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ACTUALITÉS  DU MARDI


 
Mardi 2 juin 2026
 

Noël Mamert demande l’interdiction de l'importation des trophées de chasse d'espèces protégées

 

Noël Mamert vient de déposer une proposition de demande européenne visant à interdire l'importation des trophées de chasse d'espèces protégées.

Plusieurs associations de protection des animaux crient victoire après que le ministre délégué chargé de la transition écologique Mathieu Lefèvre vient de se positionner officiellement contre l'importation de trophées de chasse d'espèces menacées.
 - Noël Mamert saute sur l’occasion et demande donc une interdiction.

L’importation des trophées de chasse d'espèces protégées : un dossier qui revient régulièrement

 - Cette fois tout est parti de l’audition de Mathieu Levèbre au sénat en avril dernier ( voir notre article ). Noël Mamère, sénateur lui demande :

« Quid de l'interdiction de l'importation des trophées de chasse d'espèces protégées … ? Une proposition de loi a été déposée en ce sens. Je sais que vous y êtes plutôt favorable. Mais qu'allez-vous faire concrètement pour que la France cesse de participer à ces chasses totalement aberrantes. A ces safaris obscènes où des milliardaires s'offrent la peau d'un lion ou d'un éléphant ? »

Réponse de Mathieu Lefèvre :

« Concernant les trophées de chasse, je vais répondre très directement. Si nous voulons être crédibles en défendant le caractère socialement acceptable de pratiques ancestrales, nous devons être dans le même temps d'une fermeté totale concernant les pratiques que vous évoquez. Je suis donc favorable par principe à l'interdiction de l'importation des trophées…Nonobstant deux précisions.
Tout d'abord, j'attends le débat parlementaire. Or il ne me semble pas, monsieur le sénateur, que le texte dont vous parlez ait été inscrit à l'ordre du jour de l'une ou l'autre des deux assemblées.

Ensuite, je crains qu'une telle mesure ne crée des filières clandestines. Je veillerai en tout cas à l'opérationnalité de cette initiative, qui ne doit pas se retourner contre nous. J'ai d'ailleurs déjà répondu en ce sens par courrier au président de l'association Convergence animaux politiques (CAP). Ma position est donc tout à fait publique ».

trophées de chasse ours
© Shutterstock

Noël Mamert demande à la France d’interdire l’importation des trophée de chasse en attendant une décision Européenne

 - Dans sa demande de proposition européenne, le Sénateur explique que l’Union européenne est la deuxième importatrice de trophées de chasse au monde.
 - Derrière les États-Unis d’Amérique.
 - Mais aussi que la France est responsable, sur la période 2014-2018, de 5% des importations de ces trophées.   - Et de 19% des exportations pour l’Union européenne.
 - Et de préciser que la France, sur la même période, est la première importatrice de trophées de léopards, de lynx d’Eurasie et de guépard du continent.
 - Ainsi que le seul pays européen à avoir importé des trophées de narvals.
 - Alors même que ces espèces sont menacées de disparition.

Noël Mamère invite donc le Gouvernement à :

  • prendre, dans l’attente d’une interdiction européenne, des mesures concrètes. Pour interdire l’importation, l’exportation et la réexportation des trophées de chasse des espèces protégées…
  • entreprendre toutes les démarches nécessaires pour faire adopter une telle interdiction à l’échelle de l’Union européenne.
  • soutenir, dans l’attente d’une interdiction européenne, la mise en place à l’échelle de l’Union européenne d’un contrôle renforcé des importations de trophées de chasse des espèces protégées l’instauration d’un permis d’importation obligatoire.


© DR

Chasse aux trophées en Afrique : un outil de conservation souvent méconnu

 - La chasse aux trophées est régulièrement critiquée.
 - Pourtant, dans plusieurs pays africains, elle contribue au financement de la conservation, à la protection des habitats et au développement des communautés rurales.
 - La conservation de la grande faune africaine représente un coût considérable.
 - Surveillance des territoires, salaires des gardes, équipements anti-braconnage, entretien des pistes ou encore indemnisation des populations locales nécessitent des financements permanents.
 - Les défenseurs de la chasse aux trophées soulignent qu'un seul permis de chasse peut générer plusieurs dizaines de milliers d'euros.
 - Une partie importante de ces revenus est reversée aux États, aux réserves privées ou aux communautés rurales.
 - Ces fonds permettent alors de financer directement les actions de conservation.
 - Selon plusieurs études menées en Afrique australe, les territoires consacrés à la chasse couvrent plusieurs millions d'hectares.
 - Sans cette activité économique, nombre de ces espaces pourraient être convertis en terres agricoles ou d'élevage, entraînant une perte importante d'habitats naturels.
 - La Namibie est souvent citée comme un exemple.
 - Depuis la mise en place des mesures conservatoires communautaires dans les années 1990, les populations de nombreuses espèces sauvages ont progressé tandis que les revenus tirés de la faune bénéficient directement aux habitants.


   Haute-Garonne- 31

 

Haute-Garonne : chasseurs et Cemex créent des radeaux pour les oiseaux protégés

 
 

Souvent réduites à leur seule activité cynégétique, les fédérations départementales des chasseurs jouent pourtant un rôle de plus en plus important dans la préservation concrète de la biodiversité. Reconstitution de milieux humides, création de mares, restauration de friches favorables à la faune sauvage ou accompagnement écologique des territoires, c’est en fait de nombreuses actions qui sont aujourd’hui menées sur le terrain en partenariat avec des collectivités, des agriculteurs ou des entreprises privées. En Haute-Garonne, la Fédération Départementale des Chasseurs poursuit cette dynamique avec une nouvelle opération conduite aux côtés de Cemex France sur le site de Saint-Julien-sur-Garonne. L’objectif est clair, il s’agit de pouvoir recréer des habitats favorables à l’avifaune grâce à l’installation de radeaux flottants spécialement conçus pour certaines espèces d’oiseaux sensibles, notamment le Petit Gravelot et la Sterne pierregarin.

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Des radeaux flottants conçus pour favoriser la nidification

 - Au printemps 2025, les équipes de la FDC31 et de Cemex ont procédé à l’installation de deux types d’aménagements flottants destinés à offrir des zones de quiétude et de reproduction adaptées aux oiseaux d’eau.
 - Le premier dispositif repose sur un radeau végétalisé constitué de bandes végétales installées sur une structure modulaire semi-rigide.
 - Le second prend la forme d’un radeau minéralisé recouvert de granulats, pensé spécifiquement pour les sternes qui recherchent des surfaces ouvertes et peu végétalisées pour nicher.
 - Ces équipements permettent de recréer artificiellement des conditions proches de certains habitats naturels devenus plus rares, tout en limitant les risques de dérangement.
 - Installés directement sur les plans d’eau du site, ils offrent des espaces sécurisés particulièrement favorables pendant la période de reproduction.
 - Cette initiative s’inscrit dans un travail plus global mené entre la FDC31 et Cemex autour de la valorisation écologique des anciennes gravières et des zones humides associées.

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Petit Gravelot et Sterne pierregarin : des espèces emblématiques des milieux humides

 - Les deux espèces ciblées par ces aménagements présentent des exigences écologiques très spécifiques.
 - Le Petit Gravelot affectionne les zones graveleuses et les berges peu végétalisées où il peut installer discrètement son nid au sol.
 - La Sterne pierregarin recherche quant à elle des surfaces dégagées, calmes et relativement isolées pour assurer la réussite de sa reproduction.
 - La disparition progressive de certains habitats naturels, l’évolution des usages des plans d’eau ou encore les dérangements répétés rendent aujourd’hui ces espaces de nidification plus difficiles à trouver pour ces oiseaux.   - Afin d’évaluer l’efficacité des installations, des inventaires ornithologiques seront réalisés tout au long de l’année.
 - Ces suivis permettront de recenser les espèces présentes sur le site et de mesurer l’utilisation réelle des radeaux par les oiseaux ciblés.
 - Au-delà de cette opération, plusieurs sites suivis conjointement par la fédération et Cemex bénéficient déjà d’aménagements écologiques comparables.
 - Des actions ont notamment été engagées sur différentes gravières du département avec la création de mares, de micro-habitats ou encore de plateformes minérales favorables à l’avifaune.

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Une collaboration durable en faveur de la biodiversité locale

 - Cette opération illustre également l’évolution des partenariats entre acteurs économiques et structures environnementales autour de projets concrets de restauration écologique.
 - Selon les documents présentés par la fédération, plusieurs programmes menés avec Cemex ont déjà permis la création ou la réhabilitation de zones humides sur plusieurs hectares ainsi que l’aménagement de plateformes dédiées aux oiseaux limicoles.
 - Les suivis écologiques engagés servent également à adapter les plans de gestion des sites et à améliorer la qualité des habitats au fil des années.
 - Pour la FDC31, cette démarche s’inscrit pleinement dans les missions environnementales désormais développées par de nombreuses fédérations de chasseurs.
 - À travers ces projets de terrain, l’objectif est de participer activement à la préservation de la biodiversité ordinaire tout en conciliant activités humaines et fonctionnement écologique des milieux naturels.
 - Avec ces radeaux installés à Saint-Julien-sur-Garonne,
la fédération et son partenaire démontrent qu’une gestion concertée des espaces peut contribuer concrètement au maintien d’espèces sensibles et au renforcement des équilibres écologiques locaux.

Par Arnaud Valmont
Pour : chassons.com


Selon une étude, plus les écologistes sont riches et plus ils polluent

écolo riches
Source : 
chassepassion.net

Une étude publiée dans la revue Nature révèle un paradoxe embarrassant : parmi les plus aisés, ceux qui se soucient le plus de l’environnement affichent une empreinte écologique plus lourde que leurs pairs. Non pas par hypocrisie, mais parce que l’action individuelle bute sur des contraintes systémiques que la bonne volonté ne suffit pas à surmonter.

Quand les revenus l’emportent sur les convictions.

 - Une étude publiée dans la revue scientifique Nature s’est penchée sur un angle rarement exploré : le lien entre niveau de revenus, convictions écologistes et empreinte environnementale réelle.
 - Les conclusions sont pour le moins surprenantes, et visiblement peu flatteuses pour les plus aisés d’entre les personnes qui se disent « écologistes ».
 - Des chercheurs de l’Université de Cambridge ont interrogé 5 000 personnes en France, au Canada, en Allemagne, en Italie, au Royaume-Uni et aux États-Unis.
 - Chaque participant a été évalué sur son statut socio-économique, ses convictions environnementales et son empreinte écologique réelle, calculée à partir de la consommation de viande, de la taille du logement, des déchets produits et de l’usage de l’avion.
 - Résultat : parmi les plus modestes, plus on se dit écologiste, moins on pollue.
 - Mais chez les 30 % les plus aisés, la corrélation s’inverse.
 - Les personnes aisées qui placent l’environnement en haut de leurs priorités affichent, selon cette étude, une empreinte carbone plus lourde que leurs concitoyens.
 - L’avion est principalement en cause, et les gestes compensatoires comme le tri sélectif ne font manifestement pas le poids…

L’action individuelle ne peut pas tout.

 - Les auteurs de l’étude prennent soin de ne pas moraliser.
 - Malte Dewies, coauteur, rappelle que les alternatives peu polluantes à l’avion restent difficiles à trouver, et que les comportements individuels s’inscrivent dans un système qui les contraint.
 - L’étude conclut que les campagnes de sensibilisation ne suffiront pas et que des mesures systémiques sont indispensables pour réduire réellement la pollution liée aux activités humaines.
 - Il est donc clair que les politiques publiques doivent prendre le taureau par les cornes et faire changer les choses via le système plutôt que de dire aux particuliers de trier ceci ou d’ajouter une taxe sur cela.
 - C’est d’ailleurs une des recommandation du monde rural depuis longtemps qui demande plus d’actions de la part de nos dirigeants et les agriculteurs sont les premiers concernés, étouffés par la législation alors qu’ils sont quotidiennement au contact de la nature et l’entretiennent.
 - Cette étude n’arrangera pas les affaires des élus chez les Verts, grands gourous de l’écologie punitive et radicale Française car c’est visiblement plus simple de donner des leçons que de les appliquer à soi même.



Pour chassepassion.net


 
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