Derrière ce sauvetage héroïque à 2 800 m,
la face cachée des dégâts causés par les chiens errants
Un sauvetage spectaculaire en haute montagne
- Tout commence le 2 mars lorsque Volcan, un labrador, et Ayous, un border collie vivant à Villar-d’Arêne, disparaissent de leur domicile.
- Très vite, les propriétaires et des habitants des alentours se mobilisent pour tenter de retrouver leur trace.
- Un témoin finit par apercevoir l’un des chiens dans le secteur de La Grave, dans un environnement de haute montagne particulièrement hostile en plein hiver.
- Les recherches se concentrent alors vers le Pic des Trois Évêchés, où les animaux auraient pu se réfugier après leur fugue.
- Alertée, l’Équipe de secours animalier en montagne intervient avec un équipement spécialisé.
- Grâce à un drone équipé d’un système d’imagerie, les sauveteurs parviennent à localiser les deux chiens en une vingtaine de minutes.
- L’un est à environ 2 700 m d’altitude, l’autre encore cent mètres plus haut. Coincés depuis quatre nuits dans un univers de haute montagne, ils seront finalement récupérés grâce à l’intervention d’un hélicoptère.
- Miraculeusement, les deux aventuriers sont retrouvés sains et saufs.
Une mobilisation impressionnante pour sauver deux animaux
- L’opération a nécessité la mobilisation de moyens importants avec quatre membres de l’équipe de secours, un drone de recherche et une évacuation héliportée.
- Ce type d’intervention illustre l’engagement remarquable des équipes spécialisées dans le secours animalier en montagne.
- Leur expertise et leurs outils technologiques permettent aujourd’hui de retrouver des animaux dans des zones particulièrement difficiles d’accès.
- Pour les propriétaires, l’issue est évidemment un immense soulagement après plusieurs jours d’inquiétude.
- Et pour les sauveteurs, c’est la satisfaction d’avoir mené à bien une mission délicate dans un environnement extrême.
Chiens errants : un problème réel pour la faune sauvage
- Si cette histoire se termine bien, elle rappelle aussi une réalité souvent sous-estimée avec les fugues de chiens qui peuvent avoir des conséquences importantes sur la faune sauvage.
- En montagne comme en plaine, un chien livré à lui-même conserve un instinct de poursuite très développé.
- Il peut parcourir plusieurs kilomètres et s’aventurer dans des zones naturelles sensibles.
- En hiver notamment, la grande faune est déjà fortement fragilisée par le froid, la neige et le manque de nourriture.
- Les dérangements provoqués par des chiens errants peuvent entraîner des dépenses d’énergie fatales pour certains animaux.
- Les populations de chevreuils figurent parmi les plus touchées.
Une responsabilité pour les propriétaires
- Cette opération spectaculaire rappelle enfin l’importance de la vigilance des propriétaires.
- Clôtures adaptées, surveillance, rappel efficace, identification ou encore dispositifs anti-fugue sont autant de moyens permettant d’éviter qu’un chien ne s’éloigne et ne se mette en danger… ou ne perturbe la faune sauvage.
- Car si l’histoire de Volcan et Ayous se termine bien grâce à une remarquable chaîne de solidarité, toutes les fugues n’ont pas la même issue, ni pour les chiens, ni pour les animaux sauvages qui croisent leur route.
Photo: ESAM
Par Arnaud Valmont
Pour chassons.com
L’Allemagne rouvre la chasse au loup après l’hécatombe dans les troupeaux
Le Bundestag a validé jeudi 5 mars le retour des tirs de régulation contre les loups. Avec 4.300 animaux d’élevage tués ou blessés en 2024 et 219 meutes recensées sur le territoire, les parlementaires Allemands ont cédé à la pression du monde agricole. Un virage politique qui fait hurler les associations de protection de la nature.
Quand le prédateur revient, les éleveurs trinquent.
- Disparu du territoire germanique au XIXe siècle, le loup a fait son grand retour dans les années 2000.
- Depuis, l’espèce s’est développée à une vitesse que personne n’avait anticipée.
- Le dernier recensement du DBBW (le Centre fédéral Allemand de documentation et de consultation sur les loups) dénombre 219 meutes établies, auxquelles s’ajoutent 36 couples et 14 individus solitaires.
- Cette expansion fulgurante s’est traduite par une explosion des attaques contre le bétail.
- Les statistiques de 2024 parlent d’elles-mêmes avec près de 4.300 bêtes tuées ou blessées.
- Un bilan qui a fini par faire basculer l’opinion publique dans certaines zones rurales au sujet de la gestion du prédateur.
- L’affaire avait déjà pris une tournure nationale en 2022 quand un loup avait tué Dolly, le poney d’Ursula von der Leyen, près de Hanovre.
Une loi qui divise le Parlement et les défenseurs de la nature.
- Le texte adopté jeudi autorise les 16 Länder à organiser des tirs entre juillet et octobre dans les zones où les meutes prolifèrent.
- Les loups ayant déjà attaqué des troupeaux pourront être abattus quelle que soit la saison, y compris pendant les périodes de protection réglementaire.
- La coalition de centre-droit a obtenu le vote grâce au soutien de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), tandis que les écologistes et la gauche radicale ont rejeté le projet.
- Hermann Färber, député CDU (Union chrétienne-démocrate d’Allemagne), a défendu la mesure en évoquant la souffrance des animaux de pâturage déchiquetés par ce qu’il nomme des « loups enragés ».
- L’organisation NABU (un Syndicat de conservation de la nature et de la biodiversité) a immédiatement dénoncé une action symbolique qui sacrifierait la biodiversité allemande sur l’autel de considérations électorales.
- Le texte doit encore passer devant le Bundesrat plus tard ce mois-ci.
- D’ici là, le débat entre protection de la faune et défense des élevages promet de générer de grands débats.
Par Nicolas Liégeois
Pour chassepassion.net








