d’un port d’arme syste?matique. »

 La police de l’OFB à la gendarmerie

 - Fort de ces constats le sénateur propose donc : « Dans un souci de simplification administrative, d’apaisement des relations entre contro?leurs et contro?le?s et de meilleure lisibilite? de l’action publique en matie?re de protection de l’environnement, il est aujourd’hui opportun de transfe?rer sa mission de police de l’environnement aux services de l’E?tat de?ja? le?gitimes et compe?tents en la matie?re. Ce transfert permettra de recentrer l’Office franc?ais de la biodiversite? sur ses missions de de?veloppement des connaissances scientifiques, d’expertise et d’accompagnement des territoires. Ainsi, le transfert s’effectuera de manie?re ordonne?e, dans le respect des compe?tences des agents concerne?s et avec l’allocation des moyens humains et financiers ne?cessaires par l’E?tat, afin de garantir la continuite? et l’efficacite? de l’action publique en matie?re de police de l’environnement. Un de?lai raisonnable de mise en œuvre permettra une transition fluide entre l’Office franc?ais de la biodiversite? et les services destinataires. Cette e?volution s’inscrit pleinement dans la ligne des recommandations du rapport sur les agences de l’ E?tat publie? en juillet 2025 par Madame le Se?nateur et rapporteur Christine LAVARDE et Monsieur le Se?nateur et pre?sident de la commission d’enque?te Pierre BARROS. L’article unique de la pre?sente proposition de loi organise ce transfert en confiant la mission de police judiciaire a? la gendarmerie nationale, notamment a? son commandement pour l’environnement et la sante? cre?e? en 2023, et les missions de police administrative et sanitaire aux pre?fectures de de?partement, disposant de compe?tences centrales en la matie?re. L’environnement est la premie?re se?curite? des Franc?ais, et sur ce, l’autorite? re?galienne doit le prendre en charge. »
 - 
Nous avons contacté le Sénateur et reviendrons plus en détail sur cette proposition de loi afin de connaitre son origine bien sûr mais aussi son avenir !

Crédit photo: OFB

Par Lyonel Chocat 
Pour chassons.com


Un cycliste grièvement blessé à cause d’un sanglier dans le Val-d’Oise

Une sortie à vélo a viré au drame, mardi 2 juin au soir, à Saint-Leu-la-Forêt (Val-d’Oise). Il était environ 22 heures lorsque les sapeurs-pompiers ont été appelés pour secourir un homme retrouvé inconscient sur la chaussée, rue de Chauvry.

 - À leur arrivée, les secours découvrent une scène déjà entourée de passants.
 - La victime, un homme de 64 ans, circulait à vélo électrique dans ce secteur boisé, situé en bordure de la forêt de Montmorency, lorsqu’un incident serait survenu avec un sanglier, selon plusieurs témoignages recueillis sur place.
 - D’après ces premiers éléments, l’animal aurait surgi sur la chaussée, surprenant le cycliste, qui aurait tenté de lui échapper avant de perdre le contrôle de son engin et de chuter lourdement.
 - Les secours prennent en charge l’homme, retrouvé inconscient et présentant un traumatisme crânien. Son état a nécessité une évacuation en urgence absolue vers l’hôpital Beaujon, à Clichy (Hauts-de-Seine).
 - Les forces de l’ordre se sont également rendues sur place afin d’effectuer les premières constatations et de recueillir les témoignages.


Pour chassepassion.net


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