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ACTUALITÉS  DU JEUDI
 

 
Jeudi 18 avril 2024
 

Espèces exotique envahissante : la Bernache du Canada

Classée en espèce exotique envahissante, la Bernache du Canada fait l’objet d’un plan national de maitrise depuis 2012. Le point sur ses populations, ses impacts et sa gestion.

- Une battue pour limiter le nombre de bernache du canada a eu lieu début avril à Meaux ( Seine-et-Marne). La battue a tout naturellement déclenché une polémique. Mais cette battue entre dans le cadre du plan national de maitrise.
- Les principaux objectifs de ce plan sont d’empêcher toute nouvelle introduction dans le milieu naturel. Mais aussi de réduire d’au moins 20 % les effectifs avant reproduction dans chacun des départements où l’espèce est présente. Enfin d’éviter son installation dans les départements où elle n’est pas encore implantée. Les moyens mis en œuvre pour atteindre ces objectifs sont la chasse. Mais aussi la destruction des oiseaux en tant que nuisibles. Et enfin la destruction au titre des espèces exogènes envahissantes.

Comment la Bernache du Canada est arrivée en France ?

 - La Bernache du Canada a été introduite en Grande-Bretagne et dans l’Europe du Nord dès le 16° sc. Que ce soit à des fins cynégétiques et comme oiseau d’ornement.

  • 1960-1970 début de la colonisation réelle. Suite d’introductions répétées comme oiseau d’ornement. Le Nord-Pas-de-Calais, l’Ile-de-France mais aussi l’Auvergne (Allier) sont les premières régions où s’implantent durablement des noyaux reproducteurs de Bernache du Canada.
  • 1980-1990, l’espèce accroît nettement son aire de répartition et ses effectifs augmentent.
  • 1990 et 2000, on assiste à la fusion de noyaux autrefois distants comme par exemple l’est de l’Ile-de-France avec le nord de la région Centre.
 - De 6 000 individus en janvier 2008, la population a grimpé à 14 000 individus en janvier 2016. Elle est aujourd’hui présente dans presque toute la France, à l’exception du pourtour méditerranéen où elle reste rare.
bernache du canada
crédit photo : Shutterstock

Problèmes causés par la bernache du Canada

 - Les bernaches du Canada causent des dégâts aux cultures lorsqu’elles fréquentent les habitats agricoles pour s’alimenter. Leur abondance dans les parcs, jardins et bases de loisirs, si elle est souvent appréciée du fait du caractère esthétique et peu farouche de ces oiseaux, est également à l’origine de nuisances. Leurs fientes souillent les berges et les zones enherbées. Elles peuvent entraîner une pollution de l’eau. Voire sont suspectées de transmettre certaines maladies. L’agressivité des oies nicheuses envers les promeneurs ou d’autres oiseaux d’eau est aussi mentionnée. L’hybridation avec d’autres oies est également un problème pour l’intégrité génétique de celles-ci.
 - Enfin, les bernaches du Canada contribuent aux risques causés par les populations croissantes d’oies européennes pour la sécurité aérienne, étant elles-mêmes à l’origine de plusieurs accidents ces dernières années. La prolifération des bernaches du Canada est donc à la fois une nuisance directe pour les activités humaines et un problème pour le fonctionnement et la pérennité des écosystèmes naturels.
 - Les déjections de Bernaches du Canada dans les plans d’eau apportent une charge lourde en nutriments menant à une eutrophisation du milieu permettant à certaines algues toxiques de se développer. Cette pollution des eaux de baignade peut favoriser indirectement la transmission de certaines maladies à l’homme (conjonctivite et botulisme).
 - L’espèce occasionne des dommages aux cultures agricoles et aux aires de loisirs telles que les golfs, les aires de repos, les plages, etc.  Ces dommages sont dus au pâturage, au piétinement et aux déjections des oies. Elles auraient une préférence pour les cultures annuelles et les zones irriguées. En France, aucune estimation de l’impact économique n’a été réalisée. La Bernache du Canada présente également un risque de collisions aériennes non négligeable lorsque les oiseaux sont nombreux

Comment réguler la bernache ?

 - Les techniques de régulation mises en œuvre comprennent la stérilisation des œufs, le tir (au fusil de chasse ou à la carabine) et la capture d’oiseaux vivants, par exemple pendant la mue (cages-pièges, filets, corrals…). Entre 2012 et 2015, 8 800 individus au moins auraient ainsi été prélevés ou détruits sur l’ensemble du territoire national et plusieurs centaines de pontes ont été stérilisées.
 - Concernant les milieux urbains, l’ONCFS a édité une brochure destinée à informer sur les moyens permettant de réduire les nuisances engendrées par la Bernache du Canada.

Source Centre de ressources espèces exotiques envahissantes
 -
Retrouver nos zooms sur deux autres espèces exotiques envahissantes : le raton laveur et l’ouette d’Egypte


Pour lechasseurfrancais.com

Le furet : l’expert discret !

 
 

À notre service depuis vingt-cinq siècles, devenu majoritairement citadin et oisif, cet animal a toujours plus d’un tour dans son sac. ( en bonus des vidéos souterraines de furets en pleine chasse dans les terriers)
 - Connu et reconnu comme l’un des plus vieux complices du chasseur, le furet, ce petit mustélidé qui répond au nom scientifique de Mustela putorius furo est, à l’instar du chien, exclusivement domestique. Son plus proche parent dans notre faune sauvage est le putois, avec lequel il peut néanmoins s’hybrider.

Le furet dans l’histoire

 - Importé chez nous par les colons romains, le furet eut pour principale tâche de lutter contre le caractère invasif des rats et des souris dans les bâtiments des grands domaines agricoles. Il poursuivit naturellement cette mission dans les châteaux du Moyen Âge et de la Renaissance, où il fit ses premiers pas d’animal de compagnie. Du XVe jusqu’au XVIIe siècle, il embarqua sur les vaisseaux de grandes expéditions vers le Nouveau Monde pour éradiquer les rongeurs ravageurs de provisions et, pire, vecteurs de nombreuses maladies. Son corps, plus effilé et flexible que celui du chat, lui permettait de se faufiler facilement dans les moindres recoins des cales des navires. Jusqu’au début du XXe siècle, on retrouve ainsi la trace de ses états de services dans tous les importants ports de commerce, de Hambourg en Allemagne à Port Elizabeth en Afrique du Sud. Jusqu’à ce qu’une convention sanitaire internationale, signée à Paris en 1912, fixe « les mesures propres à sauvegarder la santé publique contre l’invasion et la propagation du choléra, de la peste et de la fièvre jaune », et estime que le furet pourrait avoir un rôle dans certaines périodes épidémiques de ces maladies, sonnant la fin de sa grande aventure maritime. Malgré cela, certaines villes continentales continuent à l’utiliser pour se débarrasser des rats. L’une des dernières en date est Etterbeek, dans la périphérie de Bruxelles, dont le service communal de l’environnement déclara en 2015 : « Nous avons expérimenté différentes solutions au fil des ans. Depuis quelques années, nous avons décidé de ne presque plus avoir recours au poison et choisi quelque chose de naturel et plus efficace : un furet. » On peut également noter que nos voisins britanniques pratiquent toujours aussi assidûment la chasse au rat avec des furets, qu’ils nomment « ratting ferrets ».

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La roue cynégétique tourne sans fin

 - Pour autant, qui aurait pu seulement penser que le furet rejoindrait un jour le chien et le chat sur le podium des animaux de compagnie ? Conséquence de ce virage à 180° dans son histoire, le furet est soumis, comme le chien et le chat, à l’identification par tatouage ou puce électronique prévue par l’article 212-10 du Code rural et de la pêche maritime et par les arrêtés ministériels du 30 juin 1992 modifiés. En revanche, il reste un animal domestique qui n’est concerné par aucune forme d’autorisation de détention et de transport, si ce n’est une vaccination antirabique à jour pour franchir les frontières. En outre, entant qu’animal de compagnie et en cas d’hypothétiques dommages ou morsures, c’est l’assurance de responsabilité civile de son propriétaire qui est susceptible de réparer les préjudices. Sous délégation du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, l’I-CAD (Identification des carnivores domestiques), qui a pour mission la gestion du fichier national correspondant en France, recense 60 000 furets dans notre pays. Au point que cet animal est devenu le chef de file des « NAC » ou nouveaux animaux de compagnie. Étonnant ? Plutôt inquiétant ! Du moins pour nous, chasseurs, car il suffit de regarder autour de nous pour constater le nombre de races de chiens de chasse qui ont vu leurs mérites spécifiques s’évanouir dès lors que leur élevage pour la seule compagnie a pris une certaine proportion.

 
 

De là à penser que le même risque guette le furet, il n’y a qu’un saut de lapin.

 - Dans le paysage cynégétique européen, ses aptitudes particulières pour la chasse au terrier sont reconnues depuis au moins le IV e siècle av. J. -C. Depuis cette époque, il jouit du privilège d’appartenir au premier cercle des partenaires de l’amateur de chasse au lapin. Longtemps dissimulé sous le manteau, étant souvent considéré, à tort ou à raison, comme l’auxiliaire favori du braconnier, ce redoutable videur de garennes sert de nos jours surtout dans les régions de plaines du nord et du centre de notre pays, là où les populations de lapins vivent « sur les trous ». Auréolé d’un certain mystère et généralement employé avec une grande discrétion, presque disparu de bien des zones rurales, il conserve tout de même son rôle dans les secteurs où subsistent quelques irréductibles lapiniers.

 - L’arrêté ministériel du 1 août 1986 modifié permet son usage pour la chasse, emploi qui reste toutefois soumis à autorisation préfectorale dans plus d’une trentaine de départements. Il s’avère donc judicieux de se renseigner auprès de sa fédération de chasseurs ou de la direction départementale des territoires (DDT) de son lieu de chasse. Proscrit par les gestionnaires de territoires où il demeure possible de chasser le lapin avec de petits chiens spécialisés afin d’éviter de vider les garennes de leur capital de géniteurs, le furet se révèle encore irremplaçable pour les opérations de délocalisation de lapins, indésirables dans certains lieux et recherchés dans d’autres. Pour autant, les reprises à des fins de repeuplement sont également soumises à diverses autorisations de capture, de transport et de réintroduction. Il est nécessaire de les demander auprès de la DDT des territoires concernés.
“ Sans instinct prédateur, il ne délogera jamais le moindre lapin de ses pénates.”

Les bons choix de son furet

 - En matière de choix et d’éducation, chaque propriétaire de furets ou presque possède ses propres astuces, plus ou moins avérées et vérifiables. Il va toutefois de soi que pour une utilisation à des fins cynégétiques, l’animal doit avoir des « origines chasse ». Un bon gros furet acheté dans une animalerie n’a guère de chance de se révéler performant dans les galeries d’une garenne. Sans instinct prédateur, il ne délogera jamais le moindre lapin de ses pénates. De plus, les tarifs appliqués en animalerie sont sans comparaison avec ce que vous demandera un utilisateur qui fait une portée pour entretenir sa petite meute. Lors d’une acquisition, la préférence pour un mâle ou une femelle peut s’exprimer chez l’acheteur d’un ou deux sujets seulement, car tous les possesseurs expérimentés de nombreux furets, à de rares exceptions près, reconnaissent une certaine équivalence dans les mérites des deux sexes.

 

 - Mieux vaut toutefois savoir que les possibilités de mélanger mâles et femelles lors d’un furetage sont limitées. La période de rut commence en effet dès janvier pour les mâles, un peu plus tard pour les femelles, et dure jusqu’à la fin de l’été, sans interruption chez les mâles et chez un tiers des femelles, ce dont il faut impérativement tenir compte. La robe d’un furet n’a guère plus d’importance sur le plan de l’efficacité. Le furet blanc à yeux rouges, albinos, et celui à robe pu toisée, c’est-à-dire brun cendré avec différentes nuances plus ou moins proches de celles du putois, sont les plus recherchés pour la chasse ou les furetages de reprise, parce qu’ils sont souvent de bonnes souches de travail. Un pelage clair demeure parfois plus facile à distinguer dans un milieu buissonnant. Il n’y a pas davantage de règles concernant le nombre de furets à employer. Un ou deux sujets performants peuvent faire l’affaire, quatre ou cinq mettront plus de pression pour faire gicler les lapins aux gueules des terriers.

“ La règle est de le manipuler et de lui parler. ”

De son quotidien dépend son caractère

 - Le logement d’un furet ne pose pas de problèmes particuliers. On peut le conserver dans une caisse en bois grillagée sur une face. Le furet aime le bois et ne ronge pas sa cage ! Il faut toutefois veiller à le placer dans un endroit à la fois sombre et aéré, mais sans courant d’air. Si son maître s’en occupe correctement, l’animal est propre et sans odeur nauséabonde. À l’image de ses congénères sauvages, il fait généralement ses besoins au même endroit, dans son pot rempli de litière à chat par exemple. Il doit être convenablement nourri tous les jours, si possible à heure fixe. Par manque de connaissances, son alimentation a longtemps été composée de pain trempé dans de l’eau, puis essoré pour diminuer la teneur en sel, auquel on ajoutait du lait et un œuf plusieurs fois par semaine. Or, faut-il le rappeler, le lait provoque souvent des problèmes digestifs chez un animal adulte, ce qui rendait certains furets agressifs lorsqu’on les saisissait au ventre. À présent, grâce à son statut de NAC, on peut se procurer facilement un aliment spécifique de qualité dans les rayons de certains commerces. Une vieille croyance qui a la vie dure voudrait qu’il faille priver un furet de nourriture la veille d’un furetage, sous prétexte de lui donner plus de « mordant ». C’est une grave erreur. Affaibli, le petit animal peut faire une hypoglycémie au terme d’une action musclée, ce qui lui vaut la réputation de saigner le lapin et de « coller » sur sa proie, ce qui est faux, puisque cela n’arrive jamais si l’on prend la précaution de lui donner un petit casse-croûte quelques heures avant le furetage. De même durant une pause entre deux interventions au terrier, il faut penser à l’abreuver.

 

 - Enfin, pour se procurer un bon furet, si l’on débute, mieux vaut acheter un animal subadulte, donc en âge de partir à la chasse. Cela évite en outre les erreurs d’éducation. Un furet docile coûte en moyenne de 30 à 50 euros, selon ses mérites propres. Au siècle dernier, les revues comme le Chasseur français regorgeaient de petites annonces. À présent, la meilleure piste est le bouche-à-oreille dans le sérail des amateurs de chasse au lapin. Si l’on préfère l’éduquer soi-même et le choisir dans une portée, il faut laisser parler son cœur. Tout dépend ensuite de votre relation avec votre nouveau partenaire, la règle élémentaire étant de beaucoup s’en occuper, de le manipuler et de lui parler. C’est à ce prix qu’il vous procurera de belles poussées d’adrénaline au parfum sauvage.

Claude Rossignol / La Revue nationale de la chasse / n° 0879  


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