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ACTUALITÉS  DU  VENDREDI

 
Vendredi 6 mars 2026
 

Santé du Setter Anglais :
Les Maladies à Surveiller et Protocoles de Prévention

 
 
setter anglais sur une table chez un vétérinaire
Source : chassons.com

Le setter anglais n’est pas qu’une esthétique canine raffinée, c’est une formule 1 de la chasse dont la mécanique de précision exige une maintenance rigoureuse pour éviter que des fragilités génétiques ne brisent sa carrière prématurément.

 - Si son allure féline et sa quête rasante font l’admiration des passionnés de field-trial, le setter anglais dissimule sous sa robe mouchetée des prédispositions pathologiques que tout propriétaire averti se doit de connaître.
 - Anticiper ces risques, c’est garantir à votre compagnon une longévité active et préserver cette complicité unique qui unit le chasseur à son auxiliaire.
 - Ce dossier technique vous plonge au cœur des fragilités spécifiques de la race, de la dysplasie invalidante aux otites chroniques, pour transformer votre vigilance en la meilleure des assurances-vie.

La Dysplasie de la Hanche : Le fléau mécanique du galopeur

 - La dysplasie coxo-fémorale représente sans doute l’épée de Damoclès la plus lourde pesant sur l’avenir cynégétique de votre setter.
 - Cette malformation articulaire complexe, souvent héréditaire mais aggravée par des facteurs environnementaux, entraîne une laxité anormale de l’articulation de la hanche qui, à terme, provoque une arthrose invalidante capable de stopper net la carrière d’un chien pourtant prometteur.
 - Il est impératif de comprendre que la génétique ne fait pas tout : un chiot issu de parents sains (classés A ou B) peut développer une dysplasie si sa croissance est mal gérée.
 - L’alimentation durant la première année joue un rôle absolument critique, car une prise de poids trop rapide sur un squelette encore immature impose des contraintes mécaniques désastreuses sur les têtes fémorales.
 - Une boiterie à froid, une difficulté à se lever après un effort ou une démarche chaloupée de l’arrière-train (« roulement des hanches ») doivent déclencher une consultation vétérinaire immédiate pour effectuer un dépistage radiographique, seul juge de paix pour valider l’intégrité du squelette.

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L’Otite et les affections auriculaires : Le talon d’Achille du Setter

 - L’élégance des longues oreilles tombantes et soyeuses du setter anglais se paie au prix fort d’une vulnérabilité accrue aux infections du conduit auditif.
 - L’anatomie même de l’oreille, en recouvrant le conduit, crée un microclimat chaud, sombre et humide : c’est un incubateur idéal pour la prolifération bactérienne et fongique (levures) responsables des otites chroniques.
 - Pour le chien de chasse qui évolue en milieu broussailleux ou aquatique, le risque est démultiplié.
 - L’ennemi public numéro un demeure l’épillet (ou folle avoine), cette graminée sèche qui profite de la moindre inattention pour s’insinuer dans le conduit auditif, progressant inexorablement vers le tympan avec le risque de le perforer, provoquant des douleurs insupportables et des lésions parfois irréversibles.

Le protocole de soin est non-négociable :

 - Une inspection minutieuse des oreilles doit devenir un réflexe pavlovien au retour de chaque sortie, accompagnée d’un nettoyage hebdomadaire avec une lotion adaptée pour éliminer le cérumen excédentaire et assécher le conduit.

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Les pathologies oculaires et dermatologiques

 - Le regard mélancolique du Setter peut être voilé par des affections héréditaires spécifiques. L’Atrophie Progressive de la Rétine (APR) est une dégénérescence des cellules visuelles qui conduit inéluctablement à la cécité, commençant souvent par une perte de la vision nocturne avant d’obscurcir totalement le monde du chien.   - Par ailleurs, l’ectropion (relâchement de la paupière inférieure) expose la conjonctive aux agressions extérieures, favorisant les infections oculaires récurrentes.
 - Sur le plan dermatologique, la race est prédisposée à l’atopie (allergies environnementales) et aux dermatites.   - Ces affections ne sont pas seulement esthétiques ; elles ruinent la concentration du chien par des démangeaisons féroces et peuvent nécessiter une gestion alimentaire stricte (croquettes hypoallergéniques) tout au long de la vie de l’animal.

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La Dilatation-Torsion d’Estomac (SDTE) : L’urgence vitale absolue

 - Comme beaucoup de races à thorax profond, le setter anglais vit sous la menace constante du Syndrome de Dilatation-Torsion d’Estomac. C’est un accident mécanique gravissime où l’estomac se dilate sous l’effet des gaz puis pivote sur lui-même, bloquant la circulation sanguine et nécrosant les tissus en quelques heures.
 - C’est une course contre la montre où chaque minute perdue réduit les chances de survie.
 - Le stress, l’ingestion rapide d’une grande quantité de nourriture suivie d’un exercice physique violent, ou l’abreuvement massif sont des facteurs déclenchants majeurs que tout propriétaire doit bannir de ses habitudes pour protéger son compagnon.

Tableau récapitulatif des risques sanitaires

Afin de synthétiser les enjeux médicaux de votre setter, voici les données clés pour une surveillance proactive :

Pathologie Fréquence Symptômes Clés Prévention Prioritaire
Dysplasie Hanche Moyenne / Haute Boiterie, raideur au lever Gestion du poids, Rx dépistage (12 mois)
Otites / Épillets Très Haute Secoue la tête, odeur forte Nettoyage hebdo, épilation conduit
Atrophie Rétine Faible (génétique) Hésitation nocturne, pupille dilatée Test génétique des reproducteurs
Torsion Estomac Moyenne Ventre gonflé, efforts de vomissement Repos strict post-repas (2h min)
Hypothyroïdie Moyenne Prise de poids, poil terne Bilan sanguin annuel (senior)
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FAQ : Vos questions sur la santé du Setter Anglais

Quelle est l’espérance de vie d’un Setter Anglais ?

 - Un Setter Anglais bien entretenu et épargné par les accidents de chasse vit en moyenne entre 10 et 12 ans.
 - Cette longévité dépend directement de la prévention des maladies citées plus haut et d’une alimentation adaptée à son statut de chien sportif.

Quand faut-il faire tester son setter pour la dysplasie ?

 - Le dépistage officiel se fait généralement par radiographie sous anesthésie générale à l’âge de 12 mois minimum.
 - C’est un examen indispensable pour la confirmation dans certains pays et surtout pour décider de la mise à la reproduction ou de l’intensité de l’activité sportive autorisée.

Mon setter secoue souvent la tête, est-ce grave ?

 - Oui, c’est un signe d’alerte sérieux.
 - Si votre setter secoue frénétiquement la tête ou la penche d’un côté, il souffre probablement d’une otite ou, pire, de la présence d’un épillet dans le conduit auditif.
 - Une consultation vétérinaire s’impose dans les 24 heures pour éviter une perforation du tympan.

Par leo cottu
Pour chassons.com

Insolite : Un maire interdit la chasse sur sa commune suite à une battue administrative

Voilà une annonce qui va faire réagir du côté des chasseurs qui vont encore une fois, être pointés du doigt pour des raisons obscures mais qui méritent d’être précisées. Un maire a décidé d’interdire la chasse dans un quartier de sa commune suite à l’incursion d’un sanglier dans un jardin durant une battue administrative. La mairie joue la carte de l’agacement et affirme publiquement vouloir trouver les responsabilités liées à cette battue alors qu’elle sait parfaitement qu’une battue administrative est généralement demandée par le Préfet.

gamme figure

Un sanglier dans un jardin.

 - Le 20 février dernier, une battue est diligentée dans le secteur de Cesson en Seine-et-Marne pour lutter contre la surpopulation de sangliers dans le département qui causent des dégâts sur les cultures et dans les espaces verts.
 - Lors de cette battue, un sanglier a tenté de trouver refuge dans un jardin et si jadis, les habitants auraient appelé les chasseurs pour venir déloger la bête, aujourd’hui ils ont préféré les pointer du doigt comme s’ils faisaient quelque chose de mal.
 - Certains ont étalé leur expérience dans les médias, affirmant que les chiens ont essayé de « dépecer l’animal » coincé dans un jardin (rien que ça).
 - On peut d’ailleurs se demander qui est le plus nigaud dans cette histoire entre la personne qui explique qu’un chien peut dépecer un sanglier, ou le journaliste qui relaie l’info…
 - Les chasseurs ont donc simplement terminé leur mission et sont venus achever la bête noire avant de l’emporter.

La mairie a décidé de réagir à la réaction des habitants.

 - Est-ce parce que la période des élections municipale approche ou par simple manque de connaissances sur ce qu’est une battue administrative?
 - Toujours est-il que le maire de la commune de Cesson aurait prévu d’interdire la chasse sur le quartier ou la scène s’est déroulée.
 - Un message sur les réseaux sociaux a également été publié par la mairie, indiquant que « la ville saisira sans délai les organisateurs de cette battue afin d’obtenir toutes les explications nécessaires sur les conditions d’organisation et de sécurité mises en place. Elle demandera également que toute la lumière soit faite sur les responsabilités éventuelles. »
 - 
On peut se demander pourquoi la mairie décide d’adopter ce genre de positions puisque généralement, elle est avertie en amont de la tenue d’une battue administrative si elle concerne son territoire.
 - Et si ce n’est pas le cas, elle est diligentée par la préfecture ou par un établissement public capable de prendre ce genre de responsabilité (ici l’agence Île-de-France Nature) et la mairie connaît donc exactement qui est responsable de cette battue.
 - Les chasseurs ne sont donc intervenus que sur demande des autorités mais vont visiblement trinquer lors de la campagne de communication sur le sujet menée par la municipalité qui ne devrait plus trop compter sur eux en cas de futurs problèmes avec des sangliers.


Pour chassepassion.net

Source : youtube.com
 

 AAriège - 09   


Ariège :

l’ours continue de peser sur le pastoralisme

 
 
Large Carpathian brown bear predator portrait, while looking in the camera in natural environment in the woods of Romania Europe, with green background.
Source : chassons.com
 

Dans les estives escarpées des Pyrénées ariégeoises, éleveurs et grands prédateurs cohabitent dans une tension constante. L’ours brun, emblème de ces montagnes, reste un acteur incontournable du paysage, mais il continue de peser lourdement sur les troupeaux et sur l’équilibre économique des exploitations. La campagne d’indemnisation 2025 met en lumière non seulement la fréquence des attaques, mais aussi la complexité de la gestion de ces pertes, entre évaluation des dégâts, procédure administrative et pression psychologique sur les éleveurs. Cette cohabitation, parfois fragile, révèle l’extrême délicatesse de l’équilibre entre la préservation de la faune sauvage et la survie d’un pastoralisme traditionnel. Un contexte pastoral sous haute pression.

Des chiffres qui parlent : bilan quantitatif de la prédation

 - L’année 2025 a enregistré 570 animaux victimes d’ours, principalement des ovins, mais également quelques bovins, équins et ruches.
 - Chaque attaque laisse derrière elle un impact direct sur les exploitations, des pertes financières, des perturbations du troupeau, du stress pour les animaux et l’éleveur.
 - Sur les dossiers déposés pour obtenir réparation, 88?% ont pu être indemnisés, tandis que 38 dossiers ont été rejetés, souvent pour des motifs liés à l’absence de preuves directes ou au non-respect des délais.
 - Ces chiffres montrent que la prédation reste régulière et que le système d’indemnisation, bien que structuré, ne peut pas résoudre à lui seul toutes les tensions liées à la présence de l’ours dans les estives.

Méthodologie d’évaluation : avéré ou indéterminé

 - Les autorités locales distinguent les attaques clairement attribuables à l’ours de celles où la responsabilité reste incertaine.
 - Dans les cas avérés, l’indemnisation suit un constat direct de la prédation, avec expertise sur place et validation des pertes.
 - Dans les situations où la cause n’est pas formellement établie mais reste plausible, une indemnisation peut parfois être accordée “au bénéfice du doute”.
 - Cette distinction est essentielle pour comprendre que le nombre total d’animaux “victimes” inclut à la fois des confirmations certaines et des cas probables, et reflète la complexité de la surveillance et de la protection des troupeaux dans un environnement montagneux où les indices peuvent être difficiles à interpréter.

Couserans : épicentre de la pression prédatrice

 - La répartition géographique des attaques n’est pas uniforme.
 - Le Couserans, dans le sud-ouest de l’Ariège, concentre la grande majorité des incidents, avec des zones où les troupeaux subissent plusieurs attaques par saison.
 - Cette région, bastion historique de l’ours, reste particulièrement sensible, mettant sous pression les exploitations pastorales locales.
 - Même si le nombre de dossiers indemnisés se maintient relativement stable, la pression locale sur les troupeaux dans cette zone est une réalité quotidienne pour les éleveurs, qui doivent adapter leurs pratiques de pâturage, renforcer la surveillance et investir dans des dispositifs de protection, sans garantie d’éviter les attaques.

Une cohabitation loin d’être apaisée

 - Si le système d’indemnisation montre une certaine robustesse, le nombre élevé d’animaux touchés rappelle que la cohabitation entre l’ours et le pastoralisme reste fragile et parfois douloureuse.
 - Au-delà des chiffres, les enjeux économiques et psychologiques continuent de peser sur l’avenir des estives ariégeoises.
 - Les éleveurs doivent naviguer entre protection de leurs troupeaux, respect des réglementations et coexistence avec un prédateur emblématique, dans un équilibre qui reste chaque année précaire.
 - La question de la durabilité de ce pastoralisme face à la prédation demeure donc entière, tout en soulignant l’importance d’une approche concertée entre éleveurs, gestionnaires de la faune et collectivités locales.

Par Arnaud Valmont 
Pour chassons.com


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