Dans un rapport de près de 60 pages, l’éleveur drômois Sylvain Rigeade conteste plusieurs données utilisées pour évaluer la population de loup en France et mesurer l’impact des tirs.Il demande une vérification indépendante des méthodes employées.
- Depuis plusieurs mois, l’éleveur drômois Sylvain Rigeade étudie les données sur la population de loup en France ( voir notre article). Dans un rapport de près de 60 pages, il conteste plusieurs méthodes de calcul utilisées par l’OFB, le CNRS et le Muséum national d’Histoire naturelle. - Il pointe notamment des écarts entre certaines projections et les données disponibles. - Il demande donc un examen indépendant de ces méthodes. - Le rapport a également été adressé aux responsables du plan national d’actions sur le loup.
Un rapport transmis aux responsables du plan loup
- Sylvain Rigeade vient de finaliser un rapport consacré aux données sur la population française de loups. - L’éleveur drômois a consacré plusieurs mois à l’étude des publications et des données disponibles. - Son document compte près de 60 pages. - Il porte sur des travaux publiés entre 2017 et 2025 par l’Office français de la biodiversité, le CNRS et le Muséum national d’Histoire naturelle. - Rigeade ne prétend pas démontrer, à lui seul, que les chiffres officiels sont faux. - Il veut surtout mettre en évidence des incohérences qu’il estime insuffisamment examinées. - Son rapport porte donc autant sur les données que sur les méthodes utilisées pour les interpréter. - Il a adressé son travail aux différents interlocuteurs concernés par le dossier. - Le document cite notamment la préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes, chargée du plan national d’actions sur le loup, ainsi que le préfet référent loupJean-Paul Celet.
- Le premier point soulevé concerne le seuil de mortalité utilisé pour évaluer la dynamique de la population. - Les organismes scientifiques retiennent un seuil de 34 % de mortalité toutes causes confondues. - Au-delà de ce niveau, la croissance de la population pourrait s’arrêter. - Sylvain Rigeade conteste cette valeur. - Il reprend les données présentées dans le rapport de 2025 et effectue ses propres calculs. - Selon lui, le seuil critique se situerait plutôt autour de 48 %. - Il estime donc que le seuil retenu par les organismes scientifiques est environ 30 % plus faible. - L’éleveur s’intéresse ensuite au poids réel des tirs dans cette mortalité. - Il revient notamment sur le plafond de prélèvement fixé à 19 % durant la période 2019-2024. - Selon son analyse, ce pourcentage ne correspond pas directement à 19 % de l’ensemble de la population. - L’effectif de référence correspond aux loups survivants estimés au 31 mars. - Rigeade considère donc qu’il faut tenir compte des animaux morts avant cette date. - Selon ses calculs, le prélèvement représente ainsi autour de 10 à 11 % de la population de départ. - Il estime la moyenne à 9,8 % entre 2019 et 2024. - Cette différence modifie fortement l’interprétation de l’impact démographique des tirs. - Rigeade considère que le chiffre de 19 % donne une image excessive de leur poids réel sur l’ensemble de la population.
- Le rapport revient aussi sur une donnée publiée en septembre 2025. - L’OFB, le CNRS et le Muséum avaient alors estimé à 56 % la probabilité que la population de loups diminue avec le régime de prélèvement en vigueur. - Rigeade conteste cette projection. - Il reprend notamment l’équation utilisée pour modéliser l’évolution des effectifs. - Il estime que sa construction entraîne plusieurs anomalies dans le calcul. - Pour appuyer son argument, il applique cette équation aux données disponibles entre 2019 et 2025. - Son résultat aboutit à une population théorique d’environ 490 loups en 2025. - Le chiffre officiel atteint, lui, 1 082 animaux. - Rigeade relève donc un écart important entre la projection obtenue avec l’équation et l’évolution effectivement observée. - Il propose une autre méthode de calcul. - Avec cette correction, il estime la probabilité de décroissance entre 33 et 35 %. - Il évalue également la croissance annuelle de la population autour de 8 à 10 %. - Ces chiffres restent toutefois ses propres résultats. - Ils ne constituent pas une nouvelle estimation officielle de la population de loup. - Le rapport appelle donc à une vérification indépendante. - Rigeade souhaite qu’un organisme extérieur puisse reprendre les données, les calculs et les hypothèses utilisées. - Son objectif consiste à déterminer si les écarts qu’il relève proviennent d’erreurs, de choix méthodologiques ou d’une autre interprétation des données.
- Ce rapport s’inscrit dans une démarche plus ancienne. - Sylvain Rigeade affirme avoir déjà alerté plusieurs organismes scientifiques et administrations sur les points qu’il juge problématiques. - Il a notamment saisi la mission d’intégrité scientifique du CNRS. - Selon son rapport, deux saisines représentent au total 29 pages. - Il conteste la réponse reçue et estime qu’elle ne répond pas suffisamment aux questions scientifiques soulevées. - Le document revient également sur les échanges avec l’OFB, le Muséum et les services de lapréfecture. - - Rigeade estime que ses remarques n’ont pas reçu les réponses qu’il attendait. - Il a donc choisi de rassembler l’ensemble de ses arguments dans un seul dossier. - L’éleveur ne limite pas son analyse aux seules données démographiques. - Il s’intéresse aussi aux conséquences concrètes de la gestion du loup sur les troupeaux. - Son expérience d’éleveur nourrit une partie de ses observations. - Le rapport évoque notamment l’évolution des dommages et du braconnage en 2025. - Selon les chiffres qu’il cite, les victimes ont augmenté de 14 % entre 2024 et 2025. - Le nombre de loups braconnés aurait, lui, progressé de 122 %. - Rigeade établit un lien entre ces évolutions et la gestion des tirs de défense. - Il défend l’idée d’un recours suffisant à ces interventions pour limiter les dommages aux troupeaux. - Son rapport reste toutefois un travail de contestation. Il ne constitue pas une expertise indépendante des données officielles. Rigeade le reconnaît lui-même. Il demande donc qu’un nouvel examen permette de trancher les différents points soulevés. L’enjeu dépasse ainsi son seul cas. Il concerne directement la manière dont la France estime sa population de loup et évalue l’effet des mesures de gestion sur son évolution.
Depuis près de trois décennies, Solognac s’est imposé dans le paysage de la chasse française avec une philosophie assez simple : concevoir des équipements capables de suivre les chasseurs sur le terrain, quelles que soient les conditions. En 2026, la marque franchit pourtant une nouvelle étape. Plus qu’un simple changement de logo, Solognac dévoile une nouvelle identité visuelle destinée à traduire son évolution vers davantage de technicité, tout en revendiquant les racines qui ont construit son identité.
- Derrière ce nouveau symbole, il y a donc une volonté affichée de ne pas tourner le dos au passé. - Solognac veut au contraire conserver ce qui constitue son ADN tout en renforçant son positionnement auprès des chasseurs exigeants. - Une évolution logique pour une marque qui, depuis sa création, a progressivement élargi son offre, ses compétences et son terrain d’expression.
De Decathlon à Solognac, une histoire intimement liée à la chasse
- L’histoire commence avant même la naissance officielle de Solognac. - En 1976, le premier magasin Decathlon ouvre dans le nord de la France avec déjà un rayon consacré à la chasse. - En 1998, une petite équipe de passionnés de chasse crée Solognac. Après une parenthèse sous le nom de Geologic à partir de 2001, la marque retrouve son identité en 2007 et devient la signature de l’ensemble des produits dédiés à la chasse. - Cette même année, les équipes s’installent à Cestas, en Gironde, au plus près des territoires et des utilisateurs. - Cette implantation n’a rien d’anodin. - Cestas se trouve aux portes de la plus grande forêt d’Europe, à proximité des zones humides de la façade atlantique et des reliefs pyrénéens. - Un environnement qui permet aux concepteurs de côtoyer une grande diversité de milieux et de pratiques cynégétiques. - Solognac revendique d’ailleurs aujourd’hui une conception destinée aussi bien à la chasse du grand gibier, à l’approche, à l’affût ou en battue, qu’à la chasse du petit gibier et des migrateurs.
Une marque devenue experte
- Le changement d’identité intervient également dans un contexte particulier pour Decathlon. - Depuis la réorganisation de son portefeuille de marques, Solognac fait partie des marques dites expertes du groupe, destinées à des pratiquants recherchant davantage de technicité et de performance. - Elle conserve naturellement sa présence dans le réseau Decathlon, mais entend également développer son identité propre et s’adresser à une clientèle de chasseurs toujours plus exigeante. - Cette évolution se retrouve dans les produits. - Solognac s’est fait connaître avec ses vêtements de chasse, ses pantalons, ses bottes, ses chaussures, ses équipements de sécurité et ses munitions. - Certaines références sont devenues de véritables classiques, à commencer par les pantalons Steppe, les polaires 500, les chaussures et bottes Crosshunt ou encore les cartouches T100. - La marque a également développé des solutions plus techniques, comme ses équipements Supertrack destinés aux traqueurs ou ses gammes Treemetic dédiées au camouflage et à la discrétion. - La diversification est aujourd’hui manifeste. - Solognac développe également des jumelles, des télémètres, des équipements pour l’observation de la faune, le bushcraft et plus largement l’exploration du monde sauvage. - Une évolution engagée dès 2021 qui dépasse désormais largement le seul vêtement de chasse.
Un nouveau logo qui raconte la chasse
- C’est évidemment le nouveau logo qui attire immédiatement l’attention. - Son dessin peut sembler abstrait au premier regard, mais Solognac lui attribue plusieurs lectures. - Le symbole évoque ainsi des ailes d’oiseaux, des bois de cerfs qui s’affrontent pendant le rut ou encore des épines de ronces - . Il reprend également de manière stylisée la lettre S de Solognac. - Mais le dessin possède une autre dimension. - Il représente aussi ce chemin parfois étroit et difficile qui sépare le chasseur de la rencontre espérée avec l’animal sauvage. - Une façon assez intéressante de résumer graphiquement ce qui constitue l’essence même de la chasse : l’attente, la progression, l’incertitude et finalement l’émotion de la rencontre. - La typographie et le symbole doivent également exprimer la résistance, devenue depuis 2013 une véritable signature de la marque avec « Resistant Gear ». - Chez Solognac, cette résistance ne se limite pas à la solidité d’un vêtement ou d’une chaussure. - Elle englobe la fiabilité, la durabilité et désormais la réparabilité.
Solognac Lab : des produits conçus avec les chasseurs
- Derrière les produits, il y a surtout une équipe. Solognac compte aujourd’hui 70 collaborateurs et collaboratrices, réunis autour d’une même culture du terrain et de la conception. - Le Solognac Lab constitue le cœur de cette démarche. - L’idée est de partir du terrain, d’observer les utilisateurs, de comprendre leurs besoins puis de transformer ces informations en solutions techniques. - La méthode repose sur trois étapes : tester dans la nature, observer et interroger les utilisateurs, puis utiliser ces connaissances pour améliorer ou inventer de nouveaux produits. - Le laboratoire n’est donc pas présenté comme un univers coupé du terrain, bien au contraire. - Les concepteurs revendiquent une approche très concrète, dans laquelle l’expérience des chasseurs joue un rôle déterminant. - Cette philosophie explique notamment le travail mené depuis plusieurs années sur l’imperméabilité, la résistance aux ronces ou encore la durabilité des équipements. - Certaines innovations nécessitent plusieurs années avant d’arriver sur le marché. - Solognac dispose par ailleurs à Cestas d’espaces de conception et de tests permettant de passer du premier dessin aux prototypes puis aux essais en conditions réelles.
La « science du combo » comme philosophie
- Solognac revendique une expression qui résume assez bien sa manière de concevoir ses produits : la « science du combo ». - Il s’agit de parvenir à réunir des caractéristiques parfois difficiles à obtenir simultanément. - Résister aux ronces tout en restant imperméable, protéger du froid sans alourdir excessivement un vêtement ou encore proposer un équipement solide, confortable et réparable constitue le type de compromis technique auquel les équipes s’attaquent. - Cette recherche de combinaison se retrouve aussi dans les nouveaux produits 2026. - Les chaussures Crosshunt 900, les jumelles HTR10x42, les munitions équipées de la bourre TRACECARE ou encore la panoplie Supertrack 1200 illustrent cette volonté de monter en gamme techniquement. - La nouvelle identité visuelle arrive donc au moment où le catalogue évolue lui aussi.
Trois valeurs pour guider la marque
- Solognac résume enfin sa philosophie autour de trois valeurs : être des éclaireurs, être tenaces et agir avec conscience. - Être éclaireur signifie vouloir concevoir le futur plutôt que simplement reproduire ce qui existe. - Être tenace renvoie naturellement à la résistance et à la volonté de repousser les limites techniques. - Agir avec conscience traduit, de son côté, les ambitions de la marque en matière de durabilité, de réparabilité et de réduction de l’impact environnemental. - La marque met notamment en avant le développement de matières recyclables, renouvelables ou biodégradables, mais aussi sa bourre TRACECARE, conçue pour réduire l’impact des munitions sur les milieux naturels. -Avec ce nouveau logo, Solognac ne cherche donc pas simplement à moderniser son image. - La marque veut afficher clairement son ambition : rester proche des chasseurs tout en devenant davantage une marque technique et experte. - Après avoir accompagné plusieurs générations de pratiquants, elle ouvre en 2026 un nouveau chapitre. - Le symbole change, mais le message reste finalement assez proche de celui qui accompagne Solognac depuis ses débuts : concevoir des équipements capables de résister au terrain et permettre au chasseur de se concentrer sur l’essentiel, la rencontre avec la nature sauvage.
- Le président de la Fédération nationale des chasseurs n’y est pas allé par quatre chemins lorsqu’on lui a demandé ce qu’il en pensait : « Elle est folle ». - Des propos chocs que des milliers de chasseurs, et bien au-delà même, pensent, mais qui, dans la bouche du président national des chasseurs, résonnent encore plus. - Sandrine Rousseau, qui a tenté à la suite de ces propos de calmer le jeu, n’aura réussi qu’une fois de plus à nous montrer l’étendue de son talent et sa vindicte qui la discrédite à tous les niveaux et surtout sur sa capacité à peser politiquement.