La Fédération des chasseurs de Vendée recrute un gestionnaire comptable. Ce renfort accompagnera le suivi financier du projet LIFE Palustris pendant trois ans.
- À première vue, l’offre peut surprendre. - Pourquoi une fédération départementale des chasseurs recherche-t-elle un gestionnaire comptable pour une durée de trois ans ? - La réponse se trouve derrière un nom encore peu connu du grand public : le projet LIFE Palustris. - Ce programme européen mobilisera des moyens humains, techniques et financiers considérables pour restaurer des milliers d’hectares dezones humides.
Un recrutement qui en dit long sur l’ampleur du projet LIFE Palustris
- La FDC de Vendée vient de publier une offre d’emploi pour recruter un gestionnaire comptable. - Le contrat est prévu pour une durée de trois ans afin de renforcer temporairement son équipe administrative. - À première vue, cette annonce peut sembler classique. - Pourtant, elle traduit une réalité bien différente. - Si la fédération a besoin d’un renfort dédié, c’est parce qu’elle pilote l’un des plus ambitieux programmes européens de restauration des zones humides : le projet LIFE Palustris. - Loin d’être un simple chantier environnemental, ce programme mobilisera plusieurs partenaires français et bulgares jusqu’en 2032. - Il nécessitera un suivi administratif et financier permanent, au même titre que les actions menées sur le terrain.
Le projet LIFE Palustris repose aussi sur une gestion financière irréprochable
- Lorsqu’on évoque un programme européen consacré à la biodiversité, on imagine spontanément des travaux de restauration, des suivis scientifiques ou encore des interventions sur les marais. - Pourtant, ces opérations ne représentent qu’une partie du travail. - Les projets financés par le programme LIFE de l’Union européenne sont soumis à des règles financières particulièrement strictes. - Chaque dépense doit être justifiée. - Chaque facture doit être rattachée à une action précise. - Les heures de travail, les achats de matériel, les prestations extérieures, les déplacements ou encore les marchés passés avec des entreprises font l’objet de contrôles réguliers. - Les partenaires doivent produire des bilans financiers détaillés et démontrer que les fonds européens sont utilisés conformément aux objectifs du projet. - Une dépense mal documentée ou jugée inéligible peut entraîner une correction financière, voire le remboursement d’une partie des aides accordées. - Dans ce contexte, le gestionnaire comptable devient un acteur essentiel. - Son rôle consiste à sécuriser l’ensemble du dispositif financier afin que les équipes de terrain puissent se concentrer sur leur mission : restaurer les zones humides dans les meilleures conditions.
Un vaste programme pour restaurer les marais européens
- Coordonné par la Fédération des chasseurs de Vendée, le projet LIFE Palustris s’inscrit dans le programme LIFE de l’Union européenne consacré à la protection de la biodiversité. - Pendant plusieurs années, les partenaires interviendront sur près de 80 sites pilotes, répartis dans 15 sites Natura 2000. - Plus de 7 000 hectares de marais, de prairies humides et d’autres habitats d’intérêt communautaire feront l’objet d’actions de restauration ou d’amélioration. - Les travaux concerneront notamment la remise en état des fonctionnements hydrauliques, la réouverture de milieux progressivement colonisés par la végétation, la lutte contre certaines espèces exotiques envahissantes ainsi que le suivi scientifique de nombreuses espèces animales et végétales. - Des actions de sensibilisation accompagneront également le programme auprès des élus, des propriétaires et du grand public.
Une reconnaissance du savoir-faire des fédérations de chasse
- Le recrutement lancé par la Fédération des chasseurs de Vendée dépasse donc largement le cadre d’une simple offre d’emploi. - Il illustre l’évolution du rôle des fédérations de chasse, aujourd’hui engagées dans la gestion d’espaces naturels, la restauration des habitats et le pilotage de programmes européens d’envergure. - Si les pelleteuses, les écologues et les techniciens seront les visages visibles du projet LIFE Palustris, sa réussite reposera aussi sur un travail beaucoup plus discret. - Derrière chaque chantier, il faudra assurer une gestion financière rigoureuse, capable de répondre aux exigences de Bruxelles. - Une mission moins spectaculaire, mais indispensable au succès de l’un des plus importants projets européens consacrés aux zones humides.
Depuis près de soixante ans, la Fondation François Sommerdéveloppe une approche originale associant gestion de la faune sauvage, recherche scientifique, culture et transmission des savoirs. Connue notamment pour son implication dans le musée de la Chasse et de la Nature, elle œuvre depuis plusieurs décennies en faveur de la conservation des espèces et de leurs habitats. - Le 9 juillet 2026, elle franchira une nouvelle étape avec l’inauguration, dans les Ardennes, d’un ambitieux Centre de formation, de recherche et de création artistique implanté au Domaine de Belval. Un projet qui illustre la volonté de faire dialoguer science, terrain et gestion durable des espaces naturels.
Un laboratoire grandeur nature au service de la faune sauvage
- Situé sur plus de 1 000 hectares au cœur des Ardennes, le Domaine de Belval constitue depuis longtemps un territoire d’observation et d’expérimentation. - La Fondation y développe une sylviculture mélangée à couvert continu intégrant la présence de la grande faune tout en recherchant une meilleure résilience des forêts face au changement climatique. - Le site est également devenu un véritable terrain d’étude pour des partenaires scientifiques de premier plan.
- Les travaux menés à Belval portent notamment sur deux sujets majeurs pour les gestionnaires de territoires : l’équilibre sylvo-cynégétique et la dynamique des populations de sangliers.
Former les acteurs de terrain aux défis de demain
- Depuis 1994, l’École et Domaine de Belval a déjà accueilli près de 3 000 stagiaires. Avec ce nouveau centre, la Fondation entend répondre à une demande croissante de formation sur les enjeux liés à la faune sauvage et à la gestion des espaces naturels. - Les futurs programmes concerneront notamment la gestion forestière, la connaissance de la faune, la régulation des populations, les pratiques cynégétiques et l’équilibre entre forêt et ongulés - . L’objectif est clair, il s’agit de fournir aux chasseurs, techniciens, gestionnaires et propriétaires les outils nécessaires pour adapter leurs pratiques à l’évolution des écosystèmes et aux attentes de la société.
Un investissement majeur pour les territoires et la chasse
- Avec un coût de 13 millions d’euros, financé principalement par la Fondation, le nouveau centre prend la forme d’un véritable hameau ardennais composé de neuf pavillons dédiés à l’hébergement, à la formation, à la recherche scientifique, à l’administration et à la création artistique. - Construit à partir de matériaux biosourcés et largement issus de filières locales, le projet traduit une vision moderne de la gestion des territoires ruraux. - Au-delà des bâtiments, c’est surtout un lieu de rencontre qui voit le jour : un espace où scientifiques, chasseurs, forestiers, artistes et gestionnaires pourront confronter leurs expériences et construire ensemble des solutions face aux défis environnementaux. - À l’heure où la gestion de la grande faune et l’avenir des forêts suscitent de nombreux débats, le Domaine de Belval ambitionne ainsi de devenir l’un des principaux centres français dédiés à la connaissance et à la gestion durable de la faune sauvage.
Le tribunal administratif vient de donner raison à quatre associations de anti-chasse qui contestaient un arrêté préfectoral du Cher concernant l’ouverture de la vènerie sous terre du blaireau sur la même base que d’habitude alors que le ministère lui même se désengage de ce genre de procédures.
La préfecture avait renouvelé un arrêté pourtant commun.
- La vènerie sous terre consiste à extraire le blaireau de son terrier après l’avoir localisé à l’aide de chiens. - Ce mode de chasse permet de réguler le prédateur dans les zones où il cause le plus de dégâts de façon chirurgicale. - La préfecture du Cher avait donc accepté d’ouvrir cette pratique entre juin et la mi-septembre, afin de réguler une population jugée trop dense sur certains territoires. - Quatre associations anti-chasse ont aussitôt saisi le tribunal administratif, estimant que cette extension intervenait à un moment où la survie des jeunes blaireaux dépendait encore largement de la présence de leurs parents en plus de remettre en cause l’existence même du mode de chasse.
Le tribunal a encore invoqué l’impact sur les jeunes.
- Saisis du dossier, les juges administratifs ont tranché en faveur des associations requérantes, considérant que l’exécution de l’arrêté préfectoral comportait des effets irréversibles sur la conservation de l’espèce. - Ils se sont appuyés sur le principe qui interdit la destruction de portées ou de petits, y compris pour les mammifères dont la chasse reste autorisée le reste de l’année, un rappel qui vient manifestement contredire la logique de régulation invoquée par la préfecture.
Richard sur Terre Affaire Pilarski : la vérité du procès
Novembre 2019. Elisa Pilarski meurt en forêt de Retz, tuée par des morsures de chien. 6 ans plus tard, la justice a tranché. En mars 2026, le procès s’est tenu à Soissons. En juin, le verdict est tombé, puis l’appel. Dans cette vidéo, je reviens sur ce qui s’est dit dans la salle d’audience, sur les expertises qui ont fermé la piste de la chasse à courre, et sur ce que révèle la mobilisation autour de Curtis depuis la condamnation de son maître.