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ACTUALITÉS  DU MARDI


 

Mardi 16 juin 2026
 

Loups en Suisse : la croissance rapide de la population ralentit grâce à la régulation

Les loups en Suisse continuent de progresser, mais leur croissance ralentit. L'OFEV souligne les effets des tirs de régulation et du renforcement de la protection des troupeaux.

 -La croissance des loups en Suisse marque le pas.
 - Selon un rapport de l’Office fédéral de l’environnement ( consultable à ce lien ), les campagnes de régulation préventive menées depuis 2023 commencent à produire leurs effets.
 - Si le nombre de meutes continue d’augmenter, son évolution est moins rapide. Dans le même temps, la protection des troupeaux contribue à réduire les dégâts sur les animaux de rente.

Une croissance des loups en Suisse désormais plus contenue

 - Entre le 1er septembre 2025 et le 31 janvier 2026, les cantons ont procédé pour la troisième fois à une régulation préventive de la population de loups en Suisse.
 - Autrement dit, les interventions ont été menées avant la survenance de dommages.
 - L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) vient de résumer dans un rapport les données cantonales sur cette période et d’en tirer une analyse.
 - Les résultats montrent que les mesures portent leurs fruits. La croissance rapide de la population de loups a été ralentie.
 - Dans le même temps, la protection des troupeaux demeure un pilier central dans la gestion du loup.
 - Elle contribue fortement à empêcher les dommages aux animaux de rente.
 - À l’heure actuelle, les cantons sont intervenus préventivement à trois reprises.
 - Une première fois sur une période raccourcie, entre le 1er décembre 2023 et le 31 janvier 2024.
 - Puis deux autres fois durant des périodes de cinq mois. Entre le 1er septembre 2024 et le 31 janvier 2025, puis entre le 1er septembre 2025 et le 31 janvier 2026 ( voir notre article  ).
 - Pour cette dernière période, l’OFEV a approuvé la régulation d’environ 115 individus.
 - Cela a conduit au tir de 77 loups.
 - En comparaison, les cantons avaient obtenu l’autorisation de réguler environ 125 loups lors de la période précédente.
 - Au total, 92 individus avaient été abattus.
 - Pour la période 2023-2024, l’OFEV avait approuvé le tir d’environ 100 loups. Les cantons en avaient finalement prélevé 55.

chasse du loup en suisse

Des meutes toujours plus nombreuses, mais une hausse moins rapide

 - Le rapport constate également que la croissance rapide de la population de loups et l’augmentation continue du nombre de meutes ont pu être freinées.
 - Au cours des trois périodes de régulation, l’augmentation du nombre de meutes s’est considérablement ralentie.
 - Au terme de la période 2025-2026, 30 meutes établies uniquement en Suisse et 10 meutes transfrontalières ont été recensées.
 - À titre de comparaison, à la fin des périodes précédentes, 36 meutes avaient été dénombrées, dont 25 suisses et 11 transfrontalières en 2024-2025.
 - En 2023-2024, 35 meutes étaient recensées, dont 25 suisses et 10 transfrontalières.
 - La croissance exponentielle de la population semble donc freinée, même si le nombre de meutes continue à progresser.
 - Pour confirmer cette tendance, il conviendra toutefois de l’observer sur plusieurs périodes de régulation supplémentaires.

leute de louos en suisse

Une protection efficace des troupeaux réduit les dégât

 - La protection des troupeaux reste une composante essentielle de la gestion du loup en Suisse.
 - Son efficacité se manifeste avant tout à travers l’évolution des dommages.
 - Après les sommets enregistrés en 2022, les dégâts ont diminué les années suivantes.
 - Ils se rapprochent aujourd’hui des niveaux observés en 2020 et 2021, lorsque 10 à 15 meutes vivaient en Suisse. 
 - Cette baisse résulte notamment du renforcement de la protection des troupeaux grâce à des moyens financiers supplémentaires.
 - Elle est également liée à la régulation accrue de la population de loups.
 - Enfin, le rapport montre que le pourcentage de tirs erronés est resté faible au cours de la période 2025-2026.  - Son niveau correspond à celui observé lors des périodes précédentes.
 - Selon l’OFEV, ces résultats démontrent que les cantons agissent avec toute la diligence requise.



Pour lechasseurfrancais.com


 

Palombe : dans le Sud-Ouest, une nouvelle mobilisation pour défendre une tradition séculaire

 
 

Depuis plusieurs années, les chasses traditionnelles de la palombe font l’objet de débats récurrents au niveau national et européen. Entre recours juridiques, remises en question réglementaires et critiques portées par certaines associations animalistes, de nombreux chasseurs du Sud-Ouest craignent pour l’avenir d’un patrimoine qu’ils considèrent comme indissociable de leur identité culturelle. C’est dans ce contexte que l’association « Art de vivre dans le Sud-Ouest lors de la migration des palombes », créée début 2026 en Lot-et-Garonne, entend fédérer les défenseurs de cette pratique ancestrale afin de faire entendre leur voix et préserver un savoir-faire transmis depuis des générations.

Une association née pour défendre l’identité du Sud-Ouest

 - Créée à Colayrac-Saint-Cirq en janvier dernier, l’association affiche clairement ses ambitions : défendre et promouvoir l’art de vivre lié à la migration de la palombe dans le Sud-Ouest.
 - Pour ses fondateurs, Yannick Vignaux et David Béguerie, le débat dépasse largement le seul cadre cynégétique.
 - À leurs yeux, les attaques visant les chasses traditionnelles touchent également à la place du monde rural dans la société française.
 - Ils rappellent que les chasseurs participent à l’entretien des territoires, à la connaissance des espèces et à la transmission de nombreuses traditions locales.
 - L’association souhaite ainsi rassembler chasseurs, pêcheurs, agriculteurs et plus largement tous ceux qui se reconnaissent dans cet héritage culturel.

La palombe, bien plus qu’un simple gibier migrateur

 - Dans le Sud-Ouest, la chasse à la palombe occupe une place particulière.
 - Les techniques de chasse en palombière ou aux filets constituent un patrimoine immatériel transmis de génération en génération depuis plusieurs siècles.
 - La construction des installations, l’élevage et le dressage des appelants, l’observation des vents, la lecture des migrations ou encore les savoir-faire liés aux palombières représentent autant de connaissances accumulées au fil du temps.
 - Pour de nombreux passionnés, la migration automnale de la « belle bleue » est avant tout un rendez-vous culturel et humain qui rythme la vie de nombreux villages ruraux.
 - Cette dimension patrimoniale explique la forte mobilisation observée aujourd’hui dans les départements historiques de la palombe, du Lot-et-Garonne aux Landes en passant par le Gers et la Gironde.

Transmettre aux jeunes générations pour préparer l’avenir

 - Consciente que la défense de cette tradition passe aussi par sa compréhension par le grand public, l’association a choisi de miser sur la pédagogie.
 - Une opération de présentation d’une palombière doit ainsi être organisée à Nérac le 27 juin afin de faire découvrir au public les réalités de cette pratique souvent méconnue.
 - Les responsables de l’association s’inquiètent de la déconnexion croissante entre les jeunes générations et la nature.
 - Ils estiment que la meilleure réponse aux caricatures consiste à ouvrir les portes des territoires ruraux, expliquer les pratiques et montrer concrètement ce que représente la migration de la palombe pour des milliers de familles du Sud-Ouest.
 - Au-delà du dossier réglementaire, cette mobilisation témoigne surtout de la volonté d’un territoire de préserver une part de son histoire.
 - Pour les défenseurs de la palombe, l’enjeu n’est pas seulement de maintenir une pratique de chasse, mais de transmettre un héritage culturel qu’ils considèrent comme l’une des expressions les plus emblématiques de l’art de vivre du Sud-Ouest.

Par Arnaud Valmont
Pour chassons.com


 

Pierre Rigaux s’attaque aux chasseurs du Nord : la Fédération recadre l’animaliste


Source : 
chassepassion.net

Les chasseurs de gibier d’eau du Nord se retrouvent dans le viseur d’une polémique transfrontalière centrée sur les marais d’Harchies, en Belgique. Simon Régin, président de la Fédération Départementale des Chasseurs du Nord, a choisi de monter au créneau dans un communiqué daté du 11 juin 2026 pour dénoncer des accusations qu’il juge infondées.
 

Un naturaliste qui cherche visiblement la confrontation plutôt que la conciliation.

 - Les chasseurs de gibier d’eau du Nord se retrouvent depuis quelques jours au cœur d’une polémique transfrontalière liée aux marais d’Harchies, en Belgique.
 - Des accusations circulent à leur encontre, sans qu’aucune preuve n’ait pour l’heure été apportée.
 - Simon Régin, président de la Fédération des Chasseurs du Nord, a choisi de répondre point par point dans un communiqué publié le 11 juin 2026 depuis Saint-Amand-les-Eaux.

 - Ce dossier n’a rien de nouveau.
 - Le naturaliste Pierre Rigaux s’est emparé de l’affaire depuis un moment déjà, et la FDC59 l’accuse ouvertement d’instrumentaliser un épiphénomène local pour nuire à l’ensemble de la communauté cynégétique.
 - Simon Régin rappelle pourtant un fait que ses détracteurs semblent ignorer : ce sont les chasseurs qui ont historiquement façonné et entretenu ces zones humides, y compris ce secteur où une canardière est attestée dès le XVIIe siècle.
 - Sans eux, le marais de la Canarderie ne serait tout simplement pas ce qu’il est aujourd’hui.

Un cadre réglementaire strict que la Fédération assume pleinement.

  - La Fédération des Chasseurs du Nord n’esquive pas les responsabilités et rappelle que le Schéma Départemental de Gestion Cynégétique, validé par le préfet, interdit notamment le nourrissage et l’agrainage dans les zones humides chassées dès l’ouverture de la chasse au gibier d’eau, fixée au 21 août.
 - Le président précise que si des infractions venaient à être établies, la FDC59 se désolidariserait sans ambiguïté des contrevenants. La police de la chasse, exercée conjointement par l’OFB et la Fédération, est là pour ça.
 - Ce que Simon Régin refuse en revanche, c’est la caricature facile des « gentils défenseurs des animaux » face aux « terribles chasseurs ».
 - 
La Fédération des Chasseurs du Nord se dit prête au dialogue, à condition qu’il soit constructif.
 - Pas question en revanche d’encaisser indéfiniment des attaques dont le seul objectif est de nuire à l’image des chasseurs simplement pour faire le buzz et remplir une cagnotte en ligne.

https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/06/communique_FDC59_page1-768x994.jpg

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