Arrêter les chiens dans la battue
Qu'il s'agisse de les protéger de la circulation automobile, de respecter la propriété d'autrui ou de réagir à un incident pendant la chasse, tout chasseur doit être en mesure de garder ses chiens sous ses ordres, et donc de pouvoir les arrêter!
- S'il semble, a priori, plus facile de garder un chien d'arrêt qu'une meute de courants lancés derrière un animal, dans la pratique, l'excitation, la passion, l'instinct de prédation... peuvent rendre sourd n'importe quel canidé !
- Par conséquent, seuls un patient dressage et une éducation rigoureuse, basés sur la confiance, la complicité, le contrôle, les récompenses, ainsi que des mots maintes fois répétés, pourront permettre d'ancrer des réflexes chez son partenaire de chasse, tels que le «stop» ou le retour au maître, dès que l'animal chassé a franchi la ligne de tir.
- Vous l'avez compris, l'initiation à la chasse de tout jeunes sujets devra d'abord se doubler de l'apprentissage des règles du rappel !
- Des ordres succincts et clairs pour être parfaitement compris des chiens comme des conducteurs, notamment s'ils sont plusieurs dans la traque.

Maintenir la meute dans la traque est une question de sécurité pour les chiens
La trompe et la voix
- Cette organisation, simple mais efficace, est indispensable pour éviter la cacophonie de mots ou de sonneries, qui doivent correspondre à des ordres précis.
- A chacun de trouver son vocabulaire («stop», «arrêt», «halte»...) et d'y adjoindre la trompe ou le sifflet (un son spécifique, un coup long et continu, par exemple).
- Cet ordre vocal et musical sera suivi du mot de retour préalablement défini («ici », «à moi»...), prononcé d'une voix forte et distincte.
- C'est l'équivalent du «au pied» pour le chien d'arrêt.
- Le dresseur donnera cette leçon, associée à une friandise, dans un environnement calme, et la répétera plusieurs fois par jour jusqu’à obtenir une exécution immédiate des ordres.
Un travail progressif
- Au besoin, le travail à la longe pourra aider pour amorcer le retour.
- Une fois cette première phase acquise, le dresseur devra continuer l’entraînement en changeant progressivement de lieux, jusqu’aux terrains de chasse, afin de s’assurer que le chien respecte l’arrêt de l’action et le retour au maître malgré les stimulations extérieures, les détonations et la présence d’autres chiens.
- Ardennaise d'origine, Christelle Bataille vit aujourd'hui au cœur de la Sologne et gère avec son compagnon une chasse aux sangliers, aux biches, aux cerfs et aux faons.
- Elle a dressé un chien de saint-hubert, Pétrus, à ces signaux d'arrêt et de rappel dans la traque.
- Il est devenu en quelque sorte son leader, autour du-quel s'est constituée sa meute, composée de neuf de ses congénères bien gorgés, qui assurent la musique dans la chasse en cherchant les animaux !
- Il lui a fallu de la patience, beaucoup de complicité, de bonnes jambes pour suivre son chien dans la traque, mais aussi la répétition de «tuuuuut» et de mots précis pour le former à ne pas sauter la ligne de tir ou à quitter la traque, et surtout à maîtriser sa passion pour toujours revenir vers sa maîtresse.

Christelle Bataille et son Petrus
Le rôle des postés
- Selon les consignes du rond et lorsque la sécurité le permet, les chasseurs postés ont aussi un rôle à jouer pour que la meute reste dans la traque.
- Lorsque le gibier a sauté la ligne, les chiens vont souvent le suivre.
- En se plaçant exactement sur la piste de l'animal si elle est proche de leur poste, et en criant «stop» ou à l'aide d'un fouet, ils peuvent arriver à contenir la meute avant qu'elle ne quitte l'enceinte et ne se perde.
- Une aide qui sera appréciée par les conducteurs de chiens.

Petrus, Shira et Léontine
TECHNOLOGIE GPS
- D'autres maîtres d'équipage ont fait un choix différent, plus technologique que traditionnel, en équipant leurs aides de colliers GPS.
- La trompe a ainsi cédé la place à la cartographie.
- Les conducteurs suivent leurs compagnons de chasse sur un écran; ils savent précisément où ceux-ci se trouvent et comment les recouper, si besoin est, en empruntant le réseau routier avec leurs véhicules.
C'est utile aussi pour retrouver un chien s'il est blessé et ne peut plus bouger !
- De plus en plus de chasseurs utilisent la géolocalisation des chiens en battue, plus rapide et plus précise.
- Comparé à la trompe pour rappeler les chiens et les faire revenir à leur conducteur, le collier GPS permet d'intervenir immédiatement à l'endroit où ils sont, pour les relancer dans la direction souhaitée.
- Il permet aussi de les lâcher non loin des routes tout en évitant les risques de collision, ce que ne peut pas faire Christelle, qui prend davantage de précautions à cet égard !
- En revanche, si un collier tombe en panne, le chien qui n'a jamais appris à revenir pour retrouver son maître, puisque c'est ce dernier qui systématiquement le rejoint, risque fort de se perdre...
- Et la veste laissée traditionnellement dans la forêt à la tombée de la nuit pour convaincre le fuyard d'attendre que son maître vienne le chercher au petit matin pourrait bien devenir inutile !

Petrus un saint-Hubert à l'écoute de la trompe
«Stop», «arrêt», ou «halte»... Des ordres succincts et clairs pour être parfaitement compris des chiens comme des conducteurs
- Entre modernité et tradition, le comportement de nos chiens dans la battue évolue au gré de la volonté des chasseurs et du temps que ceux-ci peuvent consacrer à l'apprentissage de leurs auxiliaires.
- Chacun choisira la méthode qui lui convient le mieux, à lui ainsi qu'à sa meute, car l'essentiel reste l'efficacité pour la sécurité de nos compagnons de chasse !
Par Catherine Fauquembert
Pour lechasseurfrancais.com
Affaire Bouygues :
pourquoi le procès pour destruction d’espèces protégées est-il renvoyé ?
Le procès devait se tenir au début du mois de mars 2026 devant le tribunal correctionnel d’Orléans. Très attendu, notamment par les associations environnementales et les acteurs du monde cynégétique, il concerne cinq personnes poursuivies pour destruction d’espèces protégées en bande organisée, dont l’homme d’affaires Olivier Bouygues.
- Mais l’audience n’aura finalement pas lieu comme prévu.
- L’affaire a été renvoyée et devrait désormais être examinée les 7 et 8 septembre 2026.
- Ce report prolonge l’attente autour d’un dossier sensible mêlant chasse, gestion de la faune sauvage et protection de la biodiversité.
- L’enquête porte sur un domaine de chasse situé en Sologne, où plusieurs espèces d’oiseaux protégés auraient été détruites au fil des années.
- Selon le parquet et l’Office français de la biodiversité, il ne s’agirait pas d’actes isolés mais d’une organisation destinée à éliminer certains prédateurs du petit gibier.
- Les personnes mises en cause contestent quant à elles ces accusations ou en minimisent la portée.
- Cette affaire, largement médiatisée en raison de l’identité de l’un des prévenus, soulève des questions plus larges sur les relations parfois tendues entre pratiques de chasse, gestion des territoires et protection des espèces.
Une enquête ouverte après des soupçons de destruction de rapaces
- L’affaire trouve son origine dans un signalement ayant conduit à l’ouverture d’une enquête par les services de l’Office français de la biodiversité et la gendarmerie.
- Les investigations se sont concentrées sur un vaste domaine de chasse situé près de La Ferté?Saint?Aubin, au cœur de la Sologne.
- Lors de perquisitions, les enquêteurs auraient découvert plusieurs éléments laissant penser que des oiseaux protégés avaient été détruits sur la propriété.
- Parmi les espèces mentionnées figurent notamment des buses variables et des faucons crécerelles, deux rapaces protégés par la réglementation française et européenne.
- Selon l’hypothèse retenue par les enquêteurs, ces destructions auraient pu viser à limiter la prédation sur le petit gibier, en particulier faisans et perdrix, élevé ou relâché pour les activités de chasse du domaine.
Le parquet évoque une « organisation » plutôt que des actes isolés
- Dans ses déclarations publiques, le parquet d’Orléans insiste sur le point central que les faits reprochés ne relèveraient pas d’une simple dérive individuelle mais d’un système structuré.
- La qualification retenue par l’accusation est celle de destruction d’espèces protégées en bande organisée, une circonstance aggravante qui alourdit sensiblement les peines encourues.
- Dans ce type d’affaires environnementales, la justice cherche de plus en plus à démontrer l’existence d’une organisation ou d’une stratégie visant à contourner la réglementation.
- Si ces qualifications étaient retenues par le tribunal, les prévenus pourraient encourir des peines importantes, pouvant aller jusqu’à plusieurs années d’emprisonnement et de lourdes amendes.
Une affaire emblématique des tensions entre chasse et protection de la biodiversité
- Au-delà du cas judiciaire lui-même, cette affaire illustre un débat plus large autour de la gestion de la faune sauvage.
- Dans certains territoires de chasse, la présence de rapaces ou d’autres prédateurs est parfois perçue comme un facteur limitant pour les populations de petit gibier.
- Pourtant, ces espèces bénéficient d’un statut de protection stricte, qui interdit leur destruction.
- Les organisations de protection de la nature comme toujours, suivent donc l’affaire avec attention, certaines ayant annoncé leur intention de se constituer parties civiles.
- De leur côté, de nombreux chasseurs rappellent que les pratiques illégales, lorsqu’elles existent, ne sauraient être assimilées à l’ensemble du monde cynégétique.
- Le procès prévu en septembre devrait donc être observé de près, tant pour ses conséquences judiciaires que pour l’un des prévenus, mais aussi les débats qu’il pourrait raviver autour de la place de la chasse et de la protection des espèces dans les territoires ruraux.
Par Arnaud Valmont
Pour chassons.com
Hugo Clément visé par une nouvelle plainte pour avoir qualifié Willy Schraen de « mafieux »
La consigne depuis quelques années de la Fédération Nationale des Chasseurs est de ne plus laisser passer les attaques frontales contre la chasse et les chasseurs en France. Dans ce cadre, plusieurs plaintes ont été déposées contre des personnes publiques qui s’en prennent souvent gratuitement à la chasse dans le but de faire le buzz et/ou de diffuser leur idéologie anti-chasse. C’est dans ce cadre que Hugo Clément est visé par une nouvelle plainte après avoir qualifié Willy Schraen de « mafieux ».
Un tweet de 2023 à l’origine de la plainte.
- C’est dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux que Hugo Clément a annoncé être de nouveau visé par une plainte de la part de Willy Schraen.
- Le journaliste militant animaliste et anti-chasse avait qualifié le patron des chasseurs de « mafieux » suite à une déclaration qu’il avait peu apprécié.
- A l’époque, Willy Schraen avait indiqué qu’interdire la chasse le dimanche ou pendant les vacances était une réduction de liberté trop importante et que dans ce cas « dans cinq ans, la ruralité est à feu et à sang ».
- Ce à quoi Hugo Clément avait réagi en indiquant sur le réseaux social X (ex-twitter) que « Ce monsieur se comporte comme un mafieux ».
- Un qualificatif qui n’a pas échappé à l’intéressé qui a donc porté plainte en diffamation.
Une procédure qui ne va pas aboutir.
- Si c’est une bonne chose de ne rien laisser passer en ce qui concerne les attaques contre la chasse et les chasseurs, il faut rester lucide et cette procédure, bien qu’elle ait le mérite d’exister, n’a quasiment aucune chance d’aboutir.
- Dans le cas ou les dires de Hugo Clément seraient vrais, la procédure ne vise pas le message posté par le journaliste en lui même (déjà concernés par une procédure antérieure) mais les commentaires liés.
- Or, comme il l’indique, l’auteur d’un tweet n’a pas de moyens de modérer ces messages qui sont considérés comme la responsabilité de la personne qui poste le message en question, même s’il est en réaction à un autre.
- La procédure va donc permettre la mise en examen de Hugo Clément, mais il ne faut pas réellement s’attendre à une condamnation.
Par Nicolas Liégeois
Pour chassepassion.net
Richard sur Terre
Affaire Pilarski : la vérité ne les intéresse pas
L’affaire Pilarski revient devant la justice avec le procès de Christophe Ellul.
Mais au-delà du procès lui-même, un phénomène mérite d’être observé : la disparition totale de la retenue dans le débat public.
Depuis 2019, une partie du militantisme anti-chasse affirme avec certitude que la chasse à courre est responsable de la mort d’Elisa Pilarski… malgré les expertises, les analyses et les années d’enquête.
Dans cette vidéo, je ne rejoue pas le procès.
Je m’intéresse à autre chose : la manière dont certains militants construisent leur vérité avant même que les faits soient établis.
Quand l’idéologie remplace l’analyse, quand les réseaux sociaux remplacent l’expertise, quand le débat devient tribal… la vérité on s’en tape.
Source : chasseseternelles.com







