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ACTUALITÉS  DU SAMEDI


 

Samedi 11 juilllet 2026
 

Consultation ESOD 2026 :
le ministère lance enfin la consultation publique du nouvel arrêté très attendu

martre des pins martes martes
Attendue depuis plusieurs semaines, la consultation publique sur le futur arrêté ESOD 2026-2029 est ouverte jusqu'au 30 juillet. Elle doit permettre la publication du texte qui encadrera la régulation des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts.
 - Le ministère de la Transition écologique ouvre enfin la consultation publique sur le futur arrêté ESOD 2026-2029.
 - Cette étape était très attendue après les critiques de la Fédération nationale des chasseurs, qui dénonçait un retard bloquant la régulation de plusieurs espèces ( voir notre article ).
 - Le projet dévoile également les premières évolutions prévues, notamment le retour de la martre parmi les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts dans certains départements.

Consultation ESOD 2026 : le ministère lance enfin la consultation

 - Après plusieurs jours de retard dénoncés par les chasseurs et le monde agricole, le ministère de la Transition écologique ouvre enfin la consultation publique sur le futur arrêté ESOD 2026-2029.
 - Cette étape est indispensable avant la publication du texte.
 - En revanche, elle ne met pas immédiatement fin au vide juridique qui bloque une partie de la régulation des espèces concernées.
 - Le ministère de la Transition écologique a ouvert, ce 9 juillet, la consultation publique sur le projet d’arrêté fixant la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) du groupe 2 pour la période 2026-2029.
 - Les observations pourront être déposées jusqu’au 30 juillet.
 - Ensuite, le ministère devra examiner les contributions avant de signer le texte définitif.
 - Cette consultation était particulièrement attendue.
 - Fin juin, la Fédération nationale des chasseurs (FNC) dénonçait déjà un retard administratif.
 - L’organisation estimait que l’absence de nouvel arrêté créait un vide juridique depuis le 1er juillet.
 - Selon elle, cette situation empêche la poursuite de certaines opérations de régulation du renard, des corvidés et des autres espèces concernées.
 - Les organisations agricoles avaient également exprimé leur inquiétude.
 - Avec cette consultation, le gouvernement franchit donc une étape indispensable.
 - Toutefois, les mesures prévues par le futur arrêté ne pourront entrer en vigueur qu’après sa publication au Journal officiel.
D’ici là, la situation reste inchangée.
 - La consultation publique est consultable à ce lien, et vous pouvez naturellement donner votre avis.
 - Publiée hier, la consultation enregistrait à 21h déjà plusieurs centaines de commentaires ….

la régulation des ESOD suspendue
© Dominique Gest

Des listes départementales revues et des critères renforcés

 - Au-delà de son calendrier, le projet d’arrêté apporte plusieurs évolutions.
 - La plus notable concerne la martre, qui retrouverait le statut d’ESOD dans quatorze départements.
 - Le ministère estime que son état de conservation permet désormais ce classement, conformément aux dernières décisions du Conseil d’État.
 - En revanche, le putois reste exclu de la liste nationale.
 - Son retrait, décidé en 2021, est donc confirmé.
 - Le document rappelle également les critères qui justifient le classement d’une espèce.
 - Les préfets doivent démontrer l’existence de dégâts significatifs sur les activités agricoles, les forêts, la biodiversité ou la sécurité publique.
 - Ils doivent aussi établir que l’espèce est suffisamment présente sur le territoire concerné.
 - Enfin, chaque département conserve une liste spécifique.
 - Celle-ci figure dans les annexes du projet d’arrêté.
 - Les chasseurs, les piégeurs agréés, les agriculteurs et les collectivités sont donc invités à examiner attentivement les dispositions qui concernent leur territoire avant la clôture de la consultation.
 - Une fois cette phase terminée, le ministère pourra publier un arrêté très attendu.


 

L’angle des 30 degrés à la chasse :
tout savoir sur la règle d’or de sécurité en battue

 

La chasse en battue du grand gibier (sangliers, chevreuils, cerfs) est une pratique collective qui exige une discipline de fer. Parmi les très nombreuses consignes rappelées chaque matin lors du rond de présentation, il en est une qui surpasse toutes les autres par son importance vitale : la règle de l’angle des 30 degrés.

 - Le respect absolu de cet angle de sécurité est le socle sur lequel repose l’intégrité physique de tous les participants : postés, traqueurs, piqueux et chiens.
 - Ignorer cette règle, c’est s’exposer à des accidents dramatiques.
 - Mais qu’est-ce que l’angle des 30 degrés exactement ?
 - Comment le matérialiser une fois arrivé à son poste ?
  - Quelles sont les autres règles indissociables pour garantir un tir sécurisé ?
 - Ce guide complet vous détaille tout ce qu’il faut savoir sur l’application de ce principe fondamental sur le terrain.

Qu’est-ce que l’angle des 30 degrés à la chasse ?

 - L’angle des 30 degrés n’est pas une simple recommandation, c’est une obligation formelle, dictée par le Schéma Départemental de Gestion Cynégétique (SDGC) de chaque fédération départementale des chasseurs.

Définition et principe fondamental

 - L’angle des 30 degrés définit la zone de non-tir absolue par rapport à vos voisins de poste, de part et d’autre de votre position.
 - Concrètement, imaginez une ligne droite qui vous relie à votre voisin de droite, et une autre qui vous relie à votre voisin de gauche.
 - À partir de ces deux axes (les axes de la ligne de traque), vous devez définir un angle de 30° à l’intérieur duquel il est strictement interdit d’épauler, de suivre un animal et de tirer.
 - Ce cône de sécurité permet d’abaisser de façon importante le risque de ricochet et bien entendu de tir direct sur le chasseur posté à côté de vous.
 - Le tir n’est autorisé qu’en dehors de cet angle, généralement dans le dos de la traque (tir « à la rentrante » ou « à la sortante » selon les consignes du chef de ligne).

Pourquoi cette règle est-elle vitale ?

 - Les munitions utilisées pour le grand gibier (calibres 300 Win Mag, 30-06, 9.3×62, 7×64, etc.) dégagent une énergie cinétique colossale.
 - Une balle de carabine peut parcourir plusieurs kilomètres et traverser des obstacles denses.
 - De plus, les ricochets sont imprévisibles.
 - Une balle frappant un sol dur ou gelé à un angle trop fermé peut dévier de sa trajectoire initiale avec une force létale.
 - L’angle de 30 degrés agit comme un « tampon » mathématique et physique garantissant que, même en cas de ricochet mineur ou d’erreur d’appréciation d’une fraction de seconde, la balle s’éloignera de la zone où se trouve le voisin.

Comment calculer et matérialiser l’angle des 30 degrés au poste ?

 - Arriver à son poste demande une prise en compte immédiate de son environnement.
 - Il ne faut jamais se fier uniquement au « jugé » ou à une évaluation à vue d’œil.
 - Il existe une méthode simple, universelle et infaillible pour matérialiser cet angle dès que vous avez les pieds au sol.

La méthode des « 5 pas et 3 pas » (La méthode réglementaire)

 - C’est la méthode enseignée lors de la formation au permis de chasser.
 - Elle s’effectue dès la prise de poste, avant même de charger son arme :

  1. Repérez votre voisin : Regardez où se trouve votre voisin (par exemple à votre droite) et placez-vous face à lui.
  2. Faites 5 pas vers lui : Marchez 5 pas normaux en direction de sa position, en suivant la ligne de poste.
  3. Faites 3 pas à angle droit : Tournez à 90 degrés (vers l’avant ou l’arrière de la ligne, selon la zone de tir autorisée) et faites 3 pas normaux.
  4. Marquez le repère : À l’endroit précis où vous vous arrêtez, repérez un élément naturel fixe (un arbre remarquable, un gros rocher, une souche, ou plantez un piquet de couleur ou un jalon fluo fourni par le chef de ligne ou que vous pouvez acheter sur internet ).
  5. Répétez l’opération : Refaites exactement la même manipulation pour votre voisin de gauche.

 - L’espace compris entre la ligne formée par vos voisins et ces deux repères constitue votre zone d’interdiction de tir. Vous ne pourrez lever votre arme que lorsque l’animal aura franchi cette limite visuelle.

La méthode de la cloche (alternative visuelle)

 - Si vous êtes dans une zone très escarpée où il est impossible de marcher (palombière, mirador très étroit, rocher), vous pouvez utiliser une technique basée sur l’envergure.
 - En tendant les bras devant vous, paumes vers l’extérieur et pouces se touchant, l’écartement de vos deux mains représente approximativement un angle de 30 degrés.
 - En pointant vos pouces vers votre voisin, l’extrémité de votre main extérieure indique la limite de votre angle. Attention : cette méthode est moins précise que les pas et ne doit être utilisée qu’en dépannage.

Les autres règles de sécurité indissociables au poste

 - L’angle des 30 degrés ne se suffit pas à lui-même.
 - Il s’inscrit dans un protocole de sécurité global en battue.

Le tir fichant : une obligation absolue

 - Un tir sécurisé est obligatoirement un tir fichant.
 - Cela signifie que la trajectoire de la balle doit finir sa course dans le sol à courte distance derrière l’animal.
 - Il est rigoureusement interdit de tirer à l’horizon, sur la crête d’une colline, ou vers le ciel.
 - C’est pourquoi le tir à partir d’un mirador de battue est vivement recommandé : en surélevant le tireur de 1,5 à 2 mètres, l’angle de tir vers le sol est naturellement prononcé, ce qui réduit considérablement les risques de ricochet et rend le tir très fichant.

L’identification du gibier

 - Même en dehors de l’angle des 30 degrés, on ne tire jamais sur une forme vague, un mouvement dans les fougères ou un bruit.
 - Le tireur doit identifier avec une certitude absolue l’espèce, le sexe, et parfois l’âge de l’animal, en fonction des consignes du plan de chasse dictées le matin (ex : interdiction de tirer les laies suitées).

La manipulation de l’arme

  • L’arme n’est chargée qu’une fois au poste, après avoir pris ses repères (les 30 degrés).
  • Elle est systématiquement déchargée à la fin de la traque (au coup de trompe signalant la fin de battue), avant tout déplacement.
  • Pendant l’attente, l’arme est tenue si possible ouverte en attendant l’arrivée du gibier ou en sureté, canon systématiquement pointé vers le sol ou le ciel.

L’importance de la sécurité pour les traqueurs et les chiens

 - Si l’angle des 30 degrés protège les postés, il faut également garder à l’esprit la sécurité de ceux qui animent la traque.
 - Les rabatteurs et leurs chiens évoluent dans des milieux extrêmement denses et difficiles.

Protéger nos auxiliaires canins

 - Les chiens de battue sont en première ligne. Qu’il s’agisse de courants, de terriers ou de chiens d’arrêt utilisés pour leur robustesse, ces animaux font preuve d’un courage exceptionnel au contact du grand gibier.
 - Certains piqueux vont privilégier le gabarit et l’agressivité d’un compagnon solide comme le Drahthaar, véritable chien de chasse polyvalent par excellence, pour faire sortir un gros sanglier de sa bauge.
 - Le chasseur au poste doit s’assurer qu’aucun chien ne se trouve sur la trajectoire de la balle ou directement derrière l’animal avant de presser la queue de détente.
 - La dynamique de la meute est complexe, et beaucoup de conducteurs se demandent d’ailleurs comment optimiser leur équipe, cherchant à savoir s’il faut plutôt choisir un chien de chasse mâle ou femelle selon la pratique et le comportement recherché face au gibier.
 - Mais quelle que soit la composition de la meute, le posté a un devoir de protection absolue envers ces partenaires.

La gestion sanitaire après le tir

 - Une fois le tir réussi dans de parfaites conditions de sécurité (en respectant l’angle et le tir fichant), le travail n’est pas totalement terminé.
 - La manipulation du gibier prélevé exige une rigueur sanitaire pour éviter la transmission de pathogènes, tant aux chasseurs qu’aux chiens qui viennent souvent « humer » l’animal mort.
 - Il est impératif de se référer au guide sanitaire complet et détaillé traitant des maladies du grand gibier pour appliquer les bonnes pratiques (éviscération propre, port de gants, analyse trichine pour les sangliers, etc.)
.

Le respect de l’environnement et de la biodiversité

 - La forêt n’appartient pas qu’aux chasseurs.
 - Le respect des règles de sécurité au poste, notamment les angles de tir, garantit également de ne pas mettre en danger les autres usagers de la nature (randonneurs, VTTistes, cueilleurs de champignons).
 - Les présidents d’ACCA et de sociétés de chasse accordent un soin particulier au panneautage des chemins forestiers lors des jours de battue.
 - De plus, cette vigilance de chaque instant est l’occasion pour le posté d’observer la richesse de la biodiversité.  - En laissant passer ce qui n’est pas au plan de chasse, le chasseur peut admirer le passage silencieux d’animaux non chassables.
 - Dans certains massifs, l’immobilité du posté offre même la chance inouïe d’apercevoir les fantômes de la forêt, permettant ainsi aux plus discrets de côtoyer les grands prédateurs et de tout savoir sur le lynx, ce félin si mystérieux de nos massifs qui effectue doucement son retour dans certaines de nos régions.

Conclusion : L’angle des 30 degrés, la signature d’une chasse responsable

 - Le respect de l’angle des 30 degrés ne doit souffrir d’aucune exception, d’aucune excuse ni d’aucun moment d’inattention, même si « le sanglier d’une vie » se présente.
 - La sécurité est la condition sine qua non pour que la chasse reste une passion noble et acceptée.
 - En arrivant à votre poste, vos tout premiers pas doivent être consacrés à la détermination de cet espace.
 - Matérialiser ces fameux 30 degrés, repérer ses voisins et s’imposer un tir fichant, c’est signer l’acte d’une chasse responsable, respectueuse de la vie de ses partenaires humains et canins.

Par leo cottu 
Pour chassons.com


Un maire de Haute-Garonne fait interdire totalement la chasse sur sa commune

ONF condamnée à payer les chasseurs
Source : 

Trois ans après un arrêté anti-chasse retoqué par la préfecture puis par le tribunal administratif de Toulouse, le maire du Lherm, au sud de Toulouse, vient malgré tout d’obtenir gain de cause en empruntant une tout autre voie juridique, celle du retrait volontaire de propriété, qui aboutit cette fois au bannissement des  chasseurs de la totalité des 56 hectares communaux, une première en France sur des terrains municipaux.
 

Un premier arrêté anti-chasse avait pourtant été rejeté par la justice.

 - Tout avait commencé en 2022 lorsque Frédéric Pasian avait pris un arrêté interdisant la chasse dans le bois des Escoumes, vingt hectares fréquentés par des scolaires, des cyclistes et des promeneurs que le maire a voulu sanctuariser.
 - L’édile justifiait alors sa décision par un souci de sécurité publique, invoquant un accident survenu ailleurs en France pour appuyer sa démarche.
 - Le problème est que la loi ne lui reconnaît aucune compétence en matière cynégétique car celle-ci appartient exclusivement à la préfecture et aux Fédérations de chasse.
 - Son arrêté a donc logiquement été jugé irrecevable, suspendu en référé dès décembre 2023 à la demande de la société de chasse locale puis définitivement annulé par le tribunal administratif de Toulouse le 29 avril 2025.
 - Les juges avaient alors estimé que la fréquentation partagée d’un bois par des chasseurs et des promeneurs ne suffisait pas à justifier une interdiction permanente, dès lors qu’un calendrier de battues pouvait permettre à chacun de cohabiter et que l’ACCA locale avait pris des mesures suffisantes pour prévenir les incidents.

Une victoire obtenue par la petite porte, qui pourrait bien coûter cher aux habitants en cas de dégâts.

 - Plutôt que de s’incliner face à ce revers judiciaire, le maire a changé de stratégie et fait jouer un mécanisme juridique totalement différent, celui de l’article L. 422-10 du code de l’environnement, qui autorise tout propriétaire à demander le retrait de ses terres du territoire de chasse sur simple conviction personnelle, à condition toutefois de retirer l’intégralité de ses parcelles et non plus un seul bois choisi.
 - Porté par une délibération du conseil municipal en juin 2025, ce nouveau dossier a cette fois été validé par la préfecture et, fait notable, par la fédération de chasse elle-même le 26 janvier 2026, pour une application effective seulement à partir du 11 janvier 2028.
 - Sur les 1 724 hectares chassables de la commune, ce sont donc 56 hectares qui échapperont désormais à l’ACCA, du bois des Escoumes au cimetière en passant par l’aérodrome.
 - Le président de la fédération départementale, qui avait pourtant averti le maire dès le départ sur l’irrecevabilité de son premier arrêté, ne cache pas son agacement face à ce dénouement et prévient que les chasseurs ne se sentiront désormais plus tenus de venir prêter main-forte à la commune si les sangliers venaient à proliférer sur les terrains concernés
 - C’est une perspective que redoutent particulièrement les agriculteurs du secteur exposés aux dégâts dans leurs cultures.
 - Le maire rétorque de son côté que l’obligation de réguler par des battues administratives en cas de nécessité demeure, retrait de territoire ou non.
 - Reste à voir si des chasseurs répondront présent en cas d’appel du lieutenant de louveterie…



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