RecFishing : c’est parti, l’application est disponible
https://www.lechasseurfrancais.com/auteur/ileca
Repoussée il y a un mois pour raisons techniques, l’application RecFishing est disponible, une application obligatoire pour déclarer ses pêches en mer.
- Le bug technique n’aura duré qu’un mois.
- L’application RecFishing est disponible.
- Les pêcheurs qui espéraient un sursis plus long sont déçus.
- Certains même en colère.
- Ils doivent en effet à partir de ce jour déclarer obligatoirement leurs prises.
RecFishing : pourquoi cette obligation pour la pêche de loisirs en mer
- Environ 2,5 millions de personnes en France pratiquent la pêche de loisir.
- Une activité particulièrement prisée notamment durant les vacances.
- « Mais qui n’est pas sans impact sur les milieux littoraux et aquatiques », précise le ministère chargé de la mer et de la pêche.
- « Pour protéger la biodiversité et préserver la ressource halieutique, des règles s’appliquent déjà pour les pêcheurs de loisir. Comme c’est le cas pour les pêcheurs professionnels dans le cadre européen de la Politique commune de la pêche. Mesures sur les techniques de pêche, taille de capture et période de pêche. Ainsi, les pêcheurs doivent respecter des tailles minimales pour leurs captures. Ne pas utiliser certaines techniques de pêche. Et respecter les zones et les périodes ouvertes à la pêche. À partir du 10 janvier 2026 ( enfin du 12 février avec le report), des obligations européennes rentreront en vigueur pour garantir une meilleure connaissance de la population des pêcheurs de loisir et de leur capture sur les espèces dites « sensibles ».
« Comme les chasseurs ou les pêcheurs professionnels, chaque pêcheur de loisir contribue à la gestion durable des ressources marines. La préservation des espèces et des écosystèmes dépend de nos comportements individuels et collectifs » - ministère chargé de la mer et de la pêche.

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Comment marche l’application RecFishing ?
- L’application est téléchargeable sur GooglePlay et App Store.
- Une fois ouverte l’application vous demande de vous connecter avec votre compte EU login.
- Donc il vous faut avant tout ouvrir un compte sur le portail EU Login sur votre PC fixe, votre téléphone ou une tablette.
- Tout au long des démarches, pensez bien à choisir la bonne langue, au risque de vous retrouver avec une application en Anglais ( ou autre).
- Il ne vous reste plus qu’à vous connecter à votre compte avec votre code PIN à 4 chiffres. Ou utiliser l'emprunte biométrique.
- Bon on le reconnait cette 1ere étape ne sera peut-être pas aussi facile pour tout le monde …
- Une fois la connexion faite, vous êtes enregistré.
- Un enregistrement valable 12 mois qui sera confirmé par mail.
Pour déclarer une capture d’une espèce « sensibles soumises à mesures de gestion » : la déclaration de prise doit être faite le jour même de la capture.
- Pendant ou après la sortie, jusqu'à minuit.
- Ca c’est sur le papier, pardon sur le site du ministère.
- Mais nos confrères de Pêche.com précisent : « Sur le règlement c'est indiqué ainsi. Mais sur l'application, il faut démarrer une session de pêche avec un timer mesurant la durée de la pêche. Il semble donc que l'application soit développée avant tout pour démarrer le timer en tout début de partie de pêche. Si vous oubliez, il est possible de démarrer la session au retour de pêche en sélectionnant l'heure de démarrage de la pêche ».

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Quelles sont les espèces dites « sensibles » soumises à déclaration ?
- Lieu jaune (Pollachius pollachius). zone CIEM 7 (Manche – Mer du Nord) et 8 (Golfe de Gascogne) ;
- Bar (Dicentrarchus labrax). zone CIEM 7 (Manche – Mer du Nord) et 8 (Golfe de Gascogne) ;
- Thon rouge (Thunnus thynnus). Atlantique à l'est de la longitude 45° Ouest (Golfe de Gascogne), Manche – Mer du Nord et mer Méditerranée ;
- Dorade rose (Pagellus bogaraveo). zone CIEM 7 (Manche – Mer du Nord) et 8 (Golfe de Gascogne) et en mer Méditerranée ;
- et Dorade coryphène (Coryphaena hippurus). en mer Méditerranée.
Façade atlantique ou méditerranée : quelles différences ?
- Tous les pêcheurs de loisir de 16 ans et plus, devront déclarer de manière journalière via l’application européenne RecFishing, les captures des espèces « sensibles », soumises à des mesures de gestion.
- En mer Méditerranée, lorsqu’une obligation existe déjà notamment dans les parcs marins, aucune double déclaration sur RecFishing n’est requise.
- Catchmachine restera la seule application requise.
- En dehors des parcs marins, RecFishing sera la seule application disponible.
- En dehors des parcs marins, il sera possible d'utiliser au choix RecFishing ou Catchmachine.
Que risquez vous si vous ne vous servez pas de l’application RecFishing ?
- Dans un 1er temps le ministère parle pour 2026 d’une priorité à l’accompagnement et à l’explication pour que chacun puisse s’approprier ces télédéclarations.
- Cependant, si un pêcheur ne respecte pas les règles de la pêche de loisir, comme les déclarations d’activité et de capture d'espèces sensibles, il risque des sanctions notamment en cas de récidive.
- Les manquements aux obligations déclaratives sont sanctionnés d’une amende conformément à l’article L. 946-1 du Code rural et de la pêche maritime. Chaque infraction peut être punie séparément, donc plusieurs oublis ou fautes peuvent entraîner plusieurs amendes.
Pour lechasseurfrancais.com
Un élevage de sangliers touché par Aujeszky en Haute Marne
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Après l’Allier et le Cher, c’est au tour de la Haute Marne de voir une détection de maladie d’Aujeszky dans une élevage de sangliers.
- La préfecture de haute Marne a confirmé hier la présence de la maladie d’Aujeszky du côté de Vaudrémont.
Restrictions sur les mouvements porcins après la détection d’Aujeszky dans un élevage de sanglier
- Des doutes planaient depuis quelques jours.
- Des doutes confirmés hier par la préfecture.
- Un foyer de maladie d’Aujeszky détecté dans un élevage de sangliers, du côté de Vaudrémont.
- La préfecture a donc immédiatement pris un arrêté hier interdisant « jusqu’à nouvel ordre » tout mouvement de porcins (porcs et sangliers).
- Que ce soit en provenance de la Haute-Marne vers des élevages, des parcs en dehors du département. Ou encore vers des enclos de chasse.
- Pour rappel, la maladie d’Aujeszky est une maladie virale hautement contagieuse qui touche les suidés domestiques et sauvages (porcs et sangliers).
- Elle peut également atteindre accidentellement les carnivores, notamment les chiens de chasse, mais n’est pas transmissible à l’être humain.
- Les symptômes sur les animaux peuvent évoquer la rage : salivation abondante, grattages frénétiques, troubles nerveux, avec une évolution généralement mortelle en moins de 48 heures.
- ? Pour prévenir la propagation de la maladie d’Aujeszky et protéger les élevages, la faune sauvage et les animaux de compagnie, la préfète de la Haute-Marne appelle éleveurs, chasseurs et détenteurs d’animaux à la plus grande vigilance et à signaler sans délai toute suspicion à leur vétérinaire.
Des précédents dans l’Allier et le Cher
- Fin 2025 détection d'un 1er foyer de la maladie d’Aujeszky dans un élevage de sanglier du Cher.
- La décision sans appel : les animaux doivent être abattus.
« À la suite de la confirmation d’un foyer de maladie d’Aujeszky dans un élevage de sangliers, une opération sanitaire a été conduite le jeudi 8 janvier 2026 dans une exploitation de 62 animaux sur le territoire des communes de Sancoins et de Vereaux » - communiqué de la préfecture du Cher
- A la même période un autre foyer détecté dans le département voisin de l’Allier.
- Là encore il s’agit d’un élevage de sangliers.
- Celui du père de Jean-Yves, l’éleveur déjà touché dans le Cher. Là encore : 160 sangliers abattus.
- Jean Yves s’occupe justement de l’élevage de son père. Il témoigne à France 3 :
« Dans le cadre justement du contrôle annuel de prophylaxie, pour faciliter les choses, j'avais ramené des animaux dans un local à côté de chez mes parents. Ne sachant pas que certains étaient infectés. Je me suis servi de matériel qu'on utilise en commun, cage et remorque. Un sanglier de mon père s'est ensuite révélé positif, la sanction est la même … Mon père est à l'origine du premier parc d'élevage de sangliers en France. Travaillant à l’époque avec les ministères à la mise en place de la réglementation sur l'élevage de gibier. Et il a fait un gros travail de sélection sur des décennies pour obtenir des animaux de grande qualité. En arriver là aujourd'hui. Devoir subir cet abattage. C'est évidemment très dur à encaisser. »
Par Isabelle Leca
Pour lechasseurfrancais.com
Oise - 60 Oise : chasseurs écartés, louvetiers mobilisés, fin de saison de chasse chaotique !
Alors que la chasse du sanglier reste légalement ouverte dans l’Oise jusqu’au 31 mars, un arrêté préfectoral ordonnant aux lieutenants de louveterie de procéder à la destruction des animaux « par tout temps et tout moyen » a mis le feu aux poudres, mêlant colère des territoires et fracture cynégétique. La Fédération des chasseurs de l’Oise (FDC 60) s’est officiellement désolidarisée de cette décision, estimant que la régulation doit d’abord reposer sur les chasseurs, déjà fortement mobilisés sur le terrain.
Incompréhension, colère et sentiment de mise à l’écart.
- Sur les réseaux sociaux, les réactions se multiplient :
- « Ils sont en train de tuer notre chasse », « Inadmissible en pleine période de chasse », « On nous empêche de gérer et derrière c’est open bar pour la louveterie », « Pourquoi passer outre les chasseurs ? »
- Au-delà de l’émotion, c’est une question de fond qui se pose : peut-on contourner les sociétés de chasse locales alors qu’elles assurent toute l’année la gestion des populations et financent les dégâts agricoles ?
- Dans un contexte national de réforme du statut des lieutenants de louveterie et de pression croissante sur le grand gibier, l’épisode isarien révèle une fracture inquiétante au sein même du monde cynégétique.
Les chasseurs, premiers régulateurs… et premiers financeurs
- Sur le terrain, la régulation du sanglier repose d’abord sur les chasseurs.
- Battues hebdomadaires, affûts, agrainage dissuasif, plans de chasse, indemnisations des dégâts agricoles, ce sont les sociétés locales qui assument l’essentiel du travail… et des coûts.
- Beaucoup rappellent une réalité simple et implacable, la chasse est déjà ouverte, donc la régulation est déjà en cours.
- D’où l’incompréhension face à une intervention administrative parallèle.
- Plusieurs présidents de territoires dénoncent d’ailleurs une logique contre-productive avec une pression supplémentaire inutile qui entraine la démobilisation des bénévoles, le risque de baisse des validations de permis et un sentiment de dépossession.
- Comme le résume un chasseur : « On paye des cotisations à fond et après ça vient tirer dans notre dos. »
- Si l’État souhaite réduire les populations, pourquoi ne pas renforcer les moyens des chasseurs plutôt que les court-circuiter ?
Louvetiers : complément nécessaire ou concurrence mal vécue ?
- Historiquement, les lieutenants de louveterie interviennent en complément, lorsque la chasse ne suffit plus ou sur des zones non chassées, des secteurs urbains, ou alors des zones où les dégâts persistent hors saison. - Leur rôle est encadré directement par le préfet, dans une logique d’appui technique.
- Mais dans l’Oise, beaucoup estiment que la logique s’inverse et que l’exception deviendrait la règle.
- Certains commentaires traduisent un profond malaise par rapport à des tirs dans des secteurs peu touchés, des carcasses laissées sur place, une impression de « destruction » plutôt que de « gestion ».
- Ces critiques certainement parfois excessives, montrent surtout une perte de confiance entre deux entités qui ne se comprennent plus.
- Or, opposer chasseurs et louvetiers n’a aucun sens, historiquement, ce sont souvent les mêmes profils, issus du monde cynégétique.
- La question n’est donc pas qui régule, mais comment et en concertation avec qui.
- Sans coordination locale, la louveterie peut être perçue comme une force extérieure, imposée d’en haut.
Sans concertation, pas de gestion durable du sanglier
- La situation de l’Oise illustre un risque plus large d’une gestion technocratique déconnectée du terrain.
- La régulation efficace du sanglier reposera toujours sur trois piliers indissociables, les chasseurs avec une présence permanente et une connaissance fine des territoires, la Fédération pour sa coordination et son suivi technique et l’État/louveterie qui peuvent assurer une intervention ciblée mais en dernier recours.
- Si l’un de ces maillons agit seul, l’équilibre se rompt et plusieurs chasseurs alertent déjà :
- « Encore quelques années et fini la chasse » ou « Beaucoup ne reprendront pas le permis »…
- Démobiliser les acteurs bénévoles serait un contre-sens total, au moment où l’État a précisément besoin d’eux pour contenir les populations et limiter les dégâts.
- La réforme en cours du statut des lieutenants de louveterie devrait justement clarifier leur place par un soutien opérationnel, mais pas de substitution aux chasseurs.
Retrouver le dialogue avant la fracture
- L’épisode isarien doit servir d’électrochoc, car au fond, tout le monde poursuit le même objectif de moins de dégâts, moins d’accidents, des populations maîtrisées.
- Mais cela ne peut fonctionner que main dans la main.
- Écarter les chasseurs en pleine saison revient à affaiblir ceux qui assurent déjà 90 % du travail.
- À l’heure où la ruralité se sent souvent incomprise, la concertation locale n’est pas une option elle est une nécessité, faute de quoi, la régulation du sanglier pourrait bien devenir… le premier facteur de division du monde cynégétique lui-même.
Pour chassons.com







