

- La Finlande vient de confirmer ses premiers cas de peste porcine africaine (PPA).
- Le virus a été détecté chez des sangliers sauvages près de la frontière russe.
- Pour éviter sa propagation, les autorités ont suspendu toutes les activités de chasse dans la zone infectée.
- Elles espèrent ainsi reproduire le succès obtenu par la Suède en 2023.
- Le 24 juillet, deux marcassins et un os long de sanglier ont été découverts à Virolahti, dans le sud-est de la Finlande.
- Cette commune se situe à quelques kilomètres seulement de la frontière avec la Russie.
- Les analyses PCR ont confirmé la présence du virus de la peste porcine africaine.
- C’est une première pour le pays.
- Les autorités ont immédiatement déclenché leur plan d’urgence.
La chasse suspendue pour contenir le virus
- Une zone infectée a été instaurée autour du foyer.
- Les mouvements de porcs domestiques y sont désormais soumis à des restrictions.
- Les autorités ont aussi pris une mesure forte.
- Toutes les formes de chasse sont suspendues dans la zone concernée.
- L’objectif est d’éviter de disperser les sangliers et de favoriser la propagation du virus.
- Les restrictions vont plus loin.
- L’accès aux forêts est interdit dans un rayon de trois kilomètres autour du foyer.
- Les promenades avec des chiens y sont également proscrites. Dans le reste de la zone réglementée, les chiens doivent rester en laisse et ne pas quitter les chemins.
- Enfin, les chasseurs sont invités à signaler immédiatement tout sanglier retrouvé mort.
- Ils participent ainsi à la surveillance sanitaire mise en place par les services vétérinaires.
- Avant même l’apparition de la maladie, les autorités finlandaises travaillaient étroitement avec les chasseurs pour éviter son introduction.
- Demandant notamment :
- Autrement dit, les chasseurs sont déjà considérés comme des acteurs clés de la surveillance sanitaire.
Tout le monde est concerné, et pas que les chasseurs
- L’Autorité finlandaise de sécurité alimentaire recommande de ne pas importer de viande de sanglier ni de produits alimentaires dérivés de sanglier en provenance des pays touchés par la peste porcine africaine (PPA).
- Afin de prévenir la propagation de la maladie, il est interdit d’importer en Finlande des aliments non chauffés, tels que l’ensilage et le foin, ainsi que des récoltes fraîches ou non traitées destinées à l’alimentation des animaux d’élevage, des oiseaux sauvages ou du gibier, provenant de zones où des cas de peste porcine africaine ont été confirmés.
- Par exemple, le séchage des céréales, y compris du maïs, ne détruit pas nécessairement le virus.
Pour réduire le risque d’introduction de la peste porcine africaine en Finlande, l’Autorité finlandaise de sécurité des aliments recommande de stocker les aliments non chauffés et la litière (y compris la paille, le foin et les céréales) pendant 90 jours avant leur utilisation.
- La Finlande possède une population de sangliers très limitée
Les dernières estimations font état d’environ 2 380 animaux sur l’ensemble du territoire.
- Cette faible densité constitue un avantage.
- Les autorités espèrent circonscrire rapidement le foyer avant que le virus ne s’installe durablement dans la faune sauvage.
Une filière porcine déjà pénalisée
- L’apparition de la PPA touche aussi l’économie finlandaise.
- Le pays compte près de 970 000 porcs d’élevage.
- La filière couvre l’essentiel de la consommation nationale et exporte une partie de sa production vers l’Asie.
- Les conséquences sont déjà visibles.
- Les groupes HKFoods et Atria ont suspendu leurs exportations vers plusieurs pays tiers, dont la Chine, le Japon, Singapour et Taïwan.
- Cette décision répond aux règles sanitaires appliquées après la découverte d’un premier foyer.

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- La peste porcine africaine progresse depuis plusieurs années en Europe du Nord.
- Le virus circule activement dans les pays baltes.
- Il est également présent en Russie depuis 2009.
- La Suède avait pourtant réussi à stopper l’épizootie.
- En 2023, un foyer avait été découvert chez des sangliers sauvages près de Fagersta.
- Les autorités avaient alors suspendu la chasse, interdit l’accès à certaines forêts et organisé une recherche systématique des cadavres de sangliers avec l’appui des chasseurs.
- Moins d’un an plus tard, le virus était éradiqué.
- Aucun nouveau cas n’a été détecté depuis septembre 2023.
Avec une population de sangliers bien plus faible que dans la plupart des pays européens, la Finlande espère désormais obtenir le même résultat. Les prochaines semaines permettront de savoir si le virus est resté localisé ou s’il circule déjà au-delà du foyer de Virolahti.
Par Isabelle LECA
Pour lechasseurfrancais.com
Chaque année en France, des milliers de volailles sont victimes de la prédation du renard. Si le goupil joue un rôle reconnu dans la régulation des rongeurs et participe à l’équilibre des écosystèmes, certaines attaques peuvent prendre une ampleur telle qu’elles mettent en péril la survie économique d’une exploitation agricole. À Grosrouvres, en Meurthe-et-Moselle, une jeune éleveuse bio vient d’en faire la douloureuse expérience.
Deux nuits de cauchemar et près de 800 volailles décimées en seulement deux nuits, pour un préjudice estimé à 24 000 euros.
- Un drame qui rappelle que la régulation raisonnée du renard demeure, dans certains secteurs, un véritable enjeu de protection des élevages.
- À la tête de la Ferme de Marie depuis 2020, Élodie Vilette a découvert l’ampleur de la catastrophe au lendemain d’une intrusion dans l’un de ses bâtiments d’élevage.
- Un trou creusé sous la clôture avait permis à un ou plusieurs renards de pénétrer dans le bâtiment où étaient regroupées des centaines de volailles.
- Le bilan est terrible avec environ 500 animaux retrouvés morts lors de la première attaque.
- Mais le cauchemar ne s’est pas arrêté là.
- La nuit suivante, un second bâtiment est à son tour visité par le ou les prédateurs.
- Cette fois, ce sont près de 250 volailles supplémentaires qui périssent.
- Au total, près de 800 poulets, pintades et dindes ont été tués en l’espace de quarante-huit heures.
- Une partie des animaux a succombé aux morsures, tandis que d’autres sont mortes de stress ou d’écrasement dans les mouvements de panique provoqués par l’intrusion.

- Au-delà du choc émotionnel, les conséquences économiques sont considérables.
- L’éleveuse estime son préjudice à près de 24 000 euros, soit l’équivalent de plusieurs semaines de chiffre d’affaires.
- Les pertes l’ont contrainte à annuler ses marchés, alors qu’il ne lui restait qu’une centaine de poulets commercialisables.
- Pour continuer à honorer ses engagements auprès des AMAP qui soutiennent son exploitation, elle a même dû acheter des volailles biologiques auprès d’un confrère alsacien.
- Une solution coûteuse mais indispensable pour préserver la confiance de ses clients.
- Face à cette épreuve, un formidable élan de solidarité s’est mis en place.
- Plusieurs AMAP de Meurthe-et-Moselle ont lancé une cagnotte afin d’aider l’exploitation à surmonter cette période difficile.
- Un soutien financier, mais aussi humain, qui témoigne de l’attachement des consommateurs à cette exploitation familiale et à son mode de production.
- Ce drame rappelle une réalité souvent méconnue du grand public.
- Lorsque certains renards identifient un élevage comme une source de nourriture facilement accessible, les conséquences peuvent être dévastatrices.
- Au-delà des animaux effectivement consommés, les mouvements de panique provoquent fréquemment la mort de nombreuses autres volailles.
- La question n’est évidemment pas de remettre en cause la place du renard dans la nature.
- Prédateur opportuniste, il joue un rôle important dans la limitation des populations de petits rongeurs et participe au bon fonctionnement des écosystèmes.
- En revanche, lorsque des individus prennent l’habitude de s’attaquer aux élevages ou que les densités locales deviennent particulièrement élevées, une régulation ciblée peut s’avérer nécessaire.
- C’est précisément dans cette logique qu’interviennent les chasseurs et les piégeurs agréés, aux côtés des pouvoirs publics.
- Leur action ne vise pas à éradiquer l’espèce, mais à maintenir un équilibre entre la préservation de la faune sauvage et la protection des activités agricoles.
- L’histoire vécue par Élodie Vilette illustre avec force les conséquences que peut avoir une prédation répétée sur une exploitation déjà soumise à de nombreuses contraintes économiques.
- Derrière les chiffres, ce sont des mois de travail réduits à néant en deux nuits seulement.
- Un rappel que la gestion équilibrée de la faune sauvage constitue aussi un enjeu concret pour la pérennité des exploitations agricoles françaises.
Crédit photo Est Républicain
Par Arnaud Valmont
Pour chassons.com