Mardi 6 janvier 2026
Chasse du sanglier : les chasseurs n’en peuvent plus
https://www.lechasseurfrancais.com/auteur/ileca
Dans plusieurs départements les chasseurs tirent la sonnette d’alarme : la chasse, ou la régulation, du sanglier en deviendrait presque une corvée.
- Que ce soit dans l’Aude, dans la Meuse, ou dans d’autres départements de France, les chasseurs n’en peuvent plus.
- Dégâts de plus en plus élevés.
- Baisse du nombre de chasseurs.
- Période de chasse allongée.
- La chasse du sanglier est même devenue pour certains une corvée.
- Sans compter les FDC qui ne savent plus comment résoudre leur équilibre financier.
La chasse du sanglier : une mission de plus en plus difficile à assumer
- C’est dans une longue interview à l’Indépendant que Yves Bastier, président de la FDC de l’Aude, pousse un coup de gueule.
« En un peu plus de 15 ans, nous sommes passés de 15 000 permis à 9 000 ».
- Moins de chasseurs, plus de sangliers.
- Comment concilier les deux ?
- Une équation qui se ressent déjà sur le terrain. « on est en train d’épuiser les chasseurs. On ne va plus à la chasse par plaisir. C’est devenu une contrainte ».
- Un problème qui n’est pas nouveau, mais qui a été amplifié par les incendies de cet été.
- Avec des sangliers se déplaçant dans des zones non brulées.
- Amplifiant encore la régulation dans ces zones épargnées.
- Pour ajouter au malaise, les chasseurs doivent faire face à la réglementation … Et là c’est carrément la colère qui prédomine chez le président de la FDC.
- « L’état nous demande de ne pas chasser dans le « brûlé » pour des raisons de sécurité. Mais si on doit récupérer des chiens, ou poster quelqu’un, il devient difficile de parler des limites de zones ».
- Et le président de citer l’exemple d’un « papy de 88 ans qui était assis au poste ». Mais dans une zone interdite…. Contrôle, « fouille », le papy écope ainsi d’une amende à 135 euros… Autre exemple de l’aberration de l’application de la réglementation.
- Cet été en pleine canicule, avec plus de 40°. « Chasser par 40° avec les risques que ça implique pour les chiens, encore une fois ce n’est plus du plaisir. Et bien, un des chasseurs a pris une amande de 135 euros par ce que l’OFB a considéré qu’il était trop éloigné des vignes ».
- La FDC doit aussi se battre financièrement avec un équilibre de plus en plus difficile à trouver pour indemniser les quelques 460 000 euros de dégâts.
- Avec en moyenne 250 à 300 chasseurs de moins chaque année on comprend aisément la difficulté financière qui va grandissante.
- Et ce même avec les quelques 20 000 sangliers tués dans le départements l’année dernière.
Les rapports chasseurs – agriculteurs de plus en plus tendus
- En Haute Saône, la FDSEA tape du point sur la table.
- Dénonçant le manque d’efficacité des chasseurs.
- Des chasseurs qui ne font pas le job selon eux sur certains secteurs.
- Ce à quoi les chasseurs répondent : « A ce jour, 6 350 sangliers ont été prélevés dans département soit environ 1 000 de plus que l’année dernière à la même époque….Pour rappel, les chasseurs financent et participent bénévolement à la protection des cultures agricoles. Payant les estimations de dégâts et indemnisant les agriculteurs ayant subi des dommages. … les chasseurs de Haute-Saône indemnisent chaque année environ 650 000 € de dégât et financent 140 000 € de matériel de protection ».
- Dans la Meuse, même problématique.
- Mais à un niveau bien plus important de dégâts : 4 millions d’euros de dégâts, un record national.
- Les agriculteurs attendent 23 à 25 000 sangliers de tués chaque année.
- Un chiffre qui ne dépasse pas les 10 000 sur le terrain.
- Le préfet s’en mêle.
- Incitant par des arrêtés les chasseurs à faire mieux.
- Mais là encore soyons honnête, les chasseurs ne peuvent pas faire plus que ce qu’ils ne font.
Non, les chasseurs ne sont pas le bras armé de l’état et du monde agricole
- Il va bien falloir un jour ou l’autre arriver à une solution.
- Les chasseurs n’en peuvent plus.
- Ils ne sont plus là pour vivre leur passion, mais pour réguler, encore et encore.
- Réguler, payer, on va droit dans le mur.
La chasse doit rester une passion. Pas une contrainte.
Par Isabelle Leca
Pour lechasseurfrancais.com
Grands cormorans, la chasse s’engage pour sauver les rivières et la biodiversité piscicole
La décision prise fin décembre 2025 par la préfecture de l’Aude d’autoriser le prélèvement de grands cormorans fait réagir. Comme souvent lorsqu’il est question de régulation, certaines voix s’élèvent pour dénoncer une atteinte à la biodiversité.
- Pourtant, sur le terrain, la réalité écologique est bien plus complexe.
- Derrière cet arrêté préfectoral, c’est une démarche responsable, fondée sur des données scientifiques, dans laquelle le monde de la chasse se met au service des milieux aquatiques et du monde de la pêche, auxquels de nombreux chasseurs sont eux-mêmes profondément attachés.
Une espèce protégée… devenue très problématique
- Le grand cormoran est une espèce protégée à l’échelle nationale et européenne.
- Cette protection, justifiée historiquement, a conduit au fil des années à une explosion de ses effectifs, notamment sur les cours d’eau et plans d’eau intérieurs.
- Or, le cormoran est un prédateur extrêmement efficace avec un adulte qui consomme en moyenne 400 à 500 grammes de poissons par jour, parfois bien davantage.
- Dans des rivières déjà fragilisées par le changement climatique, la dégradation des habitats ou la pression humaine, cette prédation massive peut avoir des conséquences dramatiques.
- Dans l’Aude, une étude menée entre 2020 et 2024 a mis en évidence une chute de 80 % des populations d’ombres communs sur certains secteurs.
- À terme, la truite fario et d’autres espèces emblématiques pourraient subir le même sort.
- En quelques années seulement, une rivière peut perdre une grande partie de sa richesse piscicole.
La chasse, un outil de régulation au service des équilibres naturels
- Face à ce constat, l’autorisation de prélèvement n’est ni un acte de confort ni une volonté d’éradication.
- Il s’agit d’une régulation ciblée, encadrée et limitée, fondée sur un protocole scientifique national.
- Dans l’Aude, le plafond fixé à 200 oiseaux représente seulement environ 11 % de la population recensée.
- Les chasseurs mobilisés interviennent dans un cadre strict : permis valide, zones précises, période limitée, et déclaration obligatoire de chaque prélèvement.
- Cette rigueur illustre une réalité trop souvent ignorée que la chasse moderne est un outil de gestion des milieux naturels, reconnu par les pouvoirs publics et indispensable lorsque les déséquilibres deviennent manifestes.
Chasse et pêche : un engagement commun pour les rivières
- Ce dossier souligne aussi l’évidence que le monde de la chasse et celui de la pêche ne s’opposent pas, ils se complètent.
- De nombreux chasseurs sont également pêcheurs, bénévoles associatifs, acteurs de terrain investis dans la restauration des habitats aquatiques et la protection des espèces.
- En acceptant de mettre leurs compétences au service de cette régulation sensible, les chasseurs contribuent directement à la préservation des populations de poissons sauvages, patrimoine naturel commun.
- Refuser toute intervention, c’est accepter le risque de voir disparaître des espèces entières de nos rivières.
- En la matière les objectifs fixés par la préfecture de l’Aude pourront paraitre bien modestes…
- La régulation du grand cormoran n’est pas une fin en soi mais une urgence nécessaire.
- C’est un outil parmi d’autres, au service d’une gestion équilibrée, pragmatique et responsable de la biodiversité.
- Une approche de terrain, loin des postures idéologiques, qui rappelle que protéger la nature, c’est aussi savoir agir quand l’équilibre est rompu.
Par Arnaud Valmont
Pour chassons.com
Ajaccio : une cage à sangliers sabotée en pleine ville
À la résidence « des îles » située à Ajaccio sur l’Île de Beauté, un dispositif de capture destiné à réguler la population de sangliers a été volontairement dégradé. Un acte incompréhensible qui survient alors que les suidés n’ont jamais été aussi nombreux dans les quartiers périurbains de Corse.
Les louvetiers débordés par la prolifération urbaine.
- Une cage de reprise installée par les lieutenants de louveterie a été retrouvée sabotée le 31 décembre dernier dans un secteur résidentiel d’Ajaccio où la chasse traditionnelle reste interdite.
- Pour gérer les suidés en pleine ville, seuls les lieutenants de louveterie de Corse-du-Sud sont habilités à intervenir dans ces zones, sur arrêté préfectoral et à la demande des communes.
- Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne chôment pas.
- En 2025, pas moins de 151 sangliers ont dû être abattus rien qu’à Ajaccio.
- Il faut dire que les animaux ont visiblement pris leurs aises en ville, encouragés par certains habitants qui n’hésitent d’ailleurs pas à les nourrir.
Un geste aussi risqué qu’absurde.
- Ces sangliers ne sont pourtant pas inoffensifs car en 2024, un homme a été sérieusement blessé sur les hauteurs de la ville.
- Ce genre de faits divers devrait justement inciter à la prudence et au respect des mesures mises en place.
- Saboter le matériel des louvetiers revient donc à protéger des animaux potentiellement dangereux au détriment de la sécurité des riverains.
- Une logique pour le moins discutable, d’autant que les sanctions ne sont pas anodines puisque les responsables du sabotage risquent 1 500 euros d’amende, tandis que le nourrissage reste passible d’une amende de 750 euros.
- Manifestement, certains continuent de voir à travers le prisme de l’idéologie animaliste et préfèrent détruire le matériel des louvetier en exposant les riverains aux dégâts ainsi qu’aux risques que représentent les sangliers.
Par Nicolas Liégeois
Pour chassepassion.net
Battue aux sangliers - Des tirs rapides ! 2025/2026?
- Dans cette vidéo, il y aura 2 actions où je prélèverais des bêtes rousses à vive allure, dont un sanglier sous la pluie à 80m.
- La lunette Swarovski a été mise à l'épreuve.
- Ensuite, il y aura des actions de Cabriole2b où il loupera à plusieurs reprises et prélèvera un beau sanglier en fin de vidéo !
Maintenant, place à l'action, bon visionnage les amis








