Les plantes à l’origine d’intoxications fréquentes ou graves
https://www.lechasseurfrancais.com/auteur/ileca
Qu’elles soient sauvages ou cultivées, les plantes sont à l’origine de plus de 2 300 intoxications par an.
- Un arrêté du ministère de la santé de 2020 répertorie les plantes ornementales proposées dans le commerce mais pouvant provoquer des intoxications graves.
- Une étude des intoxications accidentelles par des plantes enregistrées par les Centres antipoison ( CAP) a permis d’identifier six nouvelles plantes à inscrire dans l’arrêté et de répertorier les plantes sauvages ou cultivées à l’origine des intoxications les plus fréquentes ou les plus graves.
Des intoxications dues aux plantes sauvages et celles des parcs et jardins
- De 2012 à 2021, les CAP ont été appelés pour 23 906 intoxications par des plantes.
- Des plantes d’ornement des parcs et jardins (arums ornementaux, laurier rose, narcisse, cotoneaster…) étaient le plus souvent en cause (40 %).
- Suivies par des plantes sauvages (arums sauvages, euphorbes, berces, sureaux… - 31 %).
- Des plantes alimentaires (plants de poivrons et piments, courges, figuiers… - 13 %). Et des plantes d’appartement (alocasia, ficus, spathiphyllum… - 12 %).
- La plante n’était pas identifiée dans 4 % des cas restants.
- Ces intoxications impliquaient autant d’hommes que de femmes.
- Près de la moitié des personnes intoxiquées étaient des enfants de moins de 6 ans ayant ingéré la plante toxique.
- Cette voie d’exposition étant aussi la plus fréquente au-delà de six ans. Bien avant les contacts cutanés ou oculaires.
- La moitié des intoxications (52 %) survenues entre mai et août, avec un pic en juillet.
- La très grande majorité des appels concernait des intoxications bénignes.En particulier chez les enfants.
- Seules 2,5 % des intoxications comportant des symptômes prononcés ou prolongés . Dont 0,1 % menaçaient le pronostic vital voire avaient conduit au décès.
- Les intoxications étant plus sévères avec des plantes sauvages (4,3 %) que d’appartement (0,6 %). Et quand les yeux avaient été en contact avec la plante ou la sève.

© Shutterstock
- Toutes catégories de plantes confondues, les arums sont les plus fréquemment à l’origine d’intoxications
Quelles plantes sont à l’origine des intoxications ?
- Toutes catégories de plantes confondues, les arums sont les plus fréquemment à l’origine d’intoxications (22 %).
- Viennent ensuite les euphorbes, poivrons et piments, laurier rose, narcisses et jonquilles.
- Les euphorbes, 2° cause d’intoxications, mais ces plus graves que les intoxications aux arums : 4,2 % de gravité moyenne à forte.
- Parmi les 42 intoxications de gravité forte de l’étude, dont sept décès, le datura et le colchique étaient les plus fréquemment incriminées (15 % des cas pour chacune de ces plantes).
- En troisième position venait la digitale (12 %), puis le vérâtre blanc (9 %), l’aconit (5 %) et l’œnanthe safranée (5 %).
© ANSES
© Shutterstock
Le pavot somnifère ou pavot à opium, appelé également « pavot des jardins »
Les 6 plantes à ajouter à l’arrêté des plantes toxiques commercialisées :
- Les données des Centres antipoison montrent que les coloquintes, ou courges ornementales, devaient être ajoutées à l’arrêté du 4 septembre 2020.
- Les autres plantes à l’origine d’intoxications graves étaient déjà inscrites dans l’arrêté ou concernaient des plantes hors de son périmètre, telles que des plantes alimentaires ou médicinales.
- La recherche bibliographique menée sur 28 autres espèces végétales a par ailleurs identifié cinq autres plantes commercialisées en France et pouvant provoquer des intoxications graves chez l’espèce humaine.
- Ainsi, l’Anses recommande d’actualiser l’arrêté du 4 septembre 2020 en ajoutant six plantes :
- coloquintes,
- pavot somnifère,
- scille maritime,
- jéquirity,
- jusquiame noire
- corroyère à feuilles de myrte.
Source : ANSES
Par Isabelle Leca
Pour lechasseurfrancais.com
L’épidémie de botulisme touche de nouveaux secteurs
© Shutterstock - Source : lechasseurfrancais.com Après les marais de Brière et le Lac de Grand-Lieu, des cas de botulisme aviaire ont éclaté à St Nazaire et Séclin ( Nord).
- Les conditions météorologiques très chaudes, couplées à la baisse des niveaux d’eau, ont déclenchés des épidémies de botulisme.
- Derniers cas à St Nazaire et Séclin.
Botulisme aviaire dans le canal de Séclin ( Nord)
- Depuis mi-août, plusieurs canards sauvages ont été retrouvés morts sur le Canal de Seclin.
- Ce sont des promeneurs qui les premiers font les macabres découvertes.
- 4-5 canards le 1er jour, puis une dizaine les jours suivants. Des analyses confirment des cas de botulisme aviaire.
- La ville de Séclin dans un communiqué rassure la population.
« Le botulisme aviaire peut provoquer une forte mortalité chez les oiseaux aquatiques. Chez l'homme, le botulisme demeure une maladie essentiellement d’origine alimentaire qui reste rare. Par précaution, nous vous recommandons de ne pas manipuler les oiseaux morts ou malades et de tenir les chiens éloignés des berges du canal. La Métropole Européenne de Lille, en charge de l'entretien du canal de Seclin, recherche actuellement une solution pour le ramassage des animaux morts et le suivi sanitaire, en lien avec les services municipaux. Pour information : le botulisme aviaire est la première cause de mortalité chez les oiseaux d’eau. Les fortes chaleurs et la hausse de la température de l’eau favorisent malheureusement son apparition ».
St Nazaire : plusieurs cas de botulisme depuis fin juin
- Ce sont au total environ 25 oiseaux d’eau qui sont morts de cette maladie dans plusieurs plan d’eau de la ville. - La Ville de Saint-Nazaire met en place un protocole strict de surveillance et de collecte des cadavres d’oiseaux jusqu’à la fin de l’épidémie.
- Inspection hebdomadaire des berges.
- Mobilisation des services de la ville pour garantir une couverture complète du territoire.
- Signalement systématique des oiseaux morts ou présentant des signes suspects.
- Collecte sécurisée des cadavres, stockés pour équarrissage.
- Ou encore capture des oiseaux malades pour prise en charge vétérinaire.
- Des panneaux informent les promeneurs de ne pas toucher aux oiseaux morts et de prévenir les services de la ville.
Moins de cas dans le marais de Brière, mais les chasseurs appelés à la vigilance
- Avec les températures très élevées de mi-août beaucoup craignaient une reprise de l’épidémie sur le marais de Brière.
- Il semble que néanmoins que l’épidémie se soit fortement calmée.
- Il n’en demeure pas moins que la FDC 44 appelle les chasseurs à la prudence.
- La découverte de 2 ragondins morts de cette maladie montre que cette maladie ne touche pas que les oiseaux.
- Les chasseurs doivent faire preuve de vigilance pour éviter que les chiens ne mangent un oiseau contaminé. - Ou encore les déjections d’un ragondin.
Par Isabelle Leca
Pour lechasseurfrancais.com
Finistère : la vénerie séduit le grand public à Lannéanou
Début août, la petite commune de Lannéanou (Finistère) a vibré au rythme des sonneries et des aboiements. À l’initiative de Julien Guéguen, passionné de chasse à courre et président de l’association communale de chasse, une journée portes ouvertes a permis à un public nombreux et varié de découvrir l’univers fascinant de la vénerie.
Une tradition transmise de génération en génération
- Julien Guéguen n’a pas découvert la chasse à courre par hasard.
- Initié il y a plusieurs années par Claude Fromont, maître veneur de Pléneuf-Val-André (Côtes-d’Armor), il a repris, après le décès de son mentor, l’équipage des Bords de Nantois dont la meute de Harriers chasse dans la voie du renard.
- Une douzaine d’années plus tard, sa passion est intacte, et ses chiens disposent d’un chenil agréé avec un vaste espace d’exercice. « C’est lui qui m’a tout appris », a confié Julien, récemment à nos confrères de Ouest-France, en parlant de son maître disparu.
- À travers ses chiens et ses engagements, il perpétue cette promesse et défend une pratique ancestrale qui, loin des clichés, se réinvente dans la transparence et le partage.
Des meutes et des hommes à la rencontre du public
- Pour cette journée, une douzaine de meutes finistériennes, toutes adhérentes à la Fédération des associations des chasseurs aux chiens courants du Finistère (FACCC 29), avaient répondu présent.
- Le public, venu en famille, a pu visiter le chenil, assister à des démonstrations canines et échanger directement avec les veneurs. « Cette opération gratuite a attiré un public varié : amateurs de chasse ou de nature, passionnés de chiens, voisins curieux ou familles venues de départements voisins », souligne Mickael Pérennez, vice-président de la Société de vénerie et délégué régional Bretagne.
- Pour Mickael Pérennez, l’enjeu est clair : « Par cette initiative, la vénerie confirme sa volonté d’ouverture et d’échange, en misant sur la transparence, la pédagogie et le lien avec le territoire ».
Par Frédéric Buszkowski
Pour chassons.com
Somme :
l’un des chasseurs responsables du charnier de 60 canards sauvages s’est dénoncé