Oreilles droites, molosses, lévriers, malinois, on entend tout et … rien, alors quelles sont vraiment les races de chiens interdits à la chasse.
- Notre dernier article sur une vidéo d’un berger allemandexcellent pour marquer l’arrêt vous à beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux. - Nombres d’entres vous affirmant que le berger allemand est interdit à la chasse. Alors faisons un point juridique.
Quels sont les chiens interdits à la chasse ? Que dit la loi ?
La loi est claire. L’article 8 de l’arrêté du 1 août 1986 relatif à divers procédés de chasse précise qu’il est interdit « l'emploi des chiens lévriers pur sang ou croisés. Des chiens molossoïdes pur sang ou croisés. Ainsi que des chiens classés comme dangereux au sens de la réglementation ».
- Leur nom de groupe vient du mot « lièvre ». Autrefois leur proie de prédilection. - Les lévriers étaient originellement utilisés pour la chasse. Lâchés après le gibier avec pour mission de le poursuivre dans sa fuite jusqu’à le rattraper. - Privés de chasse en raison de l’inégalité des chances qu’ils laissent aux proies comme aux chasseurs, les lévriers sont aujourd’hui devenus des chiens de compagnie. ( source SCC) - Des lévriers classés dans le groupe 10 de la Fédération cynologique internationale (FCI). - Rassemblées pour leur morphologie atypique de sprinters, quelques 13 races composent ce groupe 10. On y retouve :
Pour les molossoïdes pur sang ou croisés la loi est par contre plus floue
- A l’origine ce sont des vidéos publiées sur des réseaux sociaux qui ont poussé à cette législation. - On y voyait des dogues argentins déchiqueter des sangliers dans un parc de chasse. - Mais voilà si on consulte la liste des chiens classés « molossoïdes » par la SCC on y trouve le shar peï. Ou encore le boxer, le terre neuve, le St Bernard. Donc de là à en déduire que le boxer est interdit à la chasse il n’y a qu’un pas !!!!
Les chiens classés comme dangereux au sens de la réglementation
- Les types de chiens susceptibles d’être dangereux sont répartis en deux catégories (arrêté du 27 avril 1999 du ministère de l'agriculture et de la pêche).
1ère catégorie : chiens d’attaque - Il s’agit d’animaux aux origines généalogiques inconnues, c’est-à-dire non inscrits au Livre des Origines Françaises (L.O.F.). Ils sont de trois types :
Staffordshire terrier et American Staffordshire terrier (ces deux types de chiens communément appelés "pit-bulls") ;
Mastiff, communément appelés " boer-bulls " ;
Tosa.
2ème catégorie : chiens de garde et de défense - Il s'agit de chiens de garder et de défense. L’appartenance à une race étant attestée par une déclaration de naissance ou par un pedigree (inscriptions au L.O.F.). Il peut s’agir de :
Staffordshire terrier,
American Staffordshire terrier,
Rottweiler,
Tosa
ou de chiens assimilables par leur morphologie aux rottweilers.
Des chiens interdits à la chasse en France mais plébiscité ailleurs
- La chasse au lévrier est une tradition dans des pays arabes. - Interdite dans la majorité des pays Européens, hormis en Espagne et au Portugal. - Pratiquée dans certains Etats outre atlantique par exemple pour la chasse au coyote. - Idem pour les molossoïdes très prisés de l’autre côté des Pyrénées où les chasseurs entretiennent des meutes impressionnantes. - Des chasses aux molosses aussi très prisées outre atlantique.
Le jugement rendu le 5 janvier 2026 par le tribunal de police de Nice dans l’affaire de braconnage de chamois à Venanson (Alpes-Maritimes) ne laisse place à aucune ambiguïté. Trois chasseurs ont été condamnés pour des infractions caractérisées à la réglementation cynégétique, dont le président de la société de chasse locale, également adjoint au maire et un garde particulier. Une affaire grave, qui appelle une lecture lucide et responsable, loin des amalgames et des récupérations idéologiques.
Des faits établis et des infractions indiscutables
- Les faits reprochés remontent à l’automne 2023 et à l’automne 2024. - À la suite de signalements et d’une enquête approfondie menée par l’Office Français de la Biodiversité, il a été établi qu’un chevreau de chamois femelle, âgé de quelques mois, avait été abattu lors d’une battue illégale. - L’utilisation d’un chien, la présence de responsables cynégétiques et le non-respect des arrêtés préfectoraux ont constitué autant d’infractions caractérisées. - Plus grave encore, les enquêteurs ont mis en évidence des pratiques organisées et répétées, avec des dispositifs de chasse collective dépassant les seuils autorisés et visant clairement une espèce strictement réglementée. - Ces éléments factuels, solidement étayés, ont conduit à des poursuites parfaitement fondées.
Une décision de justice sans complaisance
- Les peines prononcées, amendes, suspensions du permis de chasser, confiscation d’armes, peuvent sembler modestes à certains observateurs, mais elles correspondent strictement aux compétences du tribunal de police. - La reconnaissance d’un préjudice moral et écologique, ainsi que l’octroi de dommages et intérêts aux parties civiles, marque néanmoins une étape importante sur le plan juridique. - Il est essentiel de souligner que la justice a tranché sans indulgence particulière, y compris à l’égard d’un élu local. - Cette impartialité rappelle une évidence trop souvent oubliée que le statut, la fonction ou l’engagement associatif ne confèrent aucune immunité lorsqu’il y a violation des règles.
L’exemplarité, fondement de la chasse moderne
- Pour le monde de la chasse, cette affaire est un rappel nécessaire. - La chasse moderne repose sur la légalité, l’éthique et la responsabilité individuelle. - Lorsque des chasseurs s’en affranchissent, ils portent atteinte non seulement à la faune, mais aussi à l’image de l’ensemble de la communauté cynégétique. - Il est légitime que les chasseurs eux-mêmes condamnent ces comportements et participent à l’assainissement des pratiques. - La décision préfectorale d’interdire temporairement la chasse au chamois sur la commune illustre d’ailleurs cette volonté de préserver l’espèce et de restaurer un cadre apaisé.
Régler les dérives sans livrer la chasse en pâture
- Cette condamnation est sans ambiguïté et devait être prononcée. - Elle démontre que les dérives existent, mais aussi que les institutions fonctionnent. - On peut toutefois s’interroger sur la nécessité systématique de voir certaines associations environnementales se constituer parties civiles, dans une logique souvent plus militante que constructive. - Le monde de la chasse est parfaitement capable de reconnaître ses fautes, de sanctionner les siens et de corriger ses excès sans être constamment placé sous le feu de procédures instrumentalisées. - Les affaires peuvent et doivent se régler en famille, avec rigueur, transparence et sens des responsabilités. - C’est à ce prix que la chasse continuera à être respectée, comprise et défendue.
Sébastien Lecornu a annoncé cette semaine une loi d’urgence agricole qui sera adoptée avant l’été. Parmi les chantiers prioritaires sur le sujet, il y a forcément la prédation. Annie Genevard prépare d’ailleurs un assouplissement majeur des règles de tir sur le loup, mais le texte devrait concerner aussi l’ours et les vautours.
La Haute-Marne sous pression comme jamais.
- Le département incarne à lui seul l’exaspération du monde agricole. En 2024,22 attaques avaient été recensées pour 60 bêtes tuées. - En 2025, la préfecture en dénombre plus de 190, avec plus de 800 victimes dans les troupeaux. L’arrivée de sept louveteaux dans le secteur l’an dernier n’y est visiblement pas étrangère. - Le dernier épisode en date a eu lieu dans la nuit du 11 au 12 janvier, six agneaux ont péri et vingt autres ont dû être euthanasiés à Bassoncourt, près de Sarrey. Cette commune avait déjà été frappée à Noël. Pour les éleveurs concernés, le ras-le-bol est total.
Trois prédateurs dans le viseur de l’exécutif.
- L’entourage d’Annie Genevard l’a confirmé : la future loi concernera « les loups, les ours et les vautours ».
Sur le loup, le quota de tirs a déjà été relevé de 19 à 21 %, autorisant l’abattage de 228 individus en 2026.
La ministre promet un « assouplissement majeur des règles d’engagement » pour permettre aux éleveurs des zones d’expansion de se défendre eux-mêmes. - Pour l’ours et les vautours, le ministère reste plus évasif : « C’est en cours d’élaboration. » - Les travaux préparatoires débutent à peine sur le sujet pour le ministère de l’Agriculture et il ne faut donc pas s’attendre à des avancées rapides, sans compter sur les attaques en justice que vont assurément enchaîner les associations animalistes. - Reste à savoir si ces annonces suffiront à calmer une colère agricole que l’exécutif tente manifestement d’éteindre par tous les moyens
Richard sur Terre Harcèlement animaliste : le témoignage d’un chasseur
Dans cette vidéo, je donne la parole à un chasseur victime de cyberharcèlement. Son témoignage évoque clairement des faits survenus sur les réseaux sociaux, impliquant des militants animalistes, et faisant apparaître des liens avec l’association Futur Asso, citée dans le cadre d’une procédure judiciaire en cours.
Ce qui est raconté ici n’est ni une rumeur, ni un procès médiatique. C’est un vécu, étayé par des éléments versés à une enquête judiciaire.
Aucune condamnation définitive n’a été prononcée à ce stade. Les personnes et structures mentionnées bénéficient donc de la présomption d’innocence.
Mais le fait qu’une instruction soit en cours n’interdit pas de donner la parole à une victime : à vous de vous faire votre opinion.