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LES  AUTRES UTILISATIONS
DE L'ODORAT DU CHIEN
 

Chiens d'avalanche : un jeu qui sauve des vies
 
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Aurély Maillet et son chien Whymper.  (D.R )
Illustration source :
lequipe.fr


 
En montagne, le meilleur ami de l'homme s'avère aussi être un fidèle et précieux collègue pour la recherche de victimes sous avalanche. Rencontre avec Aurély Maillet, maître-chien sur le domaine des Arcs et son chien Whymper, un Golden Retriever de deux ans.

Le couloir Whymper des Grandes Jorasses a inspiré de nombreux alpinistes. Cet itinéraire mythique de l'Aiguille Verte à Chamonix a aussi inspiré Aurély Maillet. Peut-être avait-elle en tête la fameuse citation de Gaston Rébuffat - « Avant la Verte, on est alpiniste, à la Verte on devient montagnard ! » - en donnant ce nom à son jeune Golden Retriever, futur collègue de travail.

Auvergnate, Aurély débarque en Savoie comme jeune espoir du ski de fond avant de devenir monitrice de ski puis pisteuse, la révélation... Elle faisait à présent partie du cercle restreint des personnes habilitées à pouvoir devenir maître-chien. En effet, ne devient pas maître-chien qui veut. C'est un métier qui demande une grande connaissance de l'animal mais aussi de son environnement. Seuls les pisteurs, le PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) et les pompiers peuvent obtenir cette qualification.

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Le bureau d'Aurély, le terrain de jeu de Whymper. (Les Arcs/ D.R)
Illustration source : lequipe.fr
 

Quand une place de maître-chien s'est libérée sur le domaine des Arcs où elle exerçait déjà depuis une dizaine d'années comme pisteuse, Aurély a sauté sur l'occasion. Et c'est comme cela que l'aventure a commencé...

La première étape ? Trouver un élevage qui puisse fournir un chien prédisposé à la recherche de victimes sous avalanche. « Tous les chiens sont disposés à la recherche, ils descendent du loup avec l'instinct de retrouver une proie. Mais il y a forcément des chiens plus aptes à la recherche de victimes sous avalanche. Par exemple, si je prends un Saint Bernard, je n'arriverai jamais à le porter pour accéder à la zone de secours... Les chiens trop gros et trop grands risquent de s'enfoncer. A l'inverse, sous -20°C, un Yorkshire risque d'y rester ! Il y a des chiens plus typés pour la recherche : Le Berger Allemand, le Malinois, le Golden, le Border Collie, le Berger Australien. Il faut des chiens à la fois intelligents, dociles et obéissants et avec une certaine génétique à la recherche dans le flair. »

Aujourd'hui, il existe de plus en plus d'éleveurs en France et dans les régions montagneuses qui travaillent avec la génétique pour que les chiens soient plus efficaces lors d'avalanche.

 
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Vifs et habiles, les Borders sont prisés pour le sauvetage en montagne.  (Les Arcs/D.R )
Illustration source : lequipe.fr
 

Whymper, un chiot de 3 mois a trouvé sa maîtresse et sa vocation : chien d'avalanche !

La deuxième étape ? Familiariser son chien à la montagne dès son plus jeune âge. Aurély habitue alors Whymper aux remontées mécaniques, aux personnels sur le domaine, aux skieurs et aux autres chiens avant d'attaquer les exercices de formation à la recherche. Comme un pisteur, un chien d'avalanche doit passer un test technique et une formation bien spécifique pour être diplômé. Un examen préfectoral sur 10 jours détermine si le chien peut être mis sur le plan de secours comme chien d'avalanche. Whymper a reçu sa médaille à 11 mois.

 
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Whymper dans son élément ! (D.R)
Illustration source :
lequipe.fr

L'étape 3 ? Siffler en travaillant, a clé de l'apprentissage ! « Tout est dans le jeu, un chien n'ira jamais sur une avalanche comme un travail, pour lui, il vient jouer. Il faut alors venir puiser dans ce qu'il y a de plus instinctif dans ce jeu pour que ce soit le plus efficace possible. »

La formation du chien se fait alors petit à petit dans ce sens. Trouver la victime le plus rapidement possible doit être un jeu pour lui. Le gros du travail se fait sur l'odorat, en gardant cet instinct primitif de trouver une proie. « On commence par exemple par faire un trou et jouer avec le chien par le biais de ce que l'on appelle un "objet de travail", un petit boudin en mousse, une personne rentre alors dans le trou avec l'objet en l'appelant et installe le jeu. Petit à petit, on va éloigner le trou, rajouter au fur et à mesure des obstacles entre le chien et la possible victime jusqu'à ce que l'on obtienne ce que l'on appelle une boîte aux lettres, où le chien va devoir gratter pour rentrer dans le trou. On les habitue à ne pas avoir peur de la cavité, à gratter... On est encore sur un jeu avec du visuel. Ensuite, on ne va travailler que sur l'odorat. On aère au maximum le trou pour que les odeurs se diffusent, avant de le boucher complètement sans le ventiler jusqu'à le recouvrir à la dameuse, éloigner les odeurs humaines aux alentours pour aiguiser au maximum son sens de recherche. »

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Démonstration de recherche de victimes pendant la L.A Safety day.  (Les Arcs/D.R )
Illustration source : lequipe.fr

Les chiens d'avalanche sont éduqués à rechercher les odeurs légères. « Que la victime sente bon le saucisson ou bon le Channel N°5, le chien ne fait pas la différence. » Ils recherchent la densité d'odeur. Son maître et les gens qui l'entourent laissent une odeur lourde qui reste au sol, à la différence de la victime ensevelie dont l'odeur traverse le manteau neigeux avant de partir au vent. Le chien suit alors cette odeur jusqu'à la victime. Les pisteurs peuvent alors travailler d'orchestre entre les vagues de sondage, la recherche DVA et les chiens.

La première mesure prise par les pisteurs reste la recherche DVA (Dérecteur de victimes d'avalanche), le plus rapide aujourd'hui pour retrouver une personne ensevelie. « Je suis maître-chien, j'ai toujours mon DVA avec moi ! C'est notre première recherche dans une logique. Hors-piste = équipement, ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas ! Mais dans le cas où par exemple une avalanche se déclencherait sur une piste, effectivement, là, les gens ne skient pas avec un DVA... Le secours par chiens d'avalanche est alors envoyé en premier, c'est la seule façon de retrouver une personne avec la vague de sondage. On sait que le chien est beaucoup plus rapide, il parcourt beaucoup plus de kilomètres sur l'avalanche qu'une vague de sondage. » En fonction de l'ampleur de l'avalanche et de la situation, les recherches DVA partiront en premières suivies d'un chien, deux chiens ou plus...

Sur le domaine des Arcs, ils sont six maîtres-chiens, toujours deux maîtres au minimum en fonction par jour. La station met tous les moyens de secours possibles à disposition des personnes qui skient sur le domaine, les maîtres-chiens font partie de ces dispositions au même titre que les pisteurs ou les médecins sur les stations. Il y a aura toujours des maîtres-chiens sur les stations.

Chez les pisteurs, un chien = un maître-chien, à la différence de la gendarmerie où un chien peut avoir plusieurs maîtres. Il faut alors savoir trouver le juste équilibre. Ce sont des chiens de travail et non de compagnie. Si un chien s'habitue trop à son maître, il n'aura plus autant le désir de le retrouver et de jouer avec lui. Sur le domaine des Arcs, pendant la journée, les chiens sont aux chenils et le soir, pas de canap' !

 
Aujourd'hui, Whymper a deux ans et est au top de sa forme. « La recherche de victimes et l'accès aux avalanches demandent beaucoup d'énergie aux chiens, nous sommes sur des terrains escarpés avec de gros blocs de neige tantôt profonde, tantôt glacée. Je peux travailler environ une trentaine de minutes avec Whymper dans cet environnement. Un chien d'une dizaine d'années n'aura pas perdu son flair mais de sa vivacité et décrochera plus rapidement. Dans le cadre de la recherche de victimes sous avalanche, le but est de ressortir les personnes le plus vite possible et en vie ! Il faut toujours réévaluer les capacités de son chien. »

Chaque année, des recyclages préfectoraux ont été mis en place pour évaluer la capacité des chiens à intervenir dans un plan de secours de victimes sous avalanche.

Whymper n'est encore jamais intervenu sur un vrai cas d'avalanche, paradoxalement, même après des années de formation, on souhaite qu'il n'ait jamais à le faire. Il faut cependant être prêt tout le temps, prêt à sauver une vie, le plus beau jeu qu'il soit...

Par Mathilde Boulesteix
Publié par : lequipe.fr

 
Les chiens qui retrouvent un corps ...,
une unité unique au monde



Le Springer anglais est l'un des chiens les plus efficaces pour la recherche des corps.
(Illustration) AFP - Source :
leparisien.fr

 
Les enquêteurs ont pu retrouver le corps de la petite fille grâce au flair des chiens de la gendarmerie.

Sans eux, le corps de .... n'aurait sans doute pas été retrouvé aussi vite mercredi, dans ce ravin pentu au dessus de Saint-Franc (Savoie) où le suspect du meurtre, a indiqué s’être débarrassé du cadavre après plus de cinq mois de silence. Eux, ce sont les chiens de recherches de restes de cadavres du Groupe national d'investigation cynophile de la gendarmerie (GNIC). Des animaux rompus à travailler dans toutes les conditions, même les plus difficiles. Ils sont un outil indispensable désormais pour les enquêteurs et les magistrats.

« Nous choisissons des chiens capables de travailler dans des ronciers, en broussailles, en forêt, en montagne ou sur des terrains pentus. Le principal critère est d'avoir une excellente condition physique pour ces chiens», résume l'adjudant-chef de gendarmerie, Michaël Jouniaux, le numéro deux de cette unité très particulière basée à Gramat (Lot).

Le Springer spaniel, arme imparable

«Nous ne sommes pas fixés sur une race en particulier. Nous avons eu des bergers malinois, des bergers allemands mais le Springer spaniel se révèle être excellent pour ces missions délicates», continue le sous-officier qui lors des sélections de chien privilégie les animaux «sociables et joueurs». Une particularité qui colle au caractère du springer spaniel, un chien dit «affectif».

Pour dresser ces chiens à retrouver ces restes humains, une seule solution pour les maîtres : le jeu et rien que le jeu. «Il n'y a que la matière qui change. On cache leur jouet dans toutes les conditions extérieures : les décharges, la montagne, les forêts, les endroits les plus inimaginables et on renouvelle les paramètres le plus souvent possible». Actuellement, le groupe dispose de dix chiens prêts à partir pour leur si délicate mission.

Des missions pour la Cour pénale internationale

Le Groupe national d'investigation cynophile (GNIC), c'est le graal du maître-chien. «C'est un métier de haute technicité et on confie ces chiens à des maîtres déjà très expérimentés et selectionnés. C'est notre bâton de maréchal», confie en souriant encore l'adjudant-chef sans entrer dans les détails de la formation très spécifique de ces chiens. Cette unité au savoir faire si particulier est unique. Elle participe notamment à des recherches de charniers à l'étranger et est souvent sollicitée par la Cour pénale internationale (CPI) lorsqu'il faut découvrir des fosses de personnes massacrées dans certains pays africains, ou encore lors de catastrophes naturelles comme le tsunami en Asie en 2003

Par : Jean-Marc Ducos
Publié par : leparisien.fr

Archéologie
 
Patrimoine : des chiens dressés pour la détection des antiquités pillées

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Formation d'un berger allemand à l'identification des odeurs, au Service central de l'identité judiciaire à Ecully (France).Crédits : Martin Bureau / AFP - Illustration source : sciencesetavenir.fr
 

Aux Etats-Unis, des chercheurs vont tenter une nouvelle expérience : entraîner des chiens à flairer des antiquités pillées.

formation de chien renifleur

Après la recherche de stupéfiants, d'explosifs ou de personnes ensevelies, des chiens de détection vont être mis à contribution dans la difficile filature... des objets d'art pillés !
Pour la première fois, les fins limiers seront spécialement dressés à identifier l'odeur des antiquités venues du Moyen-Orient et clandestinement entrées aux Etats-Unis.
L'expérience sera menée par des experts du Penn Museum de Philadelphie (Etats-Unis), à l'origine de cette idée novatrice comme le rapporte le quotidien américain The Daily Pennsylvanian, du 8 janvier 2018.
L'enjeu est de taille. Les spécialistes évaluent en effet entre 4,5 et 6 milliards de dollars le montant du marché mondial du trafic des objets volés, qualifiés aussi d'"antiquités du sang", car sévissant dans des zones en conflit comme la Syrie et l'Irak.

Comment distinguer la présence de tablettes d’argile babylonienne couvertes de textes cunéiformes, de céramiques millénaires ou de terres cuites et sculptures issues de fouilles archéologiques illégales, ou encore de pièces uniques comme les bustes provenant de la tombe d’Artaban de Palmyre volés en 2014 et 2015 au musée de Raqqa, en Syrie ?
C'est ce défi qu'a relevé le Penn Vet Working Dog Center (WDC) - qui dépend de la School of Veterinary Medicine (Ecole Vétérinaire) de la Penn University -,  associé au Red Arch Culture Heritage Law & Policy Research, un organisme à but non lucratif dédié à la protection des biens culturels. Grâce à un programme nommé « K-9 Artifacts Finders ».

 
 
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Quelques stèles funéraires provenant de la tombe d'Artaban (Palmyre), pillées au musée de Raqqa, entre 2014 et 2015. © Interpol
Illustration source :
sciencesetavenir.fr




Les chiens devraient ainsi apprendre à renifler la fragrance des vieilles pierres… après celle récente de l’ivoire, ou encore, comme le fait déjà un chiot de Weimar au musée de Boston (Etats-Unis) pour repérer celles des insectes et nuisibles susceptibles d'endommager les œuvres d'art !
Pour ce faire, les animaux seront entraînés grâce à des antiquités prélevées dans les imposantes collections du Penn Museum. Selon Cynthia Otto, directrice du WDC, quatre premiers chiens –à priori des labradors et des bergers allemands– devraient débuter prochainement cette préparation. Comme il n’est pas question de faire courir le moindre risque aux objets du prestigieux musée, ceux-ci seront enfermés dans des sacs hermétiques avec des boules de coton qui s’imprégneront de leur odeur. Ce sont elles qui seront soumises à l'odorat des chiens entraînés à effectuer leurs investigations sur le mode du jeu, avec une récompense pour chaque objet identifié. Si les résultats sont à hauteur des espérances, d’autres chiens pourraient être formés. Par la suite, les fonctionnaires des douanes américaines pourraient utiliser les méthodes développées pour le WDC afin de former leurs propres chiens.

Par Bernadette Arnaud
Publié par :
sciencesetavenir.fr
 

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