Beepers et colliers de dressage à la chasse :
nouvelles avancées
Quelles sont les dernières modifications réglementaires régissant l’emploi des beepers et colliers de dressage à la chasse ? Notre expert vous dit tout.
- Parmi les dernières modifications réglementaires cynégétiques et cynophiles relatives aux moyens d'assistance électronique autorisés, datant de juillet 2025, un élargissement du champ d'application des dispositifs de repérage des chiens est intervenu en matière de chasse.
- L'occasion pour nous de revenir sur ces nouveautés concernant nos précieux auxiliaires de chasse afin de connaître ce qu'il est désormais possible de faire en la matière.
Si avant le 3 août 2025, l'usage des appareils de repérage qui marquent l'arrêt n'était possible, pendant l'action de chasse, que pour la seule bécasse des bois, cette dernière mention a été supprimée à l'article 7 de l'arrêté du 1er août 1986, autorisant ainsi désormais l'usage du « beeper » pour toutes les chasses.
Beepers à la chasse : autorisés à toutes les chasses
Le repérage des chiens avec des moyens électroniques autorisé à toute les chasses.
- Cette généralisation de l'utilisation de dispositifs de repérage justifiée à plusieurs égards.
- Notamment au regard de la finalité du dispositif puisque le « beeper » (ou sonnaillon électronique) avertit le conducteur lorsque le chien marque l'arrêt.
- Sans géolocaliser l'animal.
- Et au regard de l'impact relatif sur le gibier puisque les oiseaux détectent a priori rapidement la présence d'un chien, qu'il soit équipé ou non, en réalité, d'un objet traditionnel ou électronique.
- Cette libéralisation a été motivée également, d'une part, par les limites des dispositifs traditionnels.
- Puisque effectivement les grelots, sonnaillons ou clochettes ne sont pas toujours audibles dans certaines conditions météorologiques ou environnementales.
- D'autre part, les chiens d'arrêt, souvent de races anglaises (pointers ou setters), chassent à grande distance (parfois à plus de 100 m).
- Compliquant leur repérage dans les milieux boisés.
- De plus, le relief, la hauteur des cultures ou le maillage des haies dans les plaines ouvertes ou semi-ouvertes rendent également difficile la visibilité du chien.
- En d'autres termes, et malgré parfois d'éventuelles dérives sur des « ratissages » menés à plusieurs chiens dotés de ces colliers de repérage pour chasser, les chasseurs peuvent désormais utiliser le sonnaillon électronique.
- Emettant une sonnerie lorsque le chien est à l'arrêt.
- Et ce à la chasse de toutes les espèces de petit gibier, outre celle à forte valeur patrimoniale et de prédilection que constitue la bécasse des bois, comme le faisan ou la perdrix.

© Dominique Gest
Colliers de dressage étrangleurs et à électrostimulation interdits pour le pro
- L'été 2025 également marqué par une réforme réglementaire touchant principalement les professionnels canins.
- En effet, l'arrêté du 19 juin 2025 vient encadrer les règles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les activités liées aux animaux de compagnie d'espèces domestiques :
- gestion d'une fourrière, d'un refuge ou d'une association sans refuge,
- élevage de chiens ou de chats,
- exercice à titre commercial des activités de garde, de transit,
- éducation et dressage de chiens ou de chats,
- et exercice à titre commercial des activités de vente et de présentation au public des animaux de compagnie d'espèces domestiques.
- Parmi les nombreuses dispositions, est notamment précisé dans l'article 14 : « L'utilisation et l'enseignement de méthodes et outils de nature à infliger aux animaux des blessures, des souffrances, de la douleur, du stress ou de la peur (sont interdits), dont notamment tout dispositif piquant, électrique ou étrangleur sans boucle d'arrêt à l'exception de la perche de capture lorsque son utilisation est nécessaire pour assurer la sécurité des personnes ou des animaux. »
© Isabelle Leca
- Ainsi, pour les seuls professionnels listés dans cet arrêté qui n'englobe par les particuliers, l'usage des colliers de dressage étrangleurs ou à électrostimulation est désormais proscrit pour les chiens.
- À ce jour, cette interdiction ne touche juridiquement pas encore tous les particuliers détenteurs de chiens.
- Même si certaines propositions de loi envisagent de généraliser cette interdiction à l'ensemble des propriétaires de chiens.
Colliers étrangleurs et électriques : attention la loi pas encore « fixée »
- En effet, l'une d'elles visant à interdire la maltraitance sur chiens et chats par l'utilisation de colliers étrangleurs et électriques, déposée en novembre 2022 et actuellement toujours pendante au Sénat, conduit à prévoir une modification du Code rural et de la pêche maritime.
- Et ce en le complétant avec un article interdisant « l'utilisation sur les chiens et les chats de tout dispositif à décharge électrique, étrangleur sans boucle d'arrêt ou dont les pointes sont tournées vers le corps de l'animal » et « l'acquisition et la cession, y compris en ligne, à titre onéreux ou gratuit, ainsi que la publicité et les petites annonces portant sur tout dispositif à décharge électrique, étrangleur sans boucle d'arrêt ou dont les pointes sont tournées vers le corps de l'animal ».
- Bien que cette mesure ne soit, dès lors, pas applicable pour le moment, force est de constater que certains fabricants ont d'ores et déjà anticipé les nouvelles orientations.
- Ces mesures ne concerneraient pas les services et unités des armées utilisateurs de chiens ni les opérations de capture d'animaux dangereux et errants.
© Shutterstock
La localisation des chiens uniquement après l’action de chasse dans le seul but sécuritaire
- Ces dernières avancées réglementaires n'ont cependant pas libéralisé le seul autre usage autorisé des dispositifs de localisation des chiens pour la chasse et la destruction des animaux susceptibles d'occasionner des dégâts, qui est encadré strictement :
« - Uniquement après l'action de chasse ; - dans le seul but de rechercher les chiens ou d'assurer leur sécurité et de prévenir des collisions lors de l'action de chasse à tir. Sauf prescriptions particulières contraires dans le schéma départemental de gestion cynégétique (SDGC). La récupération des chiens se fait dans le respect des règles de sécurité. »
- Il importe donc de bien dissocier chacune des fonctions de repérage durant chaque étape de la chasse et selon les conditions fixées dans chacun des épartements par les fédérations de chasseurs ou même au sein des règlements intérieurs de certaines associations.
© DR
Beepers et colliers de dressage à la chasse : si vous êtes en infraction
- L'utilisation singulière de chacune des fonctions doit être employée de manière alternative et successive selon que l'on se trouve en action de chasse.
- Notamment pour le repérage des chiens.
- Ou en localisation après l'action de chasse à des fins sécuritaires.
- Sans un usage pour aller au-devant du gibier.
- Dans ce dernier cas, cela pourrait caractériser une utilisation prohibée d'un moyen électronique aux fonctions autorisées séparément (article R428-8 du Code de l'environnement).
- Et serait puni de l'amende prévue pour une contravention de la 5 classe (soit 1 500 € au maximum).
- À noter que la proposition de loi interdisant l'utilisation des colliers étrangleurs et électriques stipule que. :
« tout manquement soit sanctionné d'une amende administrative de 750 € pour une personne physique.
- Montant porté à 3 750 € en cas de récidive.
- Ainsi que lorsque le manquement est le fait d'une personne morale.
- Ou lorsqu'il est commis dans le cadre d'une activité exercée à titre professionnel de dressage ou d'éducation des animaux concernés ».
Pour en savoir plus
- Arrêté ministériel du 1 août 1986 relatif à divers procédés de chasse, de destruction des animaux nuisibles et à la reprise du gibier vivant dans un but de repeuplement.
Par Dr Philippe Landelle, expert juridique
Pour lechasseurfrancais.com
Tarn - 81
Une truffe géante :
le diamant noir du Tarn fait rêver chasseurs et gastronomes
En cette conclusion des fêtes de fin d’année, certaines découvertes prennent une dimension presque magique.
- Celle réalisée par Gérard Augustin, membre du syndicat des trufficulteurs du Tarn, en fait incontestablement partie.
- En cette fin d’après-midi, vers 16h30, l’heure idéale où les odeurs remontent le mieux, selon lui, son chien marque avec insistance.
- Plus une truffe est odorante, plus le chien gratte, dit-on.
- Après avoir retiré quelques centimètres de terre, apparaît la petite bosse noire tant espérée.
Mais cette fois, ce n’est pas une truffe ordinaire comme le mentionnent nos confrères de la Dépêche dans cette vidéo.
Une découverte exceptionnelle au cœur d’une jeune truffière tarnaise
- Extraite d’une truffière âgée de seulement sept ans, la trouvaille est hors norme.
- Pesée juste après sa sortie de terre, elle affiche près de 850 grammes.
- Une fois nettoyée, elle se stabilise autour de 768 grammes, un poids exceptionnel pour une truffe noire du Périgord (Tuber melanosporum).
- « C’est peut-être la truffe d’une vie », confie le trufficulteur, encore surpris par l’ampleur de sa découverte.
Une truffe mature, rare et convoitée, mais pas sans défis
- Comme le veut la tradition, la truffe est contrôlée au canif, noire, veinée de blanc, le signe d’une maturité idéale en milieu de saison.
- Le verdict est sans appel, la truffe est saine, mature et parfaitement consommable.
- Elle est destinée au marché de Lalbenque, haut lieu du commerce truffier, dans le lot, où restaurateurs et amateurs éclairés pourraient se laisser tenter.
- Paradoxalement, une truffe de cette taille n’est pas toujours la plus facile à vendre.
- Les professionnels privilégient généralement des pièces de 80 à 100 grammes, plus simples à travailler en cuisine.
- Mais une truffe géante ouvre d’autres perspectives, un beurre truffé par exemple, préparations festives, ou recettes d’exception où le diamant noir devient la vedette absolue.
Quand la truffe sublime les grandes recettes de gibier des fêtes
- En période de fêtes, cette découverte fait rêver bien au-delà du cercle des trufficulteurs.
- Elle évoque immédiatement les grandes pages de la gastronomie cynégétique.
- Comment ne pas penser au lièvre à la royale, monument de la cuisine de chasse, où la truffe apporte profondeur, élégance et longueur en bouche ?
- Une seule truffe de cette taille pourrait suffire à sublimer plusieurs préparations de ce plat mythique.
- D’autres recettes régionales font également la part belle à la truffe, le chevreuil rôti truffé dans le Sud-Ouest, le chapon farci au gibier et à la truffe dans certaines traditions familiales, ou encore les pâtés de sanglier truffés que l’on retrouve sur les tables de fête. Sans oublier la simplicité absolue du beurre truffé, alliance parfaite entre terroir et convivialité, à déguster sur un toast encore tiède.
- Cette truffe géante du Tarn n’est donc pas qu’une curiosité agricole.
- Elle incarne l’excellence du terroir français, le lien entre chasse, gastronomie et traditions de fin d’année.
- Une découverte rare, presque symbolique, qui rappelle que la nature réserve parfois des cadeaux dignes des plus belles tables de fête.
Par Arnaud Valmont
Pour chassons.com
Haute-Loire - 43
Ce lundi 29 décembre, un chasseur de Haute-Loire a bien cru perdre son compagnon à quatre pattes. Coincé dans un terrier de renard, le chien a finalement été extrait indemne grâce à l’intervention des pompiers et d’une mini-pelle. Une issue heureuse qui intervient après des heures d’inquiétude.
Un chien englouti sous plusieurs mètres de terre.
- C’est aux alentours de 9h30 durant une journée de chasse sur les terres de la commune de Saint-Jean-Lachalm en Haute-Loire, que le drame se noue en quelques secondes.
- Alors qu’un chasseur arpente une zone forestière avec son chien, l’animal flaire visiblement une piste et s’engouffre dans un trou de renard.
- Le temps passe et malgré les efforts du chasseur pour localiser et faire revenir son chien, ce dernier semble ne pas pouvoir revenir.
- Le chien était donc prisonnier sous plusieurs mètres de terre, dans un secteur escarpé où son maître ne peut strictement rien faire seul.
- C’est assurément une situation catastrophique pour tout propriétaire de chien de chasse.
- Imaginez, entendre son compagnon quelque part sous ses pieds, sans pouvoir l’atteindre.
- Il n’y avait donc pas d’autre solution que d’appeler les secours.
Caméra, mini-pelle et deux heures d’efforts pour l’extraire.
- Rapidement, les sapeurs-pompiers de l’USAR (Unité de sauvetage, appui et recherche), habituée aux interventions de ce genre, débarque sur place.
- Comme souvent, les sapeurs-pompiers utilisent d’abord une caméra de recherche pour localiser précisément le chien sous terre.
- Une fois repéré, une mini-pelle venue sur place grâce au propriétaire a pu faire le travail pour dégager la terre afin d’accéder au chien.
- Deux heures de travaux plus tard et après de lourds efforts, le chien a pu ressortir indemne de son piège et être rendu à son propriétaire qui, on l’imagine a été plus que soulagé de retrouver son compagnon sain et sauf.
*Image SDIS Haute-Loire.
Par Nicolas Liégeois
Pour chassepassion.net
Le sanglier de VENCE







