Gers - 32Des éleveurs Porcins du Gers demandent l’éradication des sangliers
Une mesure qui ne fait pas dans le demi-mesure : l’éradication des sangliers dans le Gers pour se prémunir d’une possible arrivée de la peste porcine africaine.
L’Espagne est en train de lutter contre un foyer de Peste Porcine Africaine arrivé novembre. Un foyer situé vers Barcelone, soit à 94 kms de la frontière avec la France.
- A ce jour 64 sangliers ont été testés positifs à la maladie.
- Une situation qui inquiète fortement le monde de l’élevage porcins dans le Gers.
Pourquoi demander l’éradication des sangliers dans le Gers ?
- Tout simplement pour limiter la progression de la maladie.
- Des éleveurs choisissent donc cette solution quelque peu extrême.
- Ainsi certains éleveurs, dont Audrey Bourrust, ne veulent prendre aucun risque.
- Lors d’une réunion à la préfecture, cette éleveuse de porcs, qui est aussi la tête de l’Alliance Abattoir Auch Gers, demande des mesures radicales.
- Il faut dire que le Gers abrite 166 éleveurs de porcs.
- Souvent de souches locales à forte valeur patrimoniale.
- Une arrivée de la PPA sur le département serait catastrophique.
- Audrey Bourrust soulignant que les sangliers sont capables de parcourir jusqu'à 80 kilomètres par jour.
- Rendant la menace diffuse et omniprésente.
- Les éleveurs estiment que seule une réduction drastique, voire totale, de la population de sangliers peut créer une zone tampon suffisante.
- Zone qui protégera les élevages en plein air, caractéristiques de la région.
- Audrey Bourrust demande donc d’ « éradiquer rapidement les sangliers sur le territoire ».
- Pour elle il est impossible d'attendre qu'un sanglier contaminé « rentre hypothétiquement dans nos parcours ».
L’exemple de la zone blanche entre la Belgique et la France
- On se souvient en 2018 de l’arrivée de la PPA en Belgique à quelques kilomètres de la frontière française.
- Une zone blanche est alors mise en place pour éviter une arrivée de la maladie sur le territoire.
- Entre janvier 2019, date de création de la zone blanche (ZB), et septembre 2020, 1 263 sangliers sont détruits.
- 52 % par tirs de nuit, 37 % par battue et 11 % par piégeage.
- La répartition des origines des prélèvements significativement modifiée avec la création de la ZB.
- En effet, sur la première partie de la saison 2018-2019 ils étaient exclusivement effectués par les chasseurs, avec des consignes de réduction drastique des populations.
- À la création de la zone blanche, des actions administratives sont venues renforcer cette action des
chasseurs.
- Le bilan de l'opération zone blanche à ce lien.
- Cette mesure extrême a été payante puisqu’aucun cas de PPA n’a été enregistrée en France.
- Plus récemment en 2022 l’inquiétude a été grande avec l’arrivée d’un foyer de PPA en Italie à 55 kms de la frontière.
- Puis en Allemagne en 2024 avec un foyer à 80 kms de la France.
- La France se retrouve donc cernée par ses pays frontaliers tous touchés par la PPA. La question se pose donc logiquement : la PPA passera-t-elle les frontières ?
- Pour beaucoup d’experts c’est inéluctable.
- La véritable question est surtout de savoir quand elle arrivera….
Par Isabelle Leca
Pour lechasseurfrancais.com
Hommage à Adrien Dovetta, parti trop tôt
C’est avec une immense tristesse que le monde de la chasse a appris le décès brutal d’Adrien Dovetta, survenu hier soir dans un accident de la route. À seulement 28 ans, Adrien nous quitte beaucoup trop tôt, laissant derrière lui un vide immense, à la hauteur de son engagement et de la place qu’il occupait déjà dans le monde cynégétique et rural varois.

Ambassadeur engagé de la chasse française
- Président de l’Association des Jeunes Chasseurs du Var (ADJC83), administrateur de la Fédération des Chasseurs du Var (FDC83), ambassadeur engagé de la chasse française, élu à Cotignac, mais aussi sapeur-pompier volontaire, Adrien incarnait cette génération de jeunes profondément investis, conscients de leurs responsabilités et animés par le sens du collectif. Malgré son jeune âge, il était déjà connu et reconnu comme une figure de terrain, respectée pour son sérieux, sa disponibilité et sa capacité à fédérer.
Je l’avais rencontré à plusieurs reprises dans le cadre de mon engagement comme administratrice de l’Amicale des Chasseresses du Var, association sœur de l’ADJC83 au sein de la FDC83 . Il nous a activement aidé et accompagné pour la mise en place de celle-ci et son développement.
À chaque rencontre, à chaque échange, à chaque salon des Jeunes Chasseurs à Brignoles, j’ai retrouvé chez Adrien la même sincérité, la même passion pour la chasse, vécue non comme un simple loisir, mais comme un héritage, une culture et un lien fort avec le territoire. Il parlait de chasse comme on parle de transmission, de respect, de ruralité vivante.

La chasse, mais pas que !
- Adrien était aussi un homme de passions : la chasse bien sûr, mais aussi le rugby, la vie associative, les moments de partage et d’amitié.
- Sa générosité, sa joie de vivre et son goût sincère pour les autres laissaient une empreinte durable auprès de celles et ceux qui croisaient sa route.
- Il faisait partie de ces personnes qui rassemblent naturellement.
- Les circonstances de ce drame rappellent avec une brutalité terrible la fragilité de nos existences.
- Aujourd’hui, le monde de la chasse perd bien plus qu’un jeune président : il perd un visage de l’avenir, un engagement sincère, une énergie précieuse.
- À travers ces quelques lignes, c’est un remerciement collectif que nous adressons à Adrien Dovetta : merci pour ton implication, ton sens du devoir, ta loyauté et ton humanité.
- Toutes nos pensées vont à sa famille, à ses proches, à ses camarades chasseurs et sapeurs-pompiers.
- Adrien restera dans nos mémoires comme l’un de ces jeunes partis trop vite, mais qui auront profondément marqué leur territoire. « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. »
- Tu vas nous manquer Adrien.


Par Cam Chasseresse
Pour chassons.com
Vaucluse - 84Vaucluse :
la maladie d’Aujeszky confirmée suite à la mort d’un chien de chasse à Sérignan-du-Comtat

Les résultats des analyses sont tombés ce jeudi 15 janvier et lèvent définitivement le doute. Le chien de chasse décédé début janvier dans une commune du nord Vaucluse a bien été emporté par la maladie d’Aujeszky, contractée au contact d’un sanglier. La Fédération Départementale des Chasseurs appelle les chasseurs à redoubler de vigilance.
Un virus qui ne pardonne pas.
- L’animal avait participé à une partie de chasse au cours de laquelle un sanglier avait été prélevé.
- Un simple contact avec le suidé, visiblement porteur sain du virus, aura suffi à sceller son sort…
- Les analyses sont désormais terminées et les scientifiques ont pu confirmer que le chien infecté à Sérignan-du-Comtat dans le Vaucluse, a bien contracté la maladie d’Aujeszky.
- Cette maladie ne laisse en effet aucune chance aux chiens une fois la contamination effective, et malheureusement, aucun traitement ne permet aujourd’hui d’enrayer son évolution fatale.
La Fédération du Vaucluse rappelle les gestes essentiels.
- Comme à chaque fois, les FDC rappellent les gestes à adopter pour éviter au maximum les risques de contamination.
- Tout le matériel ayant été en contact avec un sanglier doit impérativement être désinfecté après chaque sortie, des bottes aux couteaux en passant par les laisses et même les colliers des chiens.
- Les responsables cynégétiques insistent également sur la nécessité d’empêcher les chiens de mordre les animaux tirés ou de consommer leurs viscères, ces contacts directs constituant la principale voie de transmission du virus.
- Ce nouveau cas vient malheureusement s’ajouter à plusieurs autres signalés dans le Sud depuis la rentrée, confirmant que la maladie circule encore activement.
Par Nicolas Liégeois
Pour chassepassion.net







