
L’arrivée en force de la technologie à la chasse ces 2 dernières décennies mérite des éclaircissement sur son utilisation, comme avec le talkie walkie. Quels sont les modeles, que peut on faire ? Quel talkie peut on utiliser à la chasse ? Lors de quelle type de chasse ? Quel matériel est autorisé ou non ? Autant de questions que vous vous posez. On vous explique.
- C’est l’article 7 de l’arrêté ministériel du 1er août 1986, qui liste les moyens électroniques autorisés à la chasse et ou en destruction. Cet arrêté a été modifié, (le 30 juillet 2025 et paru au journal officiel le 03 août 2025) par des dispositions au deuxième alinéa de l’article 7 de l’arrêté susvisé.(https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000038012375)
Article 7 : «En application de l’article L. 424-4 du code de l’environnement, sont seuls autorisés pour la chasse et la destruction des animaux nuisibles les moyens d’assistance électronique suivants : Pour la chasse collective au grand gibier et pour la destruction du sanglier lorsque cette espèce est classée nuisible en application de l’article L. 427-8 du code de l’environnement, l’emploi d’émetteurs ou de récepteurs radiophoniques ou radiotéléphoniques.»
- C’est pourquoi, la disposition permet strictement pour la chasse du grand gibier de pouvoir utiliser des émetteurs ou des récepteurs radiophoniques ou radiotéléphoniques.
- Cette autorisation également conditionnée à une action de chasse dite "collective" englobant l’ensemble des modes de traques pratiquées à plusieurs personnes s’exerçant principalement en battue.
- Exception faite de ces chasses collectives au grand gibier, l’usage du téléphone portable ou du Talkie-Walkie pour faciliter l’acte de chasse est prohibé".

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S’il s’agit d’une chasse collective au grand gibier, les chasseurs peuvent utiliser des Talkies Walkies pour communiquer entre eux. Si les chasseurs utilisent les Talkies Walkies dans un autre contexte, ils s’exposent à des sanctions.
Ainsi, l’utilisation de ces moyens d’assistance électronique est prohibée à l’occasion des battues au petit gibier (lapin de garenne, lièvre ou renard). Vous ne pouvez pas utiliser de Talkie walkies lors d’une chasse collective au «petit gibier» comme lors d’une battue au renard par exemple.
L’utilisation de ces moyens d’assistance électronique est prohibée à l’occasion des chasses individuelles au grand gibier (notamment tir d’été du brocard ou du sanglier).
En parallèle de la réglementation liée à l’utilisation des émetteurs ou des récepteurs radiophoniques ou radiotéléphoniques, voilà un focus sur l’usage du talkie. Avant tout usage, il est important de rappeler quelques règles d’usage liées à la réglementation concernant les différents modèles : Le Talkie-Walkie de loisirs, professionnel et professionnel avec licence.
- Les Talkies-Walkies sans licence se règlent facilement sur la fréquence gratuite PMR446.
- Pour communiquer, il suffit d’actionner le bouton et de parler : l’ensemble des Talkies Walkies du groupe reçoit simultanément le message.
La fonction VOX, disponible sur plusieurs modèles de Talkies Walkies professionnels sans licence, permet de parler sans actionner de bouton, ce qui peut se révéler très pratique pour garder les mains libres à la chasse.
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- Outil de communication plébiscité par les chasseurs.
- Utilisé dans le cadre de la loi, il participe au bon déroulement de la chasse. Il existe plusieurs types de fréquences qui sont, pour certaines, conditionnées par l’achat de l’appareil.
- En effet, si une grande majorité de Talkies de loisirs et professionnels s’utilise sur la fréquence dite libre, la fréquence PMR446, les Talkies professionnels avec licence s’utilisent sur une fréquence sécurisée.
- En fonction du type de Talkies, vous aurez donc le choix entre : La fréquence libre PMR446 et une fréquence sécurisée.
- La fréquence PMR446 est entièrement gratuite et permet donc de communiquer à la chasse avec l’ensemble des chasseurs disposant d’un Talkie.
- Enfin, la fréquence PMR446 est très facile à programmer, à la différence d’une fréquence sécurisée. C’est un atout supplémentaire pour le Talkie-Walkie professionnel sans licence dont l’utilisation est à la portée du plus grand nombre.
- Lors d’une chasse collective au grand gibier, il est facile de communiquer à plusieurs avec des Talkies-Walkies.
- Les Talkies-Walkies sont vendus séparément ou sous forme de lots.
- Il n’est pas utile que les chasseurs d’un même groupe aient le même modèle de Talkies-Walkies.
- En effet, les constructeurs se sont entendus pour que les modèles sans licence soient tous compatibles.
- Le Talkie-Walkie avec licence est un Talkie-Walkie professionnel utilisé dans des milieux difficiles.
- Sa portée étant plus importante parce qu’il peut émettre jusqu’à 5 Watts.
- Bénéficiant d’une fréquence sécurisée et d’une portée plus grande, il facilite les communications en toutes circonstances.
- Le Talkie-Walkie professionnel avec licence s’utilise sur une fréquence sécurisée délivrée par l’ANFR, ou Agence Nationale des Fréquences.
- Cette fréquence sécurisée étant soumise à une redevance annuelle.
- En achetant un Talkie-Walkie avec licence, il faudra donc prévoir le paiement de la redevance annuelle, mais également un prix d’achat plus important.
- Le Talkie-Walkie professionnel avec licence est-il obligatoire pour la chasse ou le Talkie-Walkie professionnel sans licence peut-il suffire ? Les Talkies Walkies professionnels sans licence proposent les mêmes avantages que les Talkies Walkies professionnels avec licence.

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- La portée des Talkies-Walkies sans licence varie selon les modèles.
- Un Talkie-Walkie de loisirs dispose d’une portée pouvant aller jusqu’à un kilomètre, tandis que la portée du Talkie-Walkie professionnel est nettement supérieure, pouvant atteindre dix kilomètres.
- La portée pouvant cependant être réduite sur un terrain accidenté ou très boisé.
- La portée du Talkie-Walkie professionnel sans licence convient pour la pratique de la chasse.
- Il n’est en effet pas nécessaire de se tourner vers un Talkie-Walkie professionnel avec licence.
Dans le monde du field trail Sky des Sommets Alpins mérite bien son nom qui tutoie les sommets.
- Cette chienne conduite par Damien Hisselli a remporté le Championnat d’Europe Pointer sur Bécasse le 13 décembre.
- Ce formidable exploit a été réalisé par un pur amateur.
- Il a tout pour faire rêver chaque chasseur français.
- Damien Hisselli s’est imposé face aux grandes écuries du continent.
- Avec Sky des Sommets Alpins, il a remporté le 13 décembre le Championnat d’Europe Pointer sur Bécasse femelle à K?rklareli en Turquie.
- Ce sacre couronne l’excellence et le savoir-faire de passionnés dont la cynophilie n’est pas le métier.
- Ilvo Balocchi l’emporte avec Artu chez les mâles.
Victoire face à 5 nations : Bulgarie, Grèce, Italie, Turquie et la France.
De purs amateurs
- Fait rare, les trois autres pointers français sélectionnés par Pierre Avellan ont aussi été conduits par leurs propriétaires, purs amateurs.
- L’idée bien sûr n’est pas d’opposer le monde des amateurs à celui des professionnels.
- Ce qui n’a pas de sens et serait déplacé.
- Le travail des dresseurs dont c’est le métier est bien souvent remarquable.
- Mais cette spirale de bons résultats doit encourager tous les chasseurs.
- Même chez les Formule 1 des chiens d’arrêt, il est possible avec talent, expérience et travail d’exceller au plus haut niveau.
Les 4 chiens sélectionnés

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- Sky des Sommets Alpins n’en est pas à son premier exploit.
- Née le 4 mars 2021 de l’union de Orthus de la Plaine de Londres et de Maya de l’Escalayole.
- Affichant un talent précoce.
- A seulement 2 ans et 4 mois, elle devient Champion d'Europe de montagne en 2023.
- Etant même classée deux fois 1er Exc. en deux jours, un exploit rarement réalisé.
- Et question beauté, le curseur est aussi haut.
- Elle obtient un CACS en Spéciale de Race au Game Fair 2023 à Lamotte-Beuvron (41).

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Côtes-d'Armor - 22
Un oiseau venu d’outre-Atlantique, un étang paisible du Centre-Bretagne et une foule de passionnés prêts à parcourir des centaines de kilomètres, il n’en fallait pas plus pour transformer Glomel, petite commune des Côtes-d’Armor, en capitale ornithologique éphémère. Depuis plusieurs semaines, la présence inédite d’un martin-pêcheur d’Amérique interroge notre rapport à la nature, à la rareté et à la médiatisation du vivant.
- Jamais observé auparavant en France, le martin-pêcheur d’Amérique a élu domicile sur l’étang de Trébel, un site connu localement pour sa richesse faunistique.
- Probablement dévié de sa route migratoire par une tempête, l’oiseau a trouvé en Bretagne un garde-manger suffisant pour s’installer, du moins temporairement.
- Avec sa silhouette massive, son plumage gris ardoise et son long bec effilé, il tranche avec les espèces familières des berges bretonnes.
- L’information a circulé rapidement, portée par le bouche-à-oreille, les réseaux sociaux et les groupes de naturalistes.
- Résultat, chaque jour, des dizaines de curieux et de passionnés se pressent au bord de l’eau, jumelles et téléobjectifs braqués, dans un silence quasi religieux.
- La scène a parfois des allures de tapis rouge.
- Photographes amateurs, ornithologues chevronnés, simples curieux, tous espèrent immortaliser l’instant, voire « cocher » une espèce rarissime sur leur liste personnelle.
- Certains visiteurs viennent de très loin, transformant l’observation d’un oiseau en véritable pèlerinage naturaliste.
- Mais cette ferveur pose question.
- Comment concilier amour de la nature et déplacements massifs, parfois très carbonés ?
- Comment défendre la discrétion et le respect du vivant tout en participant à une forme de tourisme de la rareté ?
- Si l’oiseau-star semble peu affecté par cette attention constante, l’afflux humain pourrait perturber durablement les espèces locales, moins préparées à une telle effervescence.
- À Glomel, l’événement divise.
- Pour la municipalité, cette notoriété soudaine offre une visibilité inédite et positive à une commune jusque-là associée à des controverses industrielles.
- Pour certains naturalistes, en revanche, l’engouement relève d’un détournement du sens même de l’ornithologie, observer pour comprendre et protéger, plutôt que collectionner des images et des trophées.
- Car ce martin-pêcheur d’Amérique ne se reproduira pas en Bretagne et ne retrouvera sans doute jamais son continent d’origine.
- Isolé, il incarne malgré lui une contradiction moderne, celle d’une nature admirée, partagée et médiatisée à l’extrême, au risque d’en perdre la simplicité et la fragilité.
- Cette chronique n’est pas celle d’un oiseau célèbre, mais le miroir d’une époque où la rareté attire, où la passion se viralise et où la contemplation se heurte parfois à ses propres excès.
Par Arnaud Valmont
Pour chassons.com
Un peu d'humour avec Mr LESCOUREGE